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 Please don't bite me.

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MessageSujet: Please don't bite me.   Mer 16 Aoû - 17:38

Kutoa ... Kutoa ne savait plus où il en était. Il commençait à désespérer. Cela faisait des mois qu'il errait, tentait désespérément de rejoindre les Kulishas, en vain, et ses blessures l'empêchaient de chasser, le condamnant à survivre précairement de cadavres abandonnés. La graisse et les muscles qu'il avait amassés toutes ces années fondaient, comme neige au soleil, rendant ses os saillants. Ne pouvant plus compter sur son corps, Kutoa avait beaucoup réfléchi, daignant même de faire un peu d'introspection, et ses pensées revenaient toujours sur ce jour-là. Celui où il avait brutalement tué Hofu. À force de cogiter sur cet événement, l'ancien soldat ne pouvait s'empêcher de regretter, ne serait-ce qu'un peu, ses actions : si Niwata avait été vivante à ce moment-là, elle ne l'aurait jamais laissé tuer son meilleur ami. Ce qui était ... Évident. Pas besoin d'être un génie pour le comprendre.
Mais était-il vraiment "juste" un ami ?
Kutoa grogna à cette idée, s'étant de nouveau plongé dans ses réflexions. Voilà la raison pour laquelle il n'avait jamais apprécié le lion sombre. Finalement, le guerrier pouvait affirmer qu'il ne ressentait plus aucune culpabilité pour l'avoir mis à mort.

Le fil des pensées de Kutoa lui fit ensuite songer à son fils, Sayidi. Le soldat ne pouvait nier le fait qu'il avait définitivement fait une mauvaise première impression sur le lionceau. Toutefois, le guerrier ne parvenait pas à considérer la fuite du jeune comme une perte : si son odeur ne l'avait pas trahi, il aurait facile de le confondre pour une femelle. Et Kutoa n'appréciait pas cela. S'il avait un fils, ce serait un mâle, un vrai. Sayidi ne pouvait être son fils.

L'estomac du guerrier se fit alors entendre, et Kutoa soupira. Il n'était pas l'heure de contempler le passé. Son corps s'affaiblissait de jour en jour. Il se devait de trouver un autre moyen pour rejoindre les Kulishas, savoir où ils se trouvaient, avant qu'il ne fût trop tard pour lui d'entreprendre un voyage. Il avait bien tenté d'intercepter des oiseaux, mais ces satanés piafs refusaient de l'aider, sous prétexte que le soldat qu'il était ne respectait pas le cycle de la vie. Kutoa ne pouvait se permettre le risque de choisir une direction au hasard et de la suivre : et s'il allait dans le sens inverse à son but ? De toutes façons, son épaule et sa maigreur l'empêcheraient d'aller bien loin s'il n'avait pas la certitude d'arriver à l'endroit escompté. Le lion savait qu'il était plus sage d'attendre patiemment qu'une occasion se présentât.

Et l'occasion se présenta. Un oiseau, qui semblait venir d'un milieu tropical si ses souvenirs de la Jungle des Gorilles étaient bons, fit son apparition, volant relativement près du sol. Ce volatile ne pouvait être au courant des méfaits dont on accusait Kutoa, sans que ce fût forcément à tort. Le guerrier, qui élaborait déjà un plan dans son esprit, quitta l'ombre de l'arbre contre lequel il s'était reposé pour aborder l'oiseau, avec ce qu'il espérait être un visage ouvert et sympathique :

Kutoa : “ Eh, toi ! „


Le piaf sursauta en plein vol (une vision assez amusante), puis se tourna vers lion en vol stationnaire, avec un air effrayé qui écarquillait ses yeux comiquement :

Oiseau : “ Ou-Oui ? „


Kutoa s'approcha de lui en boitant légèrement, l'air misérable, avec l'idée de donner l'impression qu'il ne représentait pas un danger, et demanda d'une voix bien trop douce, presque mielleuse, avec des termes simples (sait-on jamais, les piafs ne sont pas réputés pour être des lumières) :

Kutoa : “ Voudrais-tu bien m'aider ? Vois-tu, je suis blessé et je meurs de faim. J'ai perdu ma famille, et j'aurais besoin de ton assistance pour les retrouver. „


Le volatile au plumage coloré sembla alors loucher sur ses cicatrices, bec-bé, puis déglutit bruyamment. Il jeta un coup d'œil derrière lui, puis sur le côté, comme s'il s'attendait à ce que quelqu'un vînt. La nervosité se lisait facilement sur son visage. Finalement, il prit une grande inspiration, piaillant dans un élan de courage :

Oiseau : “ J-Je n'ai qu'un seul chef, e-et ce n-n'est pas v-vous ! „


Kutoa fronça les sourcils à cette déclaration. Ce chef l'empêchait de retourner parmi les siens. Il fallait s'en débarrasser. Le guerrier ferma les yeux un instant, le temps de réfléchir à un plan. Une idée lui vint rapidement à l'esprit, mais il ignorait si elle fonctionnerait. Toutefois, la situation le demandait ; il devait tenter le tout pour le tout. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il eut la satisfaction de constater que le volatile n'avait pas bougé de sa position. Sans prévenir, Kutoa lui bondit dessus, puis l'assomma légèrement. Sans perdre une minute, le lion sablé prit délicatement l'oiseau dans la gueule, puis se dirigea vers une parcelle où la végétation était particulièrement florissante. Il s'y cacha, veillant à soigneusement éviter l'eau gluante des marécages qui se trouvait juste devant. Au bout de quelques minutes, le volatile se réveilla, et Kutoa s'empressa de lui expliquer son plan, gardant une griffe contre son gosier pour l'empêcher de s'enfuir.

Kutoa : “ Écoute-moi bien, le piaf. Je veux que tu appelles à l'aide ton fameux chef. Et quand il viendra ? Il s'embourbera dans les marécages. Et là ? Couic. Plus de chef. Et tu seras forcé de me rendre service. „


L'oiseau s'empressa alors d'acquiescer, tenant certainement plus à sa vie qu'à celle de son chef. Quel idiot. Kutoa avait besoin de lui, jamais il ne pourrait se permettre de le tuer. Dans tous les cas, une petite pression de sa griffe sur le cou fragile du volatile suffit à le faire crier.
Tout selon le plan ...

HRP:
 

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MessageSujet: Re: Please don't bite me.   Jeu 31 Aoû - 14:45




« Please, don't bite me. »


« Amon ! Où est passé ton petit frère ?!
Mademoiselle, eh bien, je, je …
Vous parlez de la tapette ? Je l'ai pas vu non plus ! Wesh alors, j'espère qu'il s'est fait bouffer par un serpent !! C'est hyper badass, un serpent !
Asanichou ! Cesse de parler ainsi, tu emploies vraiment de vilains mots !!! »

Le regard d'Adana se fit plus sombre que jamais. Alors que ses trois joyeux compagnons, Amon, Asani et Imani prolongeaient le débat en parlant de leur pauvre petit frère, le petit Kito, la lionne sombre se fit violence et essaya de prendre du recul, garder son sang-froid, et retrouver le petit volatile perdu avant que d'autres malheureux événements ne s'enchaînent. Peu après avoir quitté Heshima et Vita dans une grotte où ils y avaient élu domicile temporairement afin de pouvoir se reposer avant de repartir en voyage, la fille d'Athar fila dans la Lande, libre comme le vent, avec la sérieuse impression d'être aussi légère qu'une plume et aussi vive qu'une flèche s'apprêtant à se planter dans sa cible avec victoire. Amon, son plus fidèle bras-droit, tenta tant bien que mal de la rattraper, semant au passage son frère vulgaire et sa sœur trop enquiquinante dont les cris poussés résonnaient malheureusement sur ces terres abandonnées. Adana ne fit nullement attention à son bras-droit, trop occupée à fuir le bruit pour un silence bien mérité. Comment pourrait-elle réfléchir et retrouver Kito en supportant ses oiseaux geindre à longueur de journées ? Amon se jeta désespérément sur l'épaule de sa maîtresse tant qu'il le pouvait encore, tandis que cette dernière abandonnait la course pour le trot, puis le trot pour la marche rapide. La Mositu sentit le poids de son compagnon lui retomber sur l'épaule, et tourna la tête vers lui, à la fois anxieuse et agacée.

« Ton frère aurait dû revenir depuis bien longtemps ! Comment vais-je faire, désormais ? Je croyais pourtant lui avoir bien fait rentrer dans le crâne qu'il devait JUSTE se nourrir puis rejoindre le groupe dans le grotte ! » grogna-t-elle en balayant ensuite la clairière vidée de toute chaleur animale. « Nous sommes censés reprendre la route bientôt. J'espère qu'il va vite nous revenir.
Veuillez me pardonner l'attitude de mon jeune frère, Mademoiselle. Kito est un mâle très peureux et méfiant. Il doit sûrement s'être perdu dans la Lande ou avoir rencontré un prédateur entre-temps. Couard qu'il est, je suis presque assuré de le revoir caché dans les branches d'un arbre ! » commenta Amon avec un petit sourire embarrassé, presque malheureux au vu de la colère de sa maîtresse. Il enchaîna d'une voix plus douce : « Où pourrait-il bien se trouver ? La Lande n'est pas aussi grande qu'elle semble le prétendre ... »

Une étincelle s'alluma dans les prunelles dorées de la brune. Elle redressa les oreilles, avant de jeter un œil, au loin, au plus grand baobab de la Lande se tenant à l'horizon, aussi susceptible d'être l'un des seuls parmi ses semblables à abriter son quatrième compagnon. Son regard coula ensuite en direction d'un endroit plus brumeux, plus dangereux, plus mystérieux : les marécages. Elle n'avait jamais mis les pattes là-bas, faute de temps et pressée de découvrir Prideland et ses terres recouvertes d'or.

« Je pourrais avertir Monsieur Vita et Mademoiselle Heshima que Mademoiselle va devoir retarder le programme convenu pour retrouver mon jeune frère, si Mademoiselle le désire ... » glissa Amon à son oreille la plus proche. Adana parût songeuse quelques instants.
« Je sais ce que tu vas faire. Écoute moi bien. Retourne à la grotte et préviens Vita et Heshima que je suis partie chercher ton frère. Rappelle à l'ordre Asani et Imani et dis-leur de te suivre jusqu'ici. Après quoi, vous vous séparerez et fouillerez la Lande. Rappelle-leur de rester prudents, de ne pas rester à la hauteur des prédateurs et de retourner à la grotte dès qu'ils ont vu quelque chose ou que la situation se gâte. Et quand je dis dès qu'ils ont vu quelque chose, je ne parle pas de la petite feuille morte qui va malencontreusement s'envoler au moindre coup de vent ou bien ce suricate stupide qui va creuser des trous partout ! C'est compris ? Je sais que vous avez plus de courage que Kito et que vous ne vous mettrez pas dans le pétrin pour rien.
Je ne désire point contredire Mademoiselle mais insinuer qu'Asani ne se trouvera pas des ennuis est une pensée bien innocente …
Hmm. C'est vrai, tu as raison. Dans ce cas, demande de l'aide à Heshima pour vos recherches.
Monsieur Vita n'y est pas invité ?
Heshima conviendra. »

L'oiseau ouvrit la bouche pour protester, étonné, mais se ravisa au dernier instant.

« Et vous, où vous situerez vous pendant ce temps-là ?
Je vais m'aventurer près des marécages.
Pourquoi diable mon frère se trouverait-il là-bas ? Cet endroit n'est pas très rassurant, si je puis imposer mon avis, Mademoiselle.
Je n'ai jamais mis les pattes là-bas. J'en profiterais pour me faire d'eux ma propre idée. Ça ne coûte rien d'essayer, non ? Dès que tu as rasé la Lande, rejoins-moi rapidement aux marécages ! »

Amon ne semblait pas bien convaincu. Il hocha doucement la tête, par respect envers sa maîtresse, avant de battre des ailes.

« Que Mademoiselle se préserve des multiples dangers du marécage. Sa sécurité prime sur une supposition concernant Kito.
Mademoiselle fera le nécessaire. » conclut l'intéressée d'une voix un peu moqueuse sur les bords. Sans attendre son reste, la féline sombre fila tout droit vers le lieu dont la vantardise la plus louable était bien d'attiser sa curiosité et l'appâter jusqu'à lui. Au fil de ses pas pressés et ses nombreuses pensées s'entrechoquent dans son esprit, la brunette s'avoua curieuse de découvrir les marécages de la Lande, qu'elle n'avait jamais foulée jusque alors. Des picotements excités prirent le contrôle de ses pattes et son cœur, jadis si angoissé, rythma ses battements à une hymne nouvelle : celle de la découverte. Elle doutait sérieusement de la présence de Kito là-bas, peureux qu'il était. Mais la tentation était forte, et la voyageuse voulait savoir si les dangers de ce nouveau Monde étaient aussi saisissants que ceux ayant depuis toujours alimenté son enfance et son adolescence en surprises et en inquiétudes. Vita avait-il vu juste dans ses récits concernant la Terre des Lions ? Elle était prête à survivre aux lions, aux prédateurs, aux maladies et tout se catégorisant de néfaste dans le simple but de se prouver à elle-même qu'elle était une battante et qu'elle survivrait à tout. Cinq jours de survie seulement, hein ? Le rouge allait voir ce qu'il allait voir …

Son museau se fronça au moment même où l'odeur des marais lui parvenait aux narines. Tenace, présente et indésirable, voilà que découvrir de nouveaux parfums et les assimiler à des choses lui serait plus compliqués que prévu. Adana plissa légèrement les yeux, caressant de ses mirettes orageuses la terre pâteuse, l'eau sombre, salée et limpide, ces points d'eaux empoisonnées constellant le milieu avec tant de répugnance, ces nombreuses végétations bordant ceux-ci et trompant l’œil à celui qui manquait cruellement de prudence. Super. Ces marécages avaient au moins le mérite d'avoir un point de vue dégagé sur le ciel ; Amon la retrouverait donc vite et elle aurait une chance de ne pas se croire dans un labyrinthe. Progressant prudemment sur la route, évitant de se prendre les pattes dans les lianes, prenant congé de sa truffe et balayant curieusement l'horizon dans l'espoir d'y trouver quelque chose d'intéressant à découvrir, la lionne ne s'attendit pas de sitôt à percevoir, bien qu'étouffé, le bruit d'un petit animal caché dans les hautes herbes. La chasseresse écarquilla légèrement les yeux, surprise : elle avait donc de la compagnie ? Ses oreilles se dressèrent, attirées par le bruit n'ayant de cesse de se reproduire et de lui signifier la véracité de cette nouvelle information dans son esprit. Elle ne rêvait donc pas. Il y avait bien quelqu'un ici. Malheureusement, elle était encore trop éloignée de sa position pour reconnaître la personne à qui elle avait affaire. Alors, sans plus attendre, fidèle à elle-même, la brunette partit à sa rencontre. Elle progressa dans sa marche, pressant un peu le pas, quoique tout de même méfiante des alentours. Elle ne voulait pas trébucher si bêtement dans la végétation et se blesser pour le plaisir d'une voix qui lui ferait probablement perdre son temps. Le bruit se répéta, les cris de l'animal se montrèrent de plus en plus généreux : avec surprise, elle finit par se rendre compte qu'il s'agissait là des cris de Kito, son volatile craintif et lâche. Elle reconnaissait sa voix douce et angoissée, tout l'inverse de celle, grave, d'Asani qui ne parlait que pour déblatérer des idioties et faire le rebelle.

« Kito ? » appela-t-elle étonnamment, ralentissant le pas au fur et à mesure de sa progression. La voix était de plus en plus audible, cela voulait assurément dire que son accompagnateur se trouvait là, quelque part, non loin d'elle.
Elle arriva finalement tout proche d'une zone particulièrement boueuse. Une grimace s'afficha sur sa mine audacieuse lorsqu'elle sentit ses pattes s'enfoncer légèrement dans la terre.

« Kito ? »
« A-A L'AIDE ! »

Son regard se perdit dans la végétation dense qui n'était plus qu'à une longueur de queue d'elle. Surprise, la femelle tendit ses muscles et plissa les yeux. Le bout de sa queue s'agita doucement, alors qu'elle prononçait une simple parole et qui, pourtant, lui coûterait bien plus qu'elle ne l'imaginait alors.

« Kito ? Qu'est-ce que tu fais-là ? Montre-toi ! »

S'était-il coincé dans la végétation ? Elle attendait étrangement une réponse précise sur la question.





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MessageSujet: Re: Please don't bite me.   Sam 16 Sep - 14:26

Une voix féminine se fit alors entendre, et au vu de l’expression qui se dessina aussitôt sur le visage de l’oiseau, Kutoa devina qu’il s’agissait de ce fameux chef, et que ce dernier était en fait une lionne. Aussi, l’exilé apprit par le biais de celle-ci que ce volatile avait un nom : Kito. Eh, ce dernier était assez du proche du sien. Kutoa appréciait un peu plus le piaf pour cela, et se fit une note mentale de bien le traiter lorsqu’ils partiraient pour rejoindre les Kulishas.

Puis la lionne se rapprocha davantage, encore et encore, Kutoa pouvait l’entendre. Il pouvait sentir l’excitation monter en lui par une poussée d’adrénaline, ses muscles tressaillir à l’idée d’enfin être utilisés. Sa mâchoire se serrait et se desserrait sans arrêt, comme si la chair de la lionne se trouvait déjà sous ses crocs, prête à être déchiquetée. Honnêtement ? Kutoa mourrait tellement de faim qu’il serait prêt à manger du lion. Peut-être qu’elle serait sa première proie du genre.

Le guerrier dressa davantage ses oreilles lorsque de légers bruits de sucions, caractéristiques de pattes s’enfonçant dans le sol mou des marécages, commença à remplir l’air. Ah, son plan prenait forme. Il n’avait plus qu’à espérer qu’il n’échouerait pas. Une erreur était si vite commise, après tout. Cependant, était-il réellement nécessaire de tuer cette lionne ? Peut-être que leur faire un peu peur, à elle et le piaf, suffirait ? Après tout, il ne voudrait pas se retrouver avec tout un clan avide de vengeance sur le dos. Oui. Sa décision était prise.

Kutoa risqua alors un coup d’œil au travers des fourrés, découvrant une Mositu, à n’en pas douter. Elle était brune, mais d'un brun fort différent de celui de Ladha. Bref, trop foncé pour lui. Pas qu'il avait trouvé Ladha jolie de toutes les façons. Et cette inconnue se différenciait également par des yeux dorés, comme il n'en avait jamais vu. Peut-être devrait-il essayer de les crever. Il s’était juste promis de ne pas la tuer, après tout.

??? : “ Kito ? Qu'est-ce que tu fais-là ? Montre-toi ! „


Un rictus mauvais se forma sur les babines de Kutoa. Elle aurait une bien mauvaise surprise ! Il se ramassa alors sur lui-même, prenant appui sur toutes ses pattes sauf celle de son épaule blessée, et bondit hors des fourrés, atterrissant sur la lionne et l'aplatissant dans la boue. Ce fut compliqué, mais il parvint à rester hors de l’eau gluante en se servant de la Mositu comme d’une pierre, jouant sur l’effet de surprise. Alors qu’elle sortait la tête de l’eau pour respirer, ne cessant de se débattre, Kutoa posa une de ses pattes sur le crâne de la lionne et l’immergea. Peut-être pourrait-il la noyer. Ce pourrait facilement passer pour un accident.

Elle se débattit encore davantage à cela, évidemment, et le guerrier sentait qu’il commençait à perdre l’équilibre. Il décida donc de la mordre, tomba sur une oreille, n’hésita pas une seconde. La lionne rugit de douleur à cela, parvenant à vaguement sortir la tête du marécage pour cela. Face à toute cette agitation, Kutoa fut forcé de planter ses griffes encore plus profondément dans le dos de la Mositu.

Puis, soudainement, elle cessa de se débattre. Était-ce déjà fini ? Elle n’aurait pas tenu longtemps. Enfin, il n’allait pas s’en plaindre : il commençait justement à fatiguer. Soulagé, Kutoa bondit sur la berge et rejoignit les fourrés, où l’oiseau se trouvait, tétanisé. Un nouveau rictus se forma sur les babines de l’exilé lorsqu’il déclara d’un ton moqueur :

Kutoa : “ Eh, ton chef n’a pas tenu longtemps. Enfin, le plus important, c’est que maintenant, tu seras obligé de m’obéir. Tu n’as plus d’excuses, le piaf. „


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MessageSujet: Re: Please don't bite me.   Dim 17 Sep - 14:04




« Please, don't bite me. »


La méfiance de la Mositu afflua. Les cris de son volatile cessèrent, alors qu'elle était si prête du but. Pourquoi ne disait-il plus rien ? Ce n'était pas son genre, Kito aurait continué à hurler jusqu'à qu'elle aille directement le chercher dans son piège. Ses oreilles se redressèrent légèrement, en quête de bruits ou d'indices. Ses mirettes continuèrent de détailler le buisson avec une attention particulière, presque froide. Elle espérait que ce n'était pas un coup perpétré par son volatile sous harcèlement moral de son propre frère, Asani. Ils prendraient tellement chers tous les deux si tel était le cas …

D'un bond, une masse surgit des fourrés et se jeta brusquement sur la femelle. Sur le qui-vive, écrasée par son poids, la voyageuse poussa un petit gémissement surpris, rapidement dominé par le grondement qu'elle échappa en signe de colère. La boue et la terre se mêlèrent à son pelage plus vite qu'elle ne l'aurait cru. Le poids de son assaillant était si présent, si handicapant qu'elle ne put se retirer ou le rejeter. Seules ses griffes pourraient lui apprendre à ne pas se jeter sur les gens comme ça. Seulement, après avoir retrouvé ses esprits, la féline examina enfin son adversaire, d'un coup d’œil rapide. Contrairement à ce qu'elle aurait pensé, il n'était pas si lourd, maintenant que ses yeux distinguaient la maigreur sur ses os et son corps couturé de cicatrices et autres blessures oubliées par le Temps. C'était un mâle bien plus vieux qu'elle, au pelage sablé prêtant selon la luminosité au gris, dont la tête était couronnée d'un épais manteau roux mise en valeur par sa truffe rouge sombre et ses yeux bleus océaniques. Aussi vifs et perçants que ceux d'Heshima. Elle remarqua notamment une jolie cicatrice sur son épaule, probablement douloureuse si on la rouvrait. Elle n'aurait pas aimé en porter une. Adana voulut lui crier de dégager, mais ce nouveau venu appuya sur son corps pour éviter de rentrer davantage en contact avec la boue. Sa vue se brouilla, l’oxygène mourut et une vague d'eau vaseuse et dégoûtante envahit son visage. Elle tenta d'ouvrir les yeux mais l'eau du marais les lui piqua. Elle avait très mal aux mirettes. Ne parlons pas de ses narines et de sa bouche : elle n'arrivait pas à respirer ou à crier sans avaler de l'eau et s'empoisonner les poumons. La lionne, dans l'urgence de la situation, continua de se débattre tout en essayant de blesser le plus possible celui qui la maintenait sous l'eau. Ses pensées étaient comme effacées, sa réflexion morte, elle ne se posait plus des questions comme : pourquoi l'attaquait-il ? Qui était-il ? Comment faire pour s'en sortir ? L'instinct prenait le dessus sur son audace enflammée. L'air commença à lui manquer. Elle désespérait. Elle allait mourir, là, tout de suite.

Par chance, elle parvint à ressortir la tête de l'eau et toussoter, les voies respiratoires en feu. Ses yeux étaient fermés. Il lui était impossible de prononcer un mot sans avoir l'envie incontrôlable de tousser. Elle sentit sur son crâne une patte la ramener sous l'eau, ce qui l'angoissa encore plus. Son cœur se mit à battre, très vite. Suis-je terminée ? La seule phrase étant dans la mesure de s'ancrer dans sa tête. Ses pattes se démenaient mais ne parvenaient pas à la secourir. Calme-toi, calme-toi. Elle savait qu'elle allait mourir. En était-elle indignée ? Allait-elle cracher sur le Monde une dernière fois ? Son corps se fatiguait. Elle eut alors le temps de réfléchir, quelques minutes avant de sombrer dans les ténèbres, car au fond, c'était la seule chose qui lui restait. Que faire ? La morsure sur son oreille blessée la ramena quelques instants à la réalité : elle n'était pas encore morte. Sa tête ressortit de l'eau, le sang dégoulinait de son épaule trempée. Elle rugit de colère, bien que son rugissement était irrité et donc peu fort. Sa toux reprit. Son assassin lui laissait des moments d'incompréhension comme celui-ci car il s'affairait sur autre chose et ne pouvait donc pas la maintenir sous l'eau en même temps. Elle cligna les yeux plusieurs fois, avant que des griffes aiguisées ne s'enfoncent dans son dos et lui arrache un cri de douleur. C'était vraiment douloureux. Elle espérait que personne ne se trouvait aux alentours, même si pour cela elle devait faire ses adieux à la vie. La fille de Kimiria ne voulait pas qu'Heshima ou quelqu'un d'autre garde en tête qu'elle avait un jour cédé à la douleur et au désespoir. Elle n'aimait pas montrer ses sentiments, et encore plus ses faiblesses. Sa tête replongea dans l'eau vaseuse. Réflexion faite, pas besoin de s'inquiéter : personne ne lui sauverait la vie. Elle retenta un dernier mouvement pour se dégager mais celui-ci fut voué à l'échec. L'air commençant donc à lui manquer, la lionne finit par cesser de bouger, préférant placer le restant de son énergie dans sa réflexion. Elle devait réfléchir à un moyen de se sauver. Récapitulons : Son ennemi était plus lourd qu'elle. Ses mouvements et son corps ne pouvaient donc contrer cela et le pousser d'eux-mêmes. Devait-elle alors cesser de se fatiguer pour un rien et le laisser décider de lui-même ? Cette idée la répugnait et était dangereuse, mais elle ne pouvait pas elle-même changer de condition. Elle allait devoir … attendre. Lui donner l'envie de se retirer. Si elle ne pouvait pas se sauver, alors quelqu'un d'autre le ferait.

Malgré le manque d'oxygène, Adana essaya de se garder en vie, ne pas sombrer dans le sommeil éternel, laisser son esprit actif et sa réflexion vivante le temps que quelque chose change. Elle ne sut si c'était un miracle, une hallucination provoquée par la Mort ou l'épuisement ou autres, mais le poids du mâle s'allégea. Hallucinait-elle, ou elle était désormais en mesure de se relever ? Je dois être morte, c'est pour ça … songea-t-elle avec dégoût. Ses membres, épuisés, eurent du mal à la faire tenir debout mais elle réussit à sortir la tête de l'eau avec difficulté. Elle toussa, cligna les yeux plusieurs fois, l'oreille en sang, le dos brûlant. Pourquoi avait-elle encore mal si elle était morte ? Ses prunelles dorées, bien qu'irritées, filtrèrent la lumière du jour et les alentours. Les marais l'encerclaient. Une silhouette s'éloignait dans le lointain. La rousseur de sa crinière lui permit de reconnaître son meurtrier un peu plus loin. Ses pattes étaient enfoncées dans la boue mais, même si elle savait qu'elle pourrait se tordre quelque chose en se comportant ainsi, l'aventurière porta tout son poids sur le côté, sur la rive. La terre accueillit son corps trempé et elle retira une à une et délicatement ses pattes piégées, prenant soin de ne pas se noyer une fois de plus. Dans la Jungle, il y avait des marais. Ce n'était pas une nouveauté.

« ... maintenant tu seras obligé de m'obéir. Tu n'as plus d'excuses, le piaf. »

Le son de la voix la fit tiquer. Elle était toute proche. Adana posa son regard vers les fourrés, son agresseur parlait à Kito. Ce dernier, terrorisé, coula un indiscret regard en direction de sa maîtresse. Elle n'attendit pas plus. S'il se retournait, il la verrait et terminerait le travail. Elle était épuisée, blessée, mais elle allait devoir fournir un dernier effort avant de mourir une seconde fois.
Dans un dernier grondement rageur, elle fondit sur lui, ciblant principalement la cicatrice plutôt visible qui décorait l'une de ses épaules, attaquant son ennemi de dos. Alors qu'elle plantait ses griffes dans sa blessure de guerre et glissait maladroitement au sol – la fatigue l'avait empêché de trouver un bon équilibre sur son dos alors, emportée par le coup, elle glissa sur le côté, là où se trouvait son épaule blessée – avant de plonger ses crocs dans ce même membre, pour éviter de retomber complètement à terre. Elle força sur ses mâchoires, désireuse de sentir le sang s'échouer ses babines brunes. Elle savait qu'elle allait mourir, elle savait qu'elle avait été piètre joueuse dans ce jeu d'échecs entre la Vie et la Mort. Mais, si elle acceptait la mort, elle ne pouvait néanmoins se résoudre à partir sans laisser un dernier cadeau à ce lion inconnu. Il allait souffrir, et regretter son acte.





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