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 Once Upon A Time

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Rána
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MessageSujet: Once Upon A Time   Once Upon A Time EmptyMar 1 Oct - 20:10

« Once upon a Time »
OS feat Kuzaidia

Once Upon A Time Tumblr_inline_of68o7izkT1u7q625_500
Il s’était enfin décidé à rendre visite à Kuzaidia. Après des années d’ignorance, il était peut-être temps pour lui de découvrir la vérité, et d’apprendre qui il était réellement. Bien sûr, Fleck avait déjà donné à Rána quelques pistes, mais rien de très précis. C’était précisément lui qui lui avait conseillé d’aller trouver Kuzaidia, parce qu’elle serait plus en mesure que quiconque de lui raconter l’histoire de ses parents et, par extension, la sienne. Il ne savait que peu de choses : le nom de son père, celui de sa mère, et que les Pridelanders et les Jangowas étaient impliqués. Rien de plus. L’orphelin avait mis du temps à se décider, parce qu’il craignait de découvrir un passé trop lourd à porter. Sa mère avait été tuée, son père l’avait abandonné, cela n’avait rien d’une histoire classique comme vivait la plupart des lions. Et pourtant, il était prêt, désormais. Ce fut donc d’un pas un brin anxieux mais déterminé que le grand mâle se rendit jusqu’à la grotte de Kuzaidia.

Là, il la trouva en train de peindre une nouvelle fresque sur les murs déjà éclatants de couleurs. Posant ses yeux sur les innombrables illustrations, Rána pu y reconnaître certains évènements de la terre des lions dont il avait entendu parler ; ceux qui avait forgé l’histoire. La mandrill en était la mémoire, et quiconque venait ici ne pouvait ignorer le cycle de la vie. L’orphelin n’eut pas besoin de se présenter, la chaman entama d’elle-même la conversation : « Entre, Rána » Acceptant l’invitation de son interlocutrice, le lion pénétra dans l’immense caverne, et alla se poster non loin de Kuzaidia. Pendant quelque instants, cette dernière n’ajouta rien, continuant sa fresque comme s’il n’était pas là. Le jeune adulte supposa que c’était là une attitude volontaire, et s’assit au milieu de la grotte en contemplant les décors. L’esprit occupé, il laissa ses pensées déambuler au gré des images qu’il contemplait, ayant en tête que la mandrill viendrait à lui lorsqu’elle le jugerait opportun.

Les minutes s’égrenèrent sans que ni l’un ni l’autre ne brise le silence. Puis, enfin, Kuzaidia posa la noix qu’elle tenait dans la main et se retourna vers Rána : « Tu viens pour savoir, n’est-ce pas ? » Le grand mâle acquiesça silencieusement. Son désir de vérité n’était un secret pour personne sur Prideland, car plusieurs d’entre eux avaient fini par reconnaître les marques sur son visage, similaires à celles de leur ancienne camarade. De plus, son pelage si différent de ceux des enfants d’Ishana avait fini par révéler son statut d’orphelin, lui qui ne ressemblait en rien aux siens. Il était temps de comprendre désormais. « Suis-moi ». La mandrill sortit de la caverne, et alla s’installer un peu plus loin sur un rocher. Là, elle s’assit, et ajouta « Je peux te dire ce que je sais, mais je ne peux t’expliquer ce que j’ignore. Cela, il te faudra le trouver par toi-même ». Rána acquiesça une nouvelle fois – conscient de cela – et s’assit aux côtés de la chaman.

« Je n’ai jamais rencontré ton père. J’ai seulement croisé son frère quelques fois au pied du rocher. C’est par lui que j’ai appris qui il était. Ton père est né sur Prideland et y a passé une partie de son enfance. Malheureusement, une vieille querelle familiale a fait basculer les choses. Ton grand-oncle, jaloux que ta grand-mère ait choisit son frère, a décidé de punir ce dernier en lui enlevant un fils, ton père. Il l’a emmené dans le désert. » Rána resta songeur devant cet évènement familial qu’il ignorait. A dire vrai, il ne savait même pas que son père avait eu un frère, et fut quelque peu déçu de savoir qu’il n’était plus de ce monde. S’il avait pu le rencontrer, peut-être aurait-il pu lui parler d’Hatari. « Ton père a grandi dans le désert, mais ne s’y est jamais senti à sa place. Lorsque les Jangowas ont chassés les Mositus de l’oasis, Hatari s’est opposé à Chenko - le lieutenant de l’Empereur - parce qu’il n’était pas d’accord avec les ordres donnés. Pour la peine, il a été déclaré exilé et condamné à mourir. Il est parvenu à s’échapper. Cela, je le sais parce qu’Akili – l’Empereur – a envoyé une patrouille à sa recherche. Les clans savaient que quiconque l’aiderait subirait le joug des Jangowas, c’est pourquoi il a vécu en solitaire une longue partie de sa vie. »

Ainsi donc, les Jangowas était en partie responsable de ce qu’avait vécu Hatari. Rána peinait à imaginer la solitude que son père avait dû ressentir en étant exclu de son clan – bien qu’il ne se soit jamais senti Jangowas – mais également exclu des autres à cause de son statut. Il avait le cœur serré à l’idée d’imaginer son peur seul et abattu. Néanmoins, il y avait une chose qu’il ne comprenait pas : « Pourquoi n’est-il pas retourné sur Prideland ? » Kuzaidia lui sourit légèrement : « Il y est retourné, mais par désir de vengeance. Kifua avait raconté à ton père que tes grands-parents lui avaient demandé de l’emmener loin de Prideland car il était trop fragile par rapport à Usiku. Ton père a toujours conservé de la rancune contre lui, c’est pourquoi il est revenu sur Prideland. Kumpa lui a révélé la vérité, et lui a offert de se joindre à eux, mais ton père a refusé. » Pourquoi avoir refusé de rejoindre la seule famille qu’il lui restait ? Etait-il à ce point en colère contre Usiku et les siens ? Rána ne connaîtrait sans doute jamais les raisons qui avait poussé l’exilé à refuser l’offre de Kumpa, mais il ne pouvait s’empêcher d’y chercher une quelconque réponse.

« Pour autant, si Hatari n’est pas resté sur Prideland, son nom n’était pas inconnu aux oreilles de certains habitants du rocher. Ta mère, Safi, le connaissait depuis son enfance. Lorsqu’elle a à nouveau entendu parler de lui, elle a disparu pendant quelques temps. J’imagine qu’elle est partie à sa recherche, et qu’elle a dû le retrouver, puisque tu voyais le jour quelques mois plus tard. Tu étais déjà là lorsque je suis arrivée. Safi est restée sur Prideland quelques temps, avant de venir me trouver. C’est ce jour-là qu’elle m’a raconté. » Ainsi donc, il était le fruit d’une union secrète ? C’était donc la raison pour laquelle chacun le dévisageait au rocher, il portait les marques caractéristiques de sa mère mais personne n’avait jamais su. Ou du moins, certains avaient sans doute fait le lien, mais cette histoire semblait devoir rester tabou maintenant que Safi n’était plus. « Elle avait bien retrouvé Hatari après son passage sur Prideland. Le destin a décidé que ces retrouvailles te donneraient naissance. Ta mère est resté au rocher jusqu’à ce que tu sois suffisamment grand pour pouvoir la suivre, elle avait prévu d’aller retrouver ton père dès le début, mais souhaitait simplement assurer ta protection durant les premières semaines de ta vie. Elle savait que tu serais accueilli sans réserve sur Prideland, et que le clan te protègerait comme n’importe quel membre. Elle était sur le départ avec toi lorsqu’elle est venue me trouver. Je ne peux te dire quelles raisons l’ont poussées à venir me révéler ses secrets, j’imagine qu’elle souhaitait que quelqu’un sache d’où tu venais s’il lui arrivait quelque chose. »

Rána avait passé ses premiers mois sur Prideland, c’est pourquoi il avait eu cette impression de déjà vu en revenant au rocher après l’incendie d’Outland. Il y avait vu le jour et passé toutes ses premières semaines. Il était né Pridelander. « C’était la dernière fois que je la voyais. La suite de l’histoire, je n’ai pu que la supposer, car je n’ai jamais rencontré ton père non plus. J’ai trouvé sa dépouille un jour à la frontière de Prideland. Les marques qui ornaient son pelage laissaient à penser qu’il s’était battu. Peut-être les Jangowas l’avaient-ils retrouvé. »
La mandrill posa un regard empreint de douceur sur le jeune mâle, qui se sentait désemparé. Kuzaidia lui avait apporté beaucoup d’informations sur ses origines, mais elle ne pouvait répondre à sa principale interrogation. « Mais pourquoi m’a-t-il abandonné sur Outland ? » Il revoyait encore défiler les souvenirs de ce sombre jour, où tout avait pourtant bien commencé. Bien que son père n’est plus été le même depuis la mort de Safi, ils avaient continué leur route à deux, et il s’était bien occupé de lui. Pourtant, il l’avait emmené sur Outland, dans un lieu inconnu, et lui avait tourné le dos sans même un adieu. Le grand mâle se souvenait sans peine de la peur qui l’avait assailli lorsqu’il s’était retourné, et qu’il avait vu la silhouette de son père s’éloigner au loin. Il avait bien tenté de le rattraper, mais Ishana l’en avait empêché. Et ce jour-là, son monde s’était écroulé en même temps que tout le reste. Il n’avait pas compris, et ne comprenait toujours pas. « As-tu jamais posé la question à Ishana ? Il ne voulait que ton bien, et la mort de Safi lui avait brisé le cœur. Après tant d’efforts et de chagrin dans sa vie, il n’avait plus la force de continuer. Il t’aimait, tellement. Mais il était déjà parti le jour où ta mère s’est éteinte. Il souhaitait que tu grandisses en connaissant ce que lui n’avait jamais connu, une famille et un clan. »

Une larme roula sur la joue du grand mâle. Il n’était jamais réellement parvenu à se dire que son père ne l’aimait pas, pas après toutes les choses qu’il avait fait pour lui depuis le jour où ils s’étaient rencontrés, mais pourtant aujourd’hui il apprenait qu’Hatari avait préféré cesser de vivre plutôt que de continuer avec lui, et cela lui brisait le cœur. Ils auraient pu être heureux ; il aurait pu être encore à ses côtés si seulement il lui avait donné une chance de lui montrer qui il était. Si seulement il avait eu la chance de grandir sous la tutelle de sa mère, aussi. Car c’était ce sombre jour qui avait fait basculer son existence ; ce jour où, alors qu’il jouait tranquillement entre ses pattes, elle l’avait soudainement caché dans les buissons en lui soufflant de ne pas faire de bruit. « Ne bouge surtout pas d’ici, quoi qu’il arrive. » Quoi qu’il arrive. Il était trop jeune alors pour comprendre ce que cela signifiait. « Je t’aime, Rána ». Elle lui avait dit ces quelques mots avec tellement douceur et de calme dans les yeux qu’il n’avait songé que c’était là les derniers mots qu’il entendrait d’elle. Et puis ils étaient venus, le regard avide et les crocs dévoilés. Le petit lionceau qu’il était n’avait pu que se terrer au fond du terrier où il était caché en entendant les rugissements, recroquevillé de peur. Et puis la fureur avait laissé place au silence, et la nuit était tombée. Il avait attendu que Safi revienne, mais elle n’était jamais venue le chercher, et il n’avait plus osé sortir, trop terrifié par ce qu’il réalisait peu à peu.

Au cours de la nuit, Rána avait entendu du bruit, comme des sanglots, et le vent avait charrié une odeur familière pour lui. Alors il s’était décidé à sortir, malgré les ordres de sa mère. A petit pas, il s’était lentement approché du bruit. Et il les avait vu, tous les deux. Son père, en sanglot, et sa mère, allongée inerte sur le sol. Et malgré son jeune âge, il avait compris qu’elle ne reviendrait plus. Il avait voulu s’approcher pour se blottir entre les pattes de son père, désormais son seul repère, mais lorsqu’il s’était approché, Hatari s’était jeté vers lui en rugissant. Terrorisé, le petit lion s’était tapi sur le sol. Un instant, il avait cru que son père était fâché contre lui, mais l’instant d’après, il avait retrouvé la douceur de sa crinière. Alors, Rána s’était blotti entre les pattes de son père, et avait pleuré toutes les larmes que son petit corps pouvait contenir. « Ils les ont tués tous les deux ». Sa voix était pleine d’amertume tandis qu’il constatait la réalité. Les Jangowas avaient détruit une partie de sa vie. C’était leur faute si Safi était morte, et leur faute si Hatari l’avait laissé sur Outland. Ils lui avaient tout pris. « Ton père savait qu’ils le traqueraient sans relâche. Il a fait tout ce qu’il a pu pour vous protéger, et c’est sans doute pourquoi il t’a confié à Ishana. Tôt ou tard, il savait qu’ils le retrouveraient. » Les propos de Kuzaidia avaient beau être censés, ils n’en étaient pas moins difficiles à entendre. Et encore plus à accepter. « Mais pourquoi l’avoir cherché alors qu’il avait déjà quitté le désert ? Il ne leur causait plus de tort ! » La voix du grand mâle était pleine d’amertume devant tant d’incompréhension. Pourquoi ne l’avaient-ils pas tout simplement laissé vivre sa vie en dehors du désert, loin d’eux ? La mandrill toucha doucement l’épaule du grand mâle, avant de lui répondre d’une voix calme : « Les lions du désert ne laisse jamais un crime impuni, pas même au-delà de leurs frontières. Ton père avait bafoué les ordres d’un premier empereur, et défié un autre. Il avait également aidé les Mositus. En le laissant en vie, les Jangowas auraient permis que leur autorité soit bafouée en toute impunité. Ce n’est pas quelque chose qu’ils tolèrent. »
Les choses se mettaient peu à peu dans l’ordre pour l’orphelin, qui pouvait enfin se faire une idée de qui étaient réellement ses parents, et de ce qu’ils avaient vécu. En l’apprenant, il se sentait désormais un peu plus proche d’eux. Et de ses racines, car désormais il savait que Prideland avait toujours été sa maison, et le serait toujours ; plus qu’Outland ou que la Lande des Sans-Terre. Sa mère avait été une Pridelander tout ce qu’il y avait de plus ordinaire, une lionne fidèle aux siens, qui avait perdu la vie pour une histoire de vengeance. Son père avait été un exilé, banni du désert et pourchassé toute sa vie. Il avait fini par en payer le prix. Ça n’avait rien d’une histoire paisible, mais c’était la sienne désormais. Au fond, Rána savait désormais que son père ne l’avait pas abandonné par désintérêt, mais bien parce qu’il l’aimait, et souhaitait lui donner la chance de vivre une vie plus paisible que celle qu’il mènerait en tant qu’exilé.

Le regard de Kuzaidia se porta plus loin tandis qu’elle le laissait réfléchir à tout ce que cela impliquait. Pourtant, elle finit par élever à nouveau la voix, d’un ton paisible. « Ce qu’il s’est passé ne définit pas qui tu es, Rána. Ne laisse pas la rancœur t’aveugler. » Le grand mâle tourna les yeux vers l’horizon à son tour. Il n’était pas certain de la tournure qu’il voulait donner à sa vie, désormais. Il avait obtenu bien plus de réponse qu’il ne l’espérait, mais il ressentait encore le besoin de se sentir plus proche de ses parents qu’il ne l’était pour l’instant. Seul le temps saurait lui dire ce qu’il convenait de faire, car pour l’instant, il savait désormais qui il était. Il était Rána, fils d’Hatari et de Safi, fils d’exilé dont le sang portait à la fois le désert, Outland et Prideland.

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