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 THE DAY AFTER SKYFALL - OS

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MessageSujet: THE DAY AFTER SKYFALL - OS   Lun 5 Juin - 14:11


    THE DAY AFTER SKYFALL - OS

    Aujourd’hui maman est morte.

    Il avait senti jusque dans ses entrailles ce cri du cœur et voilà qu’il était quand même arrivé trop tard. Il l’avait trouvé là, dans les hautes herbes dorées, tachant de rouge ce tableau si cher à leurs cœurs. C’était ici que Mopango l’avait trouvé également, et avait, tel un bourreau, abattu sa mère de sang froid. Elle avait, dans un dernier souffle, évoqué le nom de celui qui portait à présent pour elle le visage froid de la mort, et ses grands yeux dorés s’étaient éteins à tout jamais. Il avait demeuré ainsi, debout, sans bouger. Et malgré le soleil chaud des fins de journée son corps était glacé. Il déglutissait beaucoup, sentant son cœur se serrer. Elle semblait tout d’un coup si fragile. Le sang continuait de s’écouler, paisible. Comme s’il tenait à s’enraciner dans ces terres, en haut de cette colline, pour que toujours il puisse y contempler la savane sous son meilleur jour.

    Sadaka pensa un moment à la ramener au rocher mais il abandonna bien vite ce projet. Il savait que ses secrets venaient de tuer sa mère, plus question de mentir, jamais. Mais c’était trop risqué. Ramener le corps assailli de coups auprès des Pridelander sous entendait une déclaration de guerre. Puis, une part de lui ne souhaitait pas voir le corps de Kuzali reposer sur ces terres. Ca n’était pas elle...

    Le mâle de suie au cœur brisé souleva alors la carcasse souple de la lionne du soleil. Elle sembla si légère. Il n’avait aucun mal à la porter. Comme si son âme, autrefois si lourde et belle venait de fuir à son tour. Son corps était à présent étendu sur le dos de celui qu’elle appelait autrefois fils. Et lui ne la reconnaissait pas. Sa mèche, couverte de poils gris et blancs pendait misérablement sur son visage clos, impassible. Pourtant, elle restait belle dans son sommeil. Une beauté nouvelle qu’il ne lui connaissait pas. La beauté mortuaire dont seule elle pouvait se vanter le ramage. Il savait exactement où l’emmener, et nul ne pouvait interrompre sa marche solitaire.

    Alors qu’il quittait Prideland pour atteindre la Lande, il vit apparaître à ses côtés une silhouette pâle. Rono était là, avec lui, comme un songe. Le regard un peu ailleurs mais le sourire aux babines. Il regardait son fils d’un air doux, comme si tout ça n’était que banal. Voilà que Kuzali s’envolait pour mieux les rejoindre. Là où toujours elle aurait le rang de Reine. Là où nul ne pourrait la rendre triste. Et ça c’était grâce à Rono. Il le regardait toujours, semblant lui faire comprendre que tout irait bien. Sadaka espérait qu’il lui pardonnait. Mais le lion cendré ne sembla même pas y faire attention. Fiers membres de ce cortège mortuaire, les deux mâles avançaient calmement, le pas lourd, humant l’air de la Lande sans rien dire. Le silence berçait leur marche et tout d’un coup, Sadaka se senti étrangement bien. Sa mère était toujours aussi légère, et le seul poids était celui qu’il avait sur le cœur. Kuzali était morte.

    Soudain, un nouveau membre fit son apparition au tableau. Sadaka ne se retourna pas. Il avait senti sa présence depuis le début, les suivant de loin. Une ombre toujours présente et pourtant silencieuse. Mopanga marchait avec eux, fermant la marche, formant le trio. Lui non plus ne disait rien, il fixait Kuzali sans même faire attention à son propre fils. Lui qui ignorait tout de Sadaka ne pouvait que l’ignorer. Et le mâle de suie ne s’en verbalisa même pas. Il était heureux de le voir auprès d’eux, marchant au même rythme, le même soulagement au cœur. La même envie : celle de voir Kuzali lors de sa dernière procession. Car même s’il était triste, Sadaka savait qu’aujourd’hui sa mère venait de quitter son ennemi le plus fidèle : son propre fils. Et pourtant, il se permettait de l’aimer encore, plus fort que tout, plus inconditionnel que jamais. Subissant le soleil, la fatigue, la peine et la marche. Car il n’était pas seul. Son cœur se gonfla soudain, il sentait que ce moment lui appartenait sans vraiment être sien. Il était à eux, eux quatre. Il pensait aussi à Kumpa, Awena, Azaan et Ahva, ils étaient également non loin de là, dans son cœur à lui, dans son cœur à elle, et ce même si en ce moment très précis, il ne battait plus.

    Il arriva alors à destination. Dans une autre grotte que celle où avaient trouvé logis Taali et ses enfants. Il s’agissait de sa grotte à elle, celle de Samekh, d’Ishana, de Vita et Samba. Elle était déserte. Quelques herbes avaient poussées, signe d’absence totale de vie. Cela lui fit chaud au cœur. Les deux mâles s’arrêtèrent également, tout deux loin l’un de l’autre. Ils semblaient s’ignorer sans haine, mais pourtant, tous les trois étaient plus ensemble que jamais. Comme si le rythme de leurs cœurs s’était calqué sur celui de Sadaka. Le grand mâle déposa le corps vide de sa pauvre mère dans une délicatesse qui lui était peu familière. Il souriait un peu, heureux de n’être pas seul face à ce portrait qui lui faisait mal. Il déglutit de nouveau et, après un dernier regard à Rono et Mopanga, il se mit à creuser.

    Il faisait nuit et malgré tout il creusa sans peine le trou dans lequel allait se loger pour l’éternité sa tendre mère. Ignorant la sueur et les larmes qui coulaient, il se taisait, creusant toujours, cherchant le meilleur pour elle, presque trop, comme si une part de lui avait envie de s’endormir auprès d’elle. Une fois terminé, il bascula son corps dans la plaie béante sur le sol. Ce trou lui sembla d’un coup tout petit. Elle aussi lui sembla toute petite. Inerte, enfoncée dans la terre. Pourtant, son visage meurtri avait l’air différent, presque serein. Et malgré la nuit, bien que terni par le sang et la vieillesse, son corps brillait encore aux yeux de Sadaka. Il resta ainsi toute la nuit, à contempler Kuzali, comme s’il espérait encore que quelque chose en elle s’anime. Mais rien n’y fit. Au petit matin, Rono et Mopanga étaient toujours là. Eux non plus n’avaient pas dormi. Ils s’étaient contentés de l’observer sans rien attendre, lui offrant le temps qu’il fallait.

    Sadaka n’avait pas eu envie de recouvrir le corps de sa mère dans l’obscurité de la nuit. Bien qu’elle l’ait toujours rassurée, cette ombre aujourd’hui lui faisait peur. C’était elle qui avait dévoré son cœur, c’était elle qui avait amplifiée ses secrets et condamné Kuzali. Non, il voulait que le corps de la lionne s’endorme réchauffée par les premiers rayons de soleil, digne hommage à ses racines. C’était aussi pour ça qu’il avait souhaité l’emmener ici, sur la Lande. À ses yeux, dénués de rancœur, Kuzali n’appartenait pas à Prideland. Elle était digne héritière du soleil, posant sur la Terre des lions entière ses rayons. S’opposant aux frontières, aux clans, aux races, au sexe. Chaque être vivants avait pu appréhender le soleil, et Kuzali avait été sa digne porte parole. Elle qui n’avait privé nul animal de sa tendresse, elle n’avais jamais été à personne, elle était à tout le monde...

    Il senti alors le soleil le réchauffer doucement, posant une patte amicale et douce sur son épaule. Terrifié soudain, le félin jeta un coup d’œil à ses deux compagnons de route. Tous deux le regardait encore, souriant mais la tête droite. Comme pour lui dire que c’était maintenant. Obéissant, il se mit alors, dans un dernier chagrin, à rabattre la terre sur le corps de Kuzali, dans un dernier adieu.

    Kuzali est morte.

    Son corps avait disparu à tout jamais, appartenant à la terre. Sadaka pleurait en silence sous le regard toujours silencieux des deux lions. Il pleura longtemps et, quand il eut fini, il se leva, posant son regard sur le ciel. Et, prenant sa plus grande inspiration, il se mit à rugir haut et fort, comme s’il eut voulu que toute la terre des lion l’entende, comme s’il eut envie de rallier à son cri tout les lions, toutes les lionnes. Rono et Mopanga l’accompagnait dans ses rugissements, amplifiant dans ses rêves ce chant mortuaire, ce dernier hommage à Kuzali, lionne du soleil, Reine de Prideland et Reine de son cœur.

    Il resta ainsi longtemps pour ne s’arrêter qu’une fois le soleil pleinement réveillé. Quand il ouvrit les yeux Rono et Mopanga étaient à côté de lui, l’un à gauche, l’autre à droite. Fixant le ciel à leur tour. Alors Sadaka fit volt face, prenant la direction de Prideland. Prêt à offrir ce qu’il n’avait jamais pu faire avec sa mère : la vérité. À quelques mètres du tombeau de terre, il se retourna une dernière fois. Les deux lions étaient là et le regardaient partir sans bouger. Il savait qu’ils ne l’accompagneraient pas cette fois-ci. Que leur chemin s’arrêtait. Le félin ébène leur adressa un sourire tendre et plein de reconnaissance. Il resta encore quelques minutes puis décrocha son regard. Ce mouvement lui brisa le cœur une fois de plus, il savait qu’il ne les reverrait plus. Mais il était si heureux d’avoir pu être accompagné pour ce dernier moment avec elle...

    Alors qu’il repartait, il aperçu une silhouette s’approcher au loin. Le lion, car c’était un lion, venait vers lui, comme cherchant à le rejoindre. Sadaka plissa les yeux pour découvrir les traits fins de Samekh. Il le fixait d’un air étrangement impassible. Sans haine, sans reproche. Il était juste là. Une fois arrivé face à lui le mâle rouge posa ses pattes arrière en recul et invita Sadaka à faire de même. Et voilà que tout deux reprirent de plus belle les rugissements. Sadaka pleurait encore, fier et heureux. Samekh était le seul à faire figure absente, mais à présent il était là, et il allait rejoindre les deux autres mâles au chevet de son amie la plus chère. Plus jamais sa mère ne serait triste. Elle allait retrouver Samekh, et de par ses rugissements, le vieux lion lui assurait qu’il prendrait soin d’elle à son tour. Vint la fin. Toujours aussi sec, le grand rouge dépassa Sadaka afin de rejoindre à son tour le tombeau qui, de part la caverne, prenait des faux airs de sanctuaire. Le mâle de suie eu presque envie de rire, l’indifférence de Samekh à son égard n’était pas nouvelle. Alors qu’il allait repartir il tourna, curieux, la tête. L’autre en avait fait de même et lui adressait, contre toute attente, un sourire paisible et affectueux. C’est donc, le cœur gros mais le sourire aux babines que Sadaka continua sa route pour de bon. Prêt à rentrer.

    Il marchait d’un pas toujours lent sans cesser de se répéter : Aujourd’hui Maman est morte.



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