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 La fin d'une histoire, la fin d'une époque (Fahari, Soto, puis Dhala)

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MessageSujet: La fin d'une histoire, la fin d'une époque (Fahari, Soto, puis Dhala)   Lun 10 Juil - 23:18

HRP:
 



L'âge me rattrapait, finalement. Il se faisait attendre, je pensais même pouvoir tenir encore une bonne année, mais la raideur de mes membres ne trompait pas : je n'étais finalement pas éternel, ainsi que toute forme de vie. J'ai été jeune, dans le désert, puis vers mes quatre ans, j'arrivai ici, à Outland, où je me fis une place, me battis pour un clan, devins le plus fidèle conseiller d'une reine, fondai une famille, me battis pour la liberté, et tant d'autres choses. J'avais finalement plutôt bien vécu, malgré certains malheurs. Malgré les blessures, les discordes, un parricide, je tenais toujours miraculeusement sur mes quatre pattes. Je voyais mes enfants grandir, Dhalahi, Daeni et Dahaan. Mes perles. Je les aimais tant et plus chaque jour qui voyait mon départ approcher. Je me savais pas encore fini, mais je voyais aussi que j'allais désormais passer le plus clair de mon temps à dépérir sous leurs yeux emplis d'amour et de pitié, et je souhaitais presque mourir tout de suite pour qu'ils n'aient pas à supporter tant de décrépitude de la part de leur jadis si robuste père, leur modèle.

Cela dit, au moins pouvais-je aspirer à une fin plus fière que celle de ma tendre Valaka. Ma soeur...Je la pleurais encore souvent, bien trop à mon goût depuis le temps, mais elle me manquait. Et Jango qui s'était lancé à la recherche de Fahari, désespérément, pour tenter de le raisonner, et lui apprendre que sa mère, la seule personne qui lui était chère, était morte à cause de lui. Quant à moi, je ne savais trop que faire d'eux ; Fahari introuvable, Jango volatilisé une seconde fois..Que pouvais-je faire ? Je n'avais déjà plus la force d'entreprendre un voyage diplomatique jusque Freeland, alors une course poursuite à travers la Terre des Lions voire au-delà, ce n'était pas le moins du monde envisageable. Ma robustesse, et par conséquent ma fierté, étaient toutes deux mises à rude épreuve.

Cependant, un acte final était encore à jouer, avant que je n'obtienne le droit d'être accueillis par les trompettes de l'Au-Delà, à la condition que les Grands Esprits m'en donnent la permission.

Un matin, où je fus encore une fois le premier levé pour causes d'insomnies, je me mis en tête d'aller faire un tour du côté des plaines volcaniques, sur le territoire des hyènes. Je me savais suffisamment discret pour ne pas attirer l'attention, puis il ne me semblait pas que nous étions en tensions avec les hyènes, ce qui me permettait de me déplacer assez sereinement.

Je me rendais ici car j'avais entendu parler de la reprise lente d'activité de la région volcanique, ce qui en inquiétait plus d'un. Voulant vérifier par moi-même ces rumeurs répandues par de simples voyageurs, pour terroriser les lionceaux le soir. En effet, la zone paraissait paisible, et rien ne me poussait à croire que quoi que ce soit fut anormal.

Rien d'anormal ? Laissez-moi me corriger s'il vous plaît...deux odeurs bien connues de mes nasaux étaient présentes, et pour le coup, elles n'annonçaient rien de bon..

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MessageSujet: Re: La fin d'une histoire, la fin d'une époque (Fahari, Soto, puis Dhala)   Jeu 27 Juil - 11:58

Soto et Fahari s’étaient attelés à la nouvelle tâche donnée par Hourasi officiellement, dès le levée du jour. C’était sans doute la première initiative des Outlanders exilés depuis leur arrivée au Royaume Marozis, enfin un geste qui n’attendait plus Mopango. Et ce n'était que le début, car définitivement, Soto n'allait plus l'attendre. Et si cette initiative ne lui plaisait pas malgré tout, c'est donc avec Hourasi qu'il s'expliquerait. Et cela n'était pas plus mal.

Qui aurait cru que le duo se retrouveraient de nouveau, et surtout seuls, sur le territoire des hyènes ? Ce matin, ils partirent tôt du Royaume Marozis, pour se rendre à Outland et commencer à affaiblir pour de bon l’empire de Tahani. Qui allaient-ils trouver aux frontières, seul et surtout, intéressant à prendre comme proie ? Oh, Soto espérait fort régler ses comptes pour de bon avec Rhellaya, il était curieux de voir si elle tiendrait les mêmes discours devant lui que lorsqu'il était adolescent. Fahari, lui, n’attendait que de revoir son oncle. Le couple avait toujours été au centre de leurs préoccupations lorsqu'ils étaient plus jeunes, et de manière secondaire, leurs enfants.

Et viendront après eux les autres.

Lorsqu’ils arrivèrent aux frontières des terres pauvres, ils se posèrent à distance afin de surveiller les venues. Ils n’eurent pas à attendre longtemps, car bien rapidement se profila à l’horizon le profil de Chombo Hiki. Ce dernier, à l'étonnement des deux adultes, dépassa les frontières Outlander pour continuer sa route.

-C’est étrange, on dirait qu’il s’en va d’Outland ?

-Alors on le suit.

Mais où allait-il ainsi ? Les deux adultes avaient décidés de ne pas l’attaquer et d’attendre que le vieux lion s’éloigne d’avantage, afin d’être isolé au mieux. Mais finalement, ils regrettèrent vite leur choix quand ils s’aperçuent une dizaine de minutes plus tard qu’il pénétrait dans...le territoire des hyènes. Pourquoi Chombo allait-ils chez ces chiennes enragées ? Ne savait-il rien des conflits récents qui ont opposés hyènes et lions ici même ? Le chemin qu’il prenait posait problème à Soto et Fahari, forcément. Il y avait un fort risque de se faire déranger par les habitantes de la Terre rapidement, trop rapidement. S’ils se faisaient prendre là-bas, est-ce qu’ils en ressortiraient ? leur tête n’était pas inconnu et rare étaient les hyènes à ne pas s’en souvenir. La solution était limpide, il fallait empêcher Chombo de s’enfoncer dans l’endroit.

Ainsi les deux lions s’accordèrent pour le coincer sur son chemin, ils le suivirent en empruntant un chemin plus en hauteur, qui longeait celui du lion Outlander. Seul une haute pente les séparaient. Lui tomber dessus par surprise aurait été une idée qui avait eu la qualité d’être avantageuse et rapide sur le déroulement du plan, mais malheureusement, après un léger temps de marche et de traque, Chombo huma enfin l’odeur de leur présence.

L’effet de Surprise était loupé. Ainsi, Fahari décida d’interpeller son oncle en premier.

-Te rendre chez les hyènes dans ton état Tonton, ce n’est pas raisonnable. Elles sont en colère contre les lions depuis notre passage ici, tu sais ?

Le Jangowas attendit que son oncle daigne à lever la tête pour l’apercevoir, lui et le fils de la Foudre.

-Tu m’as manqué, depuis tout ce temps ! Affirma Fahari d’un sourire ironique. Il tourna ensuite la tête vers Soto, à ses côtés. À toi aussi il t’as manqué, pas vrai  ?

-Disons que… sa compagne me manque d’avantage. Comment va Rhellaya ?

La situation ne semblait pas l’amuser autant que Fahari. Peut-être était-il déçu de l’endroit où ils l’avaient arrêtés, et du fait de l’absence de la femelle. Mais de toute manière, il n'avait jamais montré la même enthousiasme que lui. Par moment, ils étaient le jour et la nuit.

-Le temps semble avoir fait son oeuvre. Ajouta t-il, contemplant le vieux Bras-Droit du haut de son piedestal. La solution est finalement juste un peu de patience. Tu savais que depuis que le clan s'est déchiré, c'était loin d'être terminé, n'est-ce pas ?

Et oui. Les adultes avaient vieilli, et les enfants avaient grandis. Car ainsi allait la vie. Et tout le monde savait qui cela arrangerait le mieux. Qui le temps avait favorisé et non dénigré. Les nouvelles générations finissaient toujours par avoir le dessus sur les anciennes, d'une manière ou d'une autre. Naturelle ou précipitée.

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MessageSujet: Re: La fin d'une histoire, la fin d'une époque (Fahari, Soto, puis Dhala)   Dim 30 Juil - 21:50

/!\ Ce Rp comporte quelques grossièretés pouvant heurter la sensibilité de ceux qui prétendent ne pas en employer dans les cours de récrés.




- Te rendre chez les hyènes dans ton état Tonton, ce n’est pas raisonnable. Elles sont en colère contre les lions depuis notre passage ici, tu sais ?

J'avais raison. Il était là, et il était grand temps que nous réglions nos comptes, lui et moi. L'ennui étant qu'il fallait se débarrasser du parasite qu'était Soto, qui avait pourri l'esprit de Fahari et donc conduit à sa perversion. Et comment m'en débarrasser ? L'âge ne jouait pas en ma faveur, pas plus que le nombre. L'expérience me serait sans doute pas vraiment d'un grand secours. Conclusion : j'étais condamné s'ils engageaient le combat.

- Tu m’as manqué, depuis tout ce temps ! À toi aussi il t’as manqué, pas vrai  ?

- Disons que… sa compagne me manque d’avantage. Comment va Rhellaya ?

L'arrogance des jeunes n'avait donc pas d'égal, désormais. Ils avaient grandis, et donc se voyaient déjà victorieux. Oh, vous le serez mes cocos, mais attendez de voir comment le vieux que je suis est encore capable de vous coller une rouste assez honteuse pour deux jeunes adultes emplis d'orgueil.

- Le temps semble avoir fait son oeuvre. La solution est finalement juste un peu de patience. Tu savais que depuis que le clan s'est déchiré, c'était loin d'être terminé, n'est-ce pas ?

- Bien sûr que je le sais, rétorquai-je d'un ton dédaigneux, ne me retournant même pas vers eux, pour les provoquer un peu, ce n'est pas parce que je prends de l'âge que j'en deviens amnésique.

Ensuite seulement, après avoir craché au sol, je me retournais, me faisant le plus imposant possible. Fahari était digne d'un Jangowa ; certainement très bon guerrier, agile et rapide, assez puissant mais somme toute il ne poserait pas de réel problème pris à part, et encore moins si l'on mettait son caractère très émotif sur le tapis. En revanche, Soto, serait une autre paire de manche, car un peu plus âgé et donc expérimenté, et bien plus massif.

- J'ose dire, Soto, que ça a manqué à la douce Rhellaya de te coller quelques fessées, et qu'elle sera sûrement enjouée de constater que tu viendras en chercher par toi-même plutôt que de me laisser lui ramener ton derrière qui aurait bien besoin d'être battu pour en enlever la fine couche de poussière qu'elle n'a pas eu l'occasion d'enlever ces derniers mois. Elle sera ravie d'apprendre que ça t'a manqué, crois-moi sur parole, et à plus forte raison si tu viens toi-même lui dire, cela ne fait pas de doute.

Ils avaient les nerfs à vif depuis leur plus jeune âge, il fallait donc jouer dessus, c'était le seul moyen pour leur en mettre plein la gueule. Je fouillais aussi le décors du regard : à part quelques petits promontoires tel celui sur lequel se tenait Soto, très peu d'éléments exploitables s'y trouvaient. J'aurai donc du mal à me retrouver avec le high ground*. J'étais donc en très mauvaise posture, mais rien ne devait laisser transparaître cette "panique".

- D'ailleurs Fahari, il me semble que tu as aussi beaucoup manqué à quelqu'un. Je n'aimais pas jouer avec ça, sachant que j'avais eu énormément de mal à faire mon deuil, mais je n'avais pas trop le choix pour l'énerver...pardonne ce que je vais faire, mais c'est lui ou moi, et ma fin étant certaine, je veux lui faire payer chaque parcelle de malheur qu'il a fait s'abattre sur MA famille, dont tu faisais partie...

- Ta mère, par exemple. Valaka. Tu te souviens d'elle j'espère ? Elle qui aurait tout fait pour toi, hein ? Tu t'en souviens j'espère ? Le ton montait en moi, je ne pouvais plus me contenir. Il fallait pourtant que je me maîtrise totalement. J'avais le dessus, même dans la mort, j'aurai le dessus. Il fallait affermir ce trait. Seulement ainsi je pouvais espérer en emmener au moins un avec moi.

- Tu sais ?! Ta mère ! HEIN ! Autant laisser éclater ma haine et ma colère maintenant et me calmer ensuite. CELLE QUI A TOUJOURS ETE LA POUR TE DEFENDRE, POUR T'APPRENDRE A VIVRE ? HEIN ! CELLE POUR LAQUELLE TU N'AS MÊME PAS SU ÊTRE LA LE JOUR DE SA MORT, ALORS QU'ELLE A EU LE COEUR BRISE PAR TON EXIL, QU'ELLE S'EST LAISSEE MOURIR DE FAIM AVANT D'EXPIRER DANS LES PATTES DE JANGO ! TA MERE, TU TE SOUVIENS ?

Les larmes coulaient discrètement, mais bien présentes. Je ne ressentais plus que haine pour un lion qui avait à ce point déshonorer une famille entière. Tuer mon père m'avait été facile, pour son degrés de trahison envers mon honneur et ma famille. Auparavant, lever la patte sur Fahari m'était impossible, car il était de mon sang. Désormais, il avait tout bafoué, famille, honneur...pour quérir la gloire. Le tuer ne me poserai désormais plus de soucis, à moins que quelqu'un s'y interpose violemment.

Dans ma famille, il y avait trois préceptes à respecter. Trois. Loyauté, unique règle. Celui-ci fut bafouée, car il a rejoint le traître Hourasi pour simplement acquérir une vengeance envers ses cousins, bafouant ainsi le second : Famille, unique honneur. Par sa déloyauté envers sa famille, il s'était déshonoré. Il ne s'était jamais battu pour sa famille, mais uniquement pour sa petite gueule. Il ne lui restait qu'un seul précepte, auquel j'allais volontiers l'aider à le respecter.

- Sache que si je frappe aujourd'hui, ce ne sera pas en mon nom. Mais au sien. Pour tout le mal que tu as causé qui ait pu la rendre malheureuse au point de se laisser mourir.

Mort, unique gloire.



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MessageSujet: Re: La fin d'une histoire, la fin d'une époque (Fahari, Soto, puis Dhala)   Lun 31 Juil - 15:39

Le poil du lion jaune se hérissa doucement. Chombo le provoquait. Et la provocation, il adorait la semer, mais pas la récolter. Le vieillard commençait mal.

-Oh oui. J’ai une envie folle de jouer de nouveau avec elle, tu n’as pas idée ! Affirma-il dans un grognement aux dents serrés. Mais d’abord, jouons avec toi Chombo, cela fait fort longtemps. Chaque chose en son temps, qu'elle ne soit pas jalouse, son tour viendra également !

Au fond, il y a longtemps, c’était le bon temps. Un enfant jaune insouciant, qui avait les yeux qui brillait à la vue du grand dompteur de crocodiles. Qui aurait cru qu’ils en seraient tous là aujourd’hui ?

Les deux jeunes lions laissèrent ensuite parler Chombo en l’écoutant, toujours du haut de la pente. Cependant Soto savait qu’il ne devrait pas le laisser faire ainsi. Car certaines de ses paroles pouvaient se montrer dangereuses. Et cela ne manqua pas d’arriver.

Valaka était morte. Chombo lâcha la nouvelle dans une colère monstre. Et provoqua au passage un certain choc sur ses interlocuteurs. Ou du moins, une surprise.

-Maman est...morte ? Répondit d’abord Fahari, d’une même voix que celle d’un enfant qui venait de se faire terriblement gronder.

Voilà pourquoi Soto avait préféré ramener Zary auprès de lui. Pour éviter cette...facheuse situation. Mais cette dernière semblait s’être bien gardé de lui confier la mort de Valaka, le lion jaune en était autant surpris que le Jangowas.

Fahari resta quelques secondes muet, en essayant ensuite d’aligner deux ou trois mots sans y parvenir . Mais il passa bien rapidement de la surprise à la colère. Il lui hurla presque sa réponse cinglante :

-Non, non et non ! Tout ce que j’ai fait, c’était aussi pour elle ! Vous êtes responsables de la mort du lion qu’elle a toujours aimé, Jango l’a abandonné jusqu’à mon adolescence, et c’est MOI qui l’aurait tué  à petit feu ?! Il n’y a que moi qui ai pensé à elle dans toute cette histoire, et uniquement moi ! Toi et Jango n’aviez même pas été capable de l’empêcher de dépérir ainsi en faignant de rester auprès d’elle ! Regarde donc ton reflet dans l'eau pourri d'Outland !

Toujours, Fahari avait chercher justice pour son père, toujours il avait également agi pour sa mère, où du moins le pensait-il. Lui avait-il fait tant de mal alors qu’il pensait lui offrir une justice ? Il se refusait de l’avouer, et y réfléchir l’énervait de plus en plus, en plus de l’angoisser. Non, il n’avait pas fait d’erreur, il n’a pas pu. Soto l’as soutenu et ils s’étaient assuré tous les deux avoir été dans le bon chemin. Pourtant, une larme sortit également de l’oeil du lion du désert. Ce qui n’échappa pas à Soto.

Il voyait que les paroles de Chombo faisait mouche peu à peu sur son neveu. Fahari l’allait tout de même pas se laisser déstabiliser maintenant ? Lui qui avait toujours marché droit en sa compagnie. Il était temps pour le lion doré de reprendre le contrôle de la situation avant qu’il ne puisses plus le faire.

Il fallait en finir au plus vite.

- Fahari. Ils n’ont tous pas été à la hauteur, et ils veulent te renvoyer la faute de toutes leurs erreurs. Mais nous avons surpassé tout cela, depuis bien longtemps, car nous avons toujours su quel était le bon chemin à prendre. En qui crois-tu, Fahari ? En ceux qui t’ont tout pris ? Ou à celui qui t’as tout donné ?

Du soutien, de l’épanouissement, de la complicité, un mode de vie qui lui plaisait. Loin de tous ces lions conformisés d'Outland. Voilà ce que Soto lui avait offert, et voilà ce dont Fahari avait toujours eu besoin. Chombo et les autres n’ont fait que lui enlever à jamais un père et une mère. Oui, ils étaient les uniques responsables des malheurs du Jangowas, Soto l’avait déjà convaincu de cela et continuait encore de le faire.

-Nous y sommes presque. Ne te laisse pas avoir maintenant.

Ils avaient pris le bon chemin, c’était cela la vérité. L’unique vérité que Soto lui avait mis dans le crâne.

Le Jangowas se ressaisit alors, et aquiesca d’un mouvement de tête. Ils avaient un objectif, et rien ne les feraient alors dévier. Il s’en souvenait.

-Tu as raison Tonton, ça sera une justice pour Valaka qui s’abattra aujourd’hui.

Les deux jeunes se laissèrent glisser dans la pente pour rapidement arriver sur la hauteur que le vieux guerrier Outlander. Et de cette manière, ils commencèrent à lui tourner autour. Mettant entre eux de la distance dans le cercle, petit à petit.

Une ambiance électrique s’élevait, et les pelages des deux jeunes lions restaient hérissés, montrant une colère envers Chombo Hiki qui n’attendait plus que de sortir d’un seul coup. L’attitude avait changé du tout au tout, Fahari était passé d’une ironie qui l’amusait à une colère sans nom, et Soto avait fait de même. De Jour/Nuit ils étaient passés à un même stade. On entendait leurs griffes sortis racler la terre et on voyait leurs muscles se tendre, prêt à agir brusquement.

-Et elle ne laissera rien de toi. Ajouta Soto.

Alors, les deux jeunes se jetèrent en même temps sur Chombo Hiki. Effectivement déterminés à ne rien laisser de lui. Juste une carcasse méconnaissable.

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MessageSujet: Re: La fin d'une histoire, la fin d'une époque (Fahari, Soto, puis Dhala)   Mar 1 Aoû - 23:22



Ca faisait son effet. Tranquillement. Fahari redevenait un chaton à l'évocation de sa mère, avant d'éclater de colère. Bien. Il ne se maîtrisait plus. Hélas, je vis aussi avec haine comment ce misérable était manipulé par son comparse. La tension montait rapidement, d'autant plus que les blanc-becs s'étaient mis à me tourner autour. Ils approchaient, dangereusement...

- En effet. N'oublie pas qui est juge, Fahari.

Et ils sautèrent. Evidemment, j'étais prêt, mais un peu lent avec l'âge. J'eus le temps de commencer mon esquive par une roulade, mais pas celui d'aller suffisamment loin d'eux pour avoir la marge de manoeuvre nécessaire à mon redressement. J'étais à peine debout que Fahari était déjà sur moi, enchaînement des coups vifs et précis, pas très puissants, mais suffisamment bien rythmés pour me rendre vulnérable sur l'endurance.

Je roulai alors à nouveau sur le côté, sans manquer d’asséner dans le mouvement un coup de patte griffue sur une jambe de Fahari, ce qui le déséquilibra à cause de la douleur subite et le fit rater sa réception, me permettant de me redresser convenablement et prévoir une riposte...à un attaque honteuse dans le dos, venue de Soto, plus massif et lent mais plus lourd, qui n'attendait qu'une brèche et un terrain dégagé de son allié.

Il appuya son poids sur moi, malgré mes ruées hasardeuses de coups pour le dégager de là. Il pointa la mâchoire devant mon museau, et je vis l'échappatoire attendue. Je lui donnai un violent coup de tête vers ses crocs, mais dans la précipitations, je ne réussi qu'à lui choquer le mufle, ce qui était suffisant pour lui faire mal, mais pas assez précis pour lui casser des dents. Je me relevai enfin, suite à son léger déséquilibre, et m'éloignai de quelques mètres pour respirer.

Déjà essoufflé. Rien de grave hein, mais déjà. J'avais vieilli, et j'avais deux jeunes en face de moi. Peut-être que finalement je n'arriverai pas à en emporter un seul dans la tombe. Ce serait regrettable de ne pas faciliter ainsi la vengeance qu'une éventuelle famille pourrait chercher à accomplir.

- Mouais, ça va. Vous formez un bon duo. Il me fallait gagner un peu de temps. Mais c'est encore un peu mou tout ça. Les gars, je dois dire que...je m'attendais à mieux

C'était risqué, très risqué de jouer sur cette pente, mais si je pouvais gagner un avantage tactique en les énervant, il fallait tenter le coup, quitte à passer pour un vieux maître d'arme aigrit par ces élèves tumultueux et têtes brûlées qui n'écoutaient rien de ses leçons. Et comme ils n'avaient jamais aimé écouter une leçon, j'avais ça comme avantage. Mais peut-être fallait-il que j'attaque...Je crispai alors les muscles de mes pattes, prêt à bondir.

- Bon et bien là-dessus, à mon tour.

A une vitesse dont je ne me pensais plus capable, je les avais rejoins et, voyant arriver leur réaction, j'effectuai une roulade en guise d'esquive, me relevai, puis assénai un nouveau coup de griffes, cette fois-ci à l'adresse de la patte arrière de Soto, avant de bondir plus loin une fois sur mes appuis, pour me retrouver derrière eux. Puis je me retournai et pendant que Soto réalisait sa douleur, j'en profitai pour lui sauter sur le dos et le mordre à la nuque.

Seulement, j'avais une fois de plus oublié que j'étais seul et eux deux, ainsi Fahari, alors que j'étais sur Soto, me percuta de plein fouet, toute griffes dehors, m'en enfonçant légèrement une ou deux dans le flanc. Puis Soto profita de la perte de prise de ma mâchoire sur son cou pour se rouler de côté, m'écrasant cette fois-ci de tout son poids. Le souffle coupé, je ne pouvais que constater qu'il me filait entre les pattes, et il se releva. Les deux s'éloignèrent un peu pour reprendre leurs esprits, car nous étions tous trois sonnés de nous être percuté avec une telle violence.

Je me relevai difficilement, à bout de souffle à cause du choc. L'adrénaline masquait la douleur, mais c'était un fait : je boitillais et je saignais assez copieusement de mon flanc.


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MessageSujet: Re: La fin d'une histoire, la fin d'une époque (Fahari, Soto, puis Dhala)   Mer 9 Aoû - 21:28

Les deux lions se jetèrent sur leur cible et par la suite, de multiples mouvements s’enchainèrent à une vitesse impressionnante. Fahari était celui qui touchait Chombo le plus souvent, essayant de l’immobiliser pour que Soto puisse également toucher non seulement fort, mais également juste. Car il était difficile d’atteindre un point vital face à une proie remuante, lorsque l’on était soi-même lent.

Sur le sol de terre, de la poussière s’élevait peu à peu dans l’air pour se déposer sur les trois pelages qui ne cessèrent leur danse. En guise d’échange, ce fut du sang qui tombait au sol au fur et à mesure que les blessures se créèrent et s’ouvraient.

Fahari ne se ménageait pas, poussé par la rage qui le prenait, et au fil du temps accumulait de graves blessures. Son poids léger faisait qu’il décollait presque lorsque Chombo Hiki le frappait de plein fouet et ainsi, les degats qu’il encaissait étaient loin d’être légers à leur tour.

Mais celui qui prenait le plus actuellement, c’était bien Chombo. Lorsqu’il en attaquait un, l’autre l’attaquait à son tour, ce qui fait qu’aucune attaque ne durait bien longtemps avant qu’une nouvelle s’enchaîne pour la contrer. Les provocations de Chombo Hiki n'apaisait pas les deux jeunes, qui ne prirent pas la peine de répondre à ceux-ci autrement que par des plus plus forts, portés par la colère.

Ils s’étaient tous brusquement heurtés, et s’étaient éloignés pour reprendre leurs esprits. Chombo commençait à boiter et saignait copieusement du flanc, tandis que Soto et Fahari avaient des plaies moins conséquentes, mais qui s’ouvraient peu à peu. Ce court moment de silence ne dura pas, car ils retournèrent se battre au corps-à-corps quelques secondes après, se heurtant toujours dans une violence qui brisait de nouveau le silence du lieu.

Grace aux blessures du vieux lion, le duo commençait alors à prendre de manière évidence le dessus, mais au bout d’un certain temps durant la mêlée, dans les mouvements brusques du lion doré, sa patte se prit dans un creux du sol et il chuta brutalement de tout son poids. Chombo rassembla ses forces sous un nouveau coup d’adrénaline et en profita pour tenter de l’attaquer au sol, mais la vitesse de Fahari restait toujours la meilleure, et il contra la charge du vieux lion en lui grimpant sur le dos avant que ce dernier n’atteigne le lion doré.

Chombo remua dans tous les sens inimaginables pour tenter de le faire descendre, et termina par se rouler sur le sol pour écraser le fin Jangowas de tout son poids. Non seulement Fahari n’avait déjà plus de souffle, mais il ne pouvait alors plus inspirer.

Soto, de son coté, se releva et s’avança de nouveau pour libérer Fahari de l’emprise de son oncle par un nouvel acte de violence. Mais cette fois-ci, Chombo avait compris leur manière de faire et se leva de lui-même avant de s’éloigner du Jangowas à terre.

Fahari restait à terre une bonne dizaine voire vingtaine de secondes, en respirant aussi fort qu’il pouvait. Il commençait à être sérieusement à bout, et Soto commençait également à manquer de souffle, par les lourds mouvements qu’il devait faire. Habituellement, c’était lui qui se fatiguait le plus vite car il était le plus lourd, mais aujourd’hui, ils avaient un adversaire qui privilégiait les attaques contre son neveu lorsqu’il le pouvait, c’était loin d’être un adversaire des autres jours.

-Lève-toi. Tu ne me laisserais quand même pas finir tout seul ?

-Tss...Bien sûr que non. Répondit péniblement le Jangowas entre deux souffles en se relevant lentement, le sourire au dessus de ses crocs serrés. D’ailleurs, on n’en a plus pour très longtemps. Constatait-il en regardant l'état de son oncle.

Les Grands esprits pouvaient en dire autant du jeune Jangowas au vue de son état, mais dans sa fierté, il vous répondra qu’il n’a aucun problème et qu’il n’a pas besoin d’aide sur le moment. Pourtant, les deux lions ne cessèrent de se sauver la mise l’un de l’autre, sans s’échanger aucun mot.

Il y avait déjà bien longtemps qu’ils avaient dépassés le stade de la parole pour se comprendre.

Mais Fahari, en vérité, n’avait même plus la force de se précipiter de lui-même sur Chombo, à quelques mètres de lui, au risque de ne plus avoir d’énergie pour l’attaquer rapidement lorsqu’il sera à lui.

Alors, Soto le fit à sa place et se précipita seul sur Chombo Hiki une nouvelle fois, laissant le Jangowas derrière lui pour qu’il reprenne le souffle nécessaire pour se permettre une nouvelle danse correcte avec son oncle. Mais Chombo Hiki, lui, en avait décidé autrement. C’était le Jangowas, la chair de son poil, qu’il voulait en premier. Et blessé comme il était, il savait qu’il ne parviendrait pas se débarrasser de Soto et à passer sur son cadavre pour atteindre Fahari avant de mourir.

Ainsi, il tenta pour se débarrasser de nouvelles secondes de l’obstacle qui le séparait de lui : Soto, Chombo se prit une nouvelle fois dans la lutte contre lui, mais lui balança ensuite rapidement une poignée de terre dans les yeux, de sorte à aveugler le lion doré. Ce dernier rugit de surprise et recula par réflexe, ce qui laissa une brève brèche pour le Bras-Droit afin d’atteindre son neveu.

Une ultime chance pour lui de le faire.


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MessageSujet: Re: La fin d'une histoire, la fin d'une époque (Fahari, Soto, puis Dhala)   Dim 13 Aoû - 21:06



La bataille faisait rage. Jamais je n'avais combattu ainsi depuis mon face à face avec Shujaa. A cette époque, j'étais bien plus jeune. Quatre ou cinq années s'étaient écoulées depuis, je m'étais efforcé de ne plus tuer personne depuis. J'avais juré de ne jamais plus lever la patte sur un membre de ma famille, que le coup soit mortel ou une simple remise à l'ordre. J'avais tué un père avec ces pattes, je ne voulais toucher personne de mon sang de manière menaçante ou punitive avec. Et voilà, j'y étais, le jour où je me battais pour tuer mon neveu, ou éviter qu'il ne me tue, ce qui était fort mal parti...

Cette fois-ci, mon flanc saignait abondamment, à cause de mes accélérations cardiaques. Cette fois-ci, j'étais face à deux adversaires encore jeunes, qui ne me chassaient pas simplement pour faire bonne mesure, mais par réelle motivation de se venger de moi. Cette fois-ci, c'était moi le vieux guerrier face à deux jeunes. Je prenais la place qu'avait tenu Shujaa il y a des années. Et cette place se résumait simplement : la place du mort.

Le combat était âpre, et sa fatalité m'apparaissait plus clairement à chaque coup donné, chaque pirouette d'esquive accomplie. Il ne pouvait y avoir que deux issues : ma mort, ou la leur. Hélas pour moi, tuer deux lions ne me serait plus aussi aisé que dans ma jeunesse.

La poussière nous entourait, les chocs étaient de plus en plus violent pour mettre un terme à ce combat de gladiateurs, le sang coulait à flot sur le sol. On frappait pour tuer désormais, non plus pour déstabiliser puis achever. Non. La mort était la finalité de chaque coup, espérant qu'il soit le dernier. Et je savais que je devais m'y résoudre, que j'allais devoir frapper pour tuer, non plus frapper tactiquement, sinon ma vieille carcasse aller y passer.

Soto tenta de m'attaquer, souhaitant donner le temps à Fahari de respirer puis passer à l'attaque. S'ils se mettaient à deux sur moi, j'étais fini, c'était clair. J'envoyai donc de la terre dans les yeux de Soto, le bousculai dans la poussière, puis fonçai sur Fahari, encore en retrait. Son état n'avait rien à envier au mien, à la différence près que j'étais plus robuste et habitué à la douleur que lui ne l'était. C'était donc le moment décisif.

Il recula instinctivement, tentant de frapper avec ses pattes avants, mais ses coups manquaient de précisions. Il était à bout, c'était terminé pour lui. Je voyais un rocher derrière lui, et une idée me vint. Un dernier acte spectaculaire pour rappeler que l'on ne pouvait provoquer Chombo Hiki sans rester impuni de la plus humiliante des façons. Avec mon élan, je sautai par-dessus Fahari, rebondi sur le rocher pour enfin me projeter sur lui, dans le dos, avant qu'il n'ait eu le temps de réagir. Cette manoeuvre me fit mal dans tout le corps, mais elle eut le mérite de le surprendre et de le mettre à terre instantanément.

Imposant tout mon poids sur lui, je le regardai une dernière fois dans les yeux, avant de lui lacérer le ventre d'un coup de patte bien griffu. Il saignait abondamment. Condamné qu'il était, je pris alors le temps de lui cracher à la figure, avant de lui dire de la voix la plus menaçante que l'on pouvait me connaître :

- Souviens-toi de la famille que tu as trahie !

Mais je n'eus pas le temps de l'achever, car déjà Soto se jetait sur moi pour m'éloigner de son frère d'armes. Nous roulâmes quelques mètres avant de nous séparer. Sur le sol, je regardai en direction de Fahari ; il haletait bruyamment : il était fini, il ne tiendrait plus longtemps. Plus qu'un, je pouvais le faire...

Je me relevai, mais avant d'avoir pu tenter la moindre attaque, ma patte arrière gauche me rappela au sol. Elle était cassée suite à l'attaque choc du lion orange. Je ne pouvais plus que me traîner lentement au sol, en plus d'avoir une plaie béante au flanc. La réalité revint à moi : j'étais condamné. Soto, lui, se relevait, et tenait encore trop bien debout, et il bouillait de rage de voir ce que j'avais fait à Fahari. J'étais à sa merci, et il allait me faire salement payer la moindre éraflure que j'ai pu infliger à l'un d'eux aujourd'hui, sans compter les obscures raisons de leur vengeance.

Je pouvais ramper pour m'éloigner, mais à quoi bon, je n'aurais pas eu le temps d'aller bien loin avant qu'il ne me rattrape. J'avais été vaincu. Mais une vie contre une autre, et celle de Fahari m'importait davantage à être supprimée que celle de Soto. Fahari avait trahi ma famille et son clan. Soto...était l'instigateur de cette trahison, mais il ne m'importait pas. Seul Fahari avait blessé mon coeur et mon orgueil. Au moins, je pourrai reposer en paix, malgré une mort lente qui s'annonçait à moi...Je grognai :

- Aller...perds pas ton temps...qu'on en finisse. C'est c'que t'as toujours voulu, pas vrai ? Vas-y !

J'étais peut-être au sol, mais j'avais encore mes griffe et quelques réflexes...


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MessageSujet: Re: La fin d'une histoire, la fin d'une époque (Fahari, Soto, puis Dhala)   Mar 15 Aoû - 15:18

Chombo contourna le lion jaune aveuglé suite à cette ruse, et s'en prit violement à Fahari, de toute ses forces, comme pour vouloir le tuer sur le coup avant de voir la brute revenir sur lui. Il avait même commencé à lui ouvrir le ventre. Si Soto n’avait pas agi trop tard pour voir Fahari mourir sur le coup, il n’avait pas agi assez tôt pour autant.

Il repoussa Chombo et celui-ci termina par s’effondrer au sol un peu plus loin, tandis que Fahari restait à terre après l'assault de son oncle. Soto s’avança sans se presser vers le Bras-Droit, comme pour savourer ce moment qu’il avait attendu impatiemment.

-Et toi, souviens toi de ton premier Roi que tu as trahi. Que l’Outland entière actuelle a trahi.

Soto se jeta sur lui et ils roulèrent ensemble sur encore quelques mètres, alternant chacun leur tour leur dos sur le sol poussièreux, avant que le lion doré finisse par tenir sur son adversaire en le maintenant sur le dos à terre. Il ouvrit alors grand la gueule et referma sa machoire entière sur la figure du Bras Droit. En la maintenant fermée, il la tira vers lui et espérait même détacher toute la peau du museau. Mais la pointe des crocs glissa peu à peu sur le museau que la machoire entourait dans son étreinte. La peau faciale se déchira alors. Le lion doré recracha les morceaux de chairs qui avaient pu se loger entre ses dents et dans sa bouche, avant d’en venir ensuite aux griffes pour s’attaquer de nouveau à la figure maintenant moins reconnaissable mais également à la gorge. Les mâle étaient d’avantage protégés à la gorge que les femelles par leur crinière, mais elle n’était pas inatteignable pour autant. Soto creusait par une pluie de coups dans la crinière et des touffes de poils se mirent même à voler. Bien qu’il arrivait à en arracher peu, la plupart s’écartaient. Et cela maximisait ses chances d’atteindre correctement la gorge du premier coup pour empêcher Chombo de riposter une énième fois.

Lorsqu’il pensait avoir suffisamment affaibli la protection naturelle du lion, il porta ses crocs à la gorge de Chombo Hiki. Sans lâcher, il la serrait de plus en plus lorsque le mâle remuait de plus belle et rapidement, il sentit le sang s’imprégner sur ses crocs, il savait qu’il avait fini par toucher la jugulaire lorsque les mouvements de Chombo se firent beaucoup moins intenses soudainement. Les poils de la crinière sous le menton se tintèrent d’un rouge vif et bientôt, les mouvements du Bras Droit ne furent plus.

A ce moment, le lion jaune relâcha l’etreinte de sa machoire et descendit du corps de Chombo, allongé sur le dos. Il était essouflé, et prit quelques secondes pour reprendre son souffle, allongé. En observant le ventre du vaincu, il vit que Chombo respirait encore, très faiblement. Mais avec la jugulaire percée, il était assurément condamné.

Soto tourna la tête vers le Jangowas également au sol. De tous, Soto était celui dans le meilleur état. L’état du Jangowas était pitoyable. En se relevant, Soto cracha, crocs serrés, ce qu’il pensait être les dernières paroles que Combo Hiki entendrait de son vivant. Pour lui donner une mort toute sauf paisible pour ce qu’il venait de faire.

-Les prochains seront tes gosses. Ta femelle. Et tous ceux qui les soutiennent. Il ne restera personne qui ravivera ta mémoire sur Outland. Ni nulle part ailleurs !

Oui, le nettoyage complet d’Outland était proche. Autant pour la mémoire de son créateur que pour les rancunes personnelles du lion jaune. Il lui dirait bien d’observer le spectacle de là-haut, mais Soto n’était pas de ceux qui croyaient à une vie après la mort. Il n’y avait simplement rien, le néant. Massempo et Chombo ne verraient rien, et c’était fort dommage.

Soto se releva alors, et se dirigea ensuite lentement vers le Jangowas au sol. Fahari saignait de partout, et avait le ventre fendu. La grave blessure était de la taille d’une patte, Chombo s’était acharné dessus de toutes ses griffes, dans l’espoir de l’éventrer rapidement. Il n’en a pas eu le temps mais une faible ouverture a eu le temps de se former au milieu de toutes les traces de griffures saignantes.

Il semblait être conscient malgré ses yeux vitreux, et posa le regard sur son complice qui vint le rejoindre. Ce dernier ne lui disait rien et le regarda droit dans les yeux. Il était inutile de lui demander s’il pouvait se lever. Fahari allait très vite lui montrer si oui ou non.

Et effectivement, Fahari tenta alors de se lever face à Soto. Mais lorsqu’il tenta de se relever, l’effort exercé sur le torse lui fit ressentir toute sa douleur, comme si on le tailladait une seconde fois. Du sang coula de plus belle et il s’étala de nouveau au sol dans un rugissement de douleur sans plus bouger. Chaque mouvement risquait de lui causer du tort, ainsi il n’en faisait plus.

La respiration du lion jaune se fit alors plus rapide. Serait-ce de la panique ?

Et comme si c’était le moment, une nouvelle odeur se fit sentir dans l’air. Puis un bruit. L’oreille se Soto s’agita et il comprenait que désormais, c’était une question de minutes voire de secondes avant de devoir s’enfuir pour ne pas suivre Chombo Hiki sous terre.

-Nous n’allons plus être seuls, bouge ! Commença t-il alors à s’agacer dans une lueur de panique et d’empressement. Allez, dépêche toi !

Il tenta de soulever le Jangowas en tirant sur sa crinière, mais ce dernier ne réagissait plus à une quelconque aide. Alors Soto le lâcha immédiatement, et pour de bon. L'imbécile. Voilà qu'en allié de qualité il était soudainement devenu un poids.

Lui, n'allait certainement pas mourir ici. Mais pour le Jangowas les certitudes n'étaient pas si fortes. Et pourtant, l'idée que ce dernier se fasse trouver et achever impuissament par des Outlanders était insupportable pour son complice. Et Soto savait que Fahari ne le supporterait pas non plus. Voir le groupe détruit ainsi serait un lourd échec pour eux, une victoire pour les Outlanders.

Et les échecs, aucun des deux ne les aimaient.

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MessageSujet: Re: La fin d'une histoire, la fin d'une époque (Fahari, Soto, puis Dhala)   Sam 19 Aoû - 18:16



« Les prochains seront tes gosses. Ta femelle. Et tous ceux qui les soutiennent. Il ne restera personne qui ravivera ta mémoire sur Outland. Ni nulle part ailleurs ! »

Voilà ce que tu entendis en ce jour noir tandis que tu patrouillais aux frontières. Une phrase criée, agressive et une voix … une voix qui te semblait familière, mais dont tu ne pouvais mettre un nom dessus sur le moment. Prise d'un mauvais pressentiment, tu presses ton collège de patrouille afin de découvrir ce qu'il se trame.

Arrivés en territoire des hyènes, tu aperçus au loin un lion d'une couleur que tu n'oublieras jamais. Soto. Que faisait-il ici ? Clairement cela sentait mauvais. Te rapprochant avec ton collègue, tu découvris qu'il n'était pas tout seul et que deux lions étaient à terre. Prise de panique, tes pas te rapprochèrent de plus en plus jusqu'à découvrir la scène qui te figea à quelques pas de là.

« U.. Utulivu ! Vas chercher ma mère, Rhellaya. MAINTENANT ! »

Le lion sembla hésiter, il n'était pas très prudent de te laisser seule, effectivement. Cependant, peu importe, ton père et ton cousin se trouvaient là, gisant au sol. Tu te précipitas alors vers ton père, inconscient et qui saignait abondamment du ventre, du visage et de la crinière. Il était complètement défiguré et ne répondait pas alors même que tu le secouais dans tous les sens.

« Papa ?! PAPA ! Réponds-moi, je t'en supplie ! »

Poussant un rugissement impuissant, tu te retournas brusquement vers le lion doré. Hideux qu'il était avec le sang de ton père autour de ses babines. Tu avais envie de vomir, rien qu'en voyant cette scène. Seule la colère t'en empêchait et te donnait la force de quitter le chevet de ton père afin de menacer l'erreur de la nature, le lion qui était en train de gâcher vos vies.

« Sale vermine ! Tu vas payer, PAYER, TU M'ENTENDS ?! »

Tes griffes étaient de sorti dès l'instant où tu l'avais vu et, à présent tu rugissais ces paroles. Tu étais ivre de rage. Jamais, au grand jamais on ne t'avait vu dans cet état. Ta queue fouettant l'air, ta posture menaçante, tu t'apprêtais à bondir sur lui, à lui faire payer l'état de ton père et celui de Fahari.



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MessageSujet: Re: La fin d'une histoire, la fin d'une époque (Fahari, Soto, puis Dhala)   Dim 27 Aoû - 17:53

Les intrus étaient maintenant en vue au loin. C’était Dhalahi, et un autre Outlander. Soto ne les entendait pas parler, mais l’Outlander la quitta au pas de course en direction d’Outland tandis que la femelle se précipitait quant à elle aussi vite vers lui. Il partait chercher du renfort, c’était certain. Soto ne pouvait plus rester ici.

Dhalahi. A vrai dire, c'était celle de la famille qu'il avait craint le plus, vis à vis de Fahari. Le Jangowas ne l'a jamais prit pour cible et l'avait quitté sous des termes potables, cela suffisait à effrayer secrètement son acolyte jaune. Mais à présent, la quelconque influence qu'elle pouvait avoir n'avait plus d'importance. Fahari allait mourir. Soto a bien compris qu’il allait devoir partir seul. Cependant, il ne quitterait pas le Jangowas sans lui faire un dernier cadeau. Le meilleur qu’il pouvait lui faire dans la situation actuelle.

Dans une lueur de rage et d’impuissance, il lui parlait toujours sans obtenir une seule réponse à chacune de ses phrases. Il n'en attendait plus.

-Ils ne t’auront pas. il ne t’auront jamais. Lui promettait-il, la patte sur sa blessure ventrale. … Jamais vivant.

Et, sortant de nouveau ses griffes dans la plus profonde blessure infligée par Chombo Hiki, il termina d’agrandir l’ouverture du ventre de Fahari. Les yeux de Fahari qui s’étaient grands ouverts à l’instant, venaient de se figer définitivement, ainsi que chacun de ses membres qui s’étaient raidis soudainement lors du coup fatal. Oui, Soto venait de l’achever. L’avait t-il fait pour le Jangowas ou pour lui-même, les autres se demanderont-ils  ? Craignait-il que Fahari parle à sa sœur et sa tante ? Un peu des deux cas. Il aura essayé de contrôler ses interactions avec sa famille jusqu’au bout. Parce qu’il ne voulait pas voir s’échapper le seul lion qu’il aura réussi à garder auprès de lui. C'était un lien qu'il ne retrouverait peut-être jamais, et cela serait mentir que de dire qu'il ne l'avait pas apprécié, même s'ils se refusaient tous les deux à s'appeler des amis, mais plutôt des complices proches.

Le Jangowas pouvait partir l'esprit tranquille. Soto comptait bien finir ce qu'ils avaient commencé ensemble.

Dhalahi, de son coté, arriva après, et découvrit son père inanimé au sol. Forcément, son regard se porta vers lui en premier.

Tandis qu’elle le secouait, Soto lécha sa patte rougêatre qui venait d’ôter la vie au jeune mâle beige. Il la regardait mal, très mal, avec une forte respiration. Il avait dû commettre ce geste à cause d’elle, il avait dû se débarrasser de Fahari cause d’elle. Si seulement il avait eu du temps à perdre, cela aurait été pour lui briser le cou. Mais hélas, une patrouille Outlander était sans doute déjà en route.

Il était fatigué et blessé, mais il pensait bien que Dhalahi n’était pas encore assez expérimentée pour qu’elle soit encore une grande menace seule, il ne la craignait pas, elle était encore jeune. Il avait eu de la chance que ce soit finalement elle, la première arrivée.

Puis, il commença à se retourner en gardant un œil derrière lui, décidé à partir d’ici sans plus attendre, avant que la femelle ne l’interpelle directement et agressivement. Elle aussi, voulait se joindre au jeu commencé mais malheureusement terminé.

-Tu arrives bien trop tard pour ouvrir ta grande gueule, Garce. Sous la colère de la tournure des évènements, Soto ne put s’empêcher de s’arrêter un bref instant et de lui répondre, crocs rougeâtres dévoilés, au lieu de prendre ses pattes à son cou. Si tu as eu le temps de grandir paisiblement en te promenant de ton enfance à l’âge adulte aux frontières, c’est que Fahari était entre toi et moi. Tu sais ce que cela signifie ? Si je peux tirer une seule bonne nouvelle de ce qui vient de se passer, c’est que désormais, il ne sera plus là pour rechigner à ce que je te mettes en charpie. Et je ne manquerais pas de m'acquitter de cette contrepartie !

Mais pas aujourd'hui. Quand elle le retrouvera ou quand lui la retrouvera.

Sans attendre une nouvelle réaction de la jeune femelle, il démarra au quart de tour avec le peu de force qu'il lui restait pour s’échapper du lieu du crime le plus loin possible avant l’arrivé du groupe d’Outlanders. Si Dhalahi le suivait, elle le rattraperait très certainement, mais seule, elle n’aura pas la force de le retenir très longtemps, et cela il le savait. Profiter des derniers instants de son père ou se lancer dans une poursuite à faible taux de succès ?

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MessageSujet: Re: La fin d'une histoire, la fin d'une époque (Fahari, Soto, puis Dhala)   Sam 16 Sep - 21:37

[Je prends la liberté de poser un up pcq j'aimerais bien mourir un jour, et de préférence avant que je sois trop occupé pour avoir le temps de répondre]

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MessageSujet: Re: La fin d'une histoire, la fin d'une époque (Fahari, Soto, puis Dhala)   Jeu 12 Oct - 21:53

[Bon. Ca vous dit pas je meurs ? Non ?]

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MessageSujet: Re: La fin d'une histoire, la fin d'une époque (Fahari, Soto, puis Dhala)   

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