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 VOILE DORE TOMBE ENFIN -

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MessageSujet: VOILE DORE TOMBE ENFIN -   Mar 23 Mai - 10:23


    Ordre de passage : Sadaka - Ahva - Fleck - Awena - Azaan - Kumpa


    Il avait quitté les fantômes – où bien étaient-ce eux qui l’avait laissé continuer sa route – quand il posa les pattes sur Prideland. Le soleil brillait déjà haut dans le ciel et il n’avait pas la même saveur que d’habitude. Sadaka se demandait même s’il l’aurait toujours. Il s’arrêta alors, planté là, dans la savane, observant de loin le rocher de la fierté, illuminé à son tour. Il inspira, les yeux grands ouverts, laissant le vent s’engouffrer dans sa crinière noire et épaisse. Lui aussi avait une odeur différente, et, loin de le tourmenter, il semblait le caresser tendrement. Le soleil ne brillerait plus jamais de la même manière, c’était un fait, et il venait de s’en rendre compte. Mais cet astre si précieux portait en lui le regard tendre d’une mère déjà loin. Elle le regarderait toujours à travers lui, son fidèle et précieux mentor. Astre solaire toujours réchaufferait les cœurs et Sadaka souriait à présent face à telle pensée. Kuzali les avait quitter mais une part d’elle vivait encore et continuerait chaque jours d’apposer sa lumière la où l’ombre ferait surface.

    Le mâle se redressa pour continuer sa route.

    Au rocher, il senti les regards inquiets se poser sur lui. Plus aucune crainte de l’être qu'il était mais un réel manque. Tous semblaient vouloir de Sadaka qu’il les éclaire sur l’absence de la Reine. Après tout, elle ne manquait jamais à l’appel, et son absence inquiétait les cœurs. Nul ne semblait vouloir l’accabler, mais tous le fixaient, assoiffés de réponse. Comme si seul lui pouvait aujourd’hui soulager leurs inquiétudes. Il se tenait droit, ne voulant flancher, son regard n’était plus dur comme autrefois. Il sentait leur peur, anticipait leur chagrin. Il ne tenait plus à les blâmer mais bien à les consoler. Prévoyant la peine que cette perte allait causer à tous ces lions, à toutes ces lionnes.

    Lorsqu’il arriva dans la grotte, la famille royale était réunie. L’absence de leur mère les avait rejoins et ils avaient tous le même air inquiet. Quelques félins étaient toujours dans allongés par-ci par là et Sadaka leur jeta un regard poli afin de leur demander de les laisser seul. Nul ne broncha et l’antre de pierre fut vite déserte. Quand il s’approcha un peu plus, il remarqua l’absence de la cadette, Ahva. Le grand mâle fit une moue inquiète à son tour. Il espérait qu’elle n’avait pas aussi croisé le chemin de Mopango. Alors qu’il allait demander, il fut interrompu par l’arrivée en trombe d’une Ahva inquiète et d’un Fleck aux yeux en sang. Les oreilles de Sadaka étaient droites sur son crâne et son cœur battait la chamade. Etait-ce encore la patte du Nyeusi qui avait sévie ? Mais les deux animaux ne semblaient pas inquiets, ou du moins pas pour le lycaon. Il marchait, gauche et titubant, le museau en éveil. Le sang avait formé de nombreuses croûtes et Sadaka s’approcha d’eux afin d’aider sa sœur à allongé le lycaon.

    Ahva tenta de calmer les craintes de son père. Leur avouant que Fleck avait été attaqué dans la Lande, par Soto, et que celle-ci l'avait suivit en cachette pour le ramener enfin sur Prideland. Ensuite, sa soeur posa son regard ambré sur Sadaka, et Fleck se taisait, l’air un peu perdu dans ce grand néant. Que s’était-il donc passé ? Kumpa, Awena, Azaan le fixait également sans rien dire, comme si tous attendaient de lui qu’il parle. Il ne pouvait pas leur cacher que quelque chose était arrivée.

    Mais où donc était Kuzali si elle n’était même pas avec son fils ? L’image de son corps sans vie reposant sous la terre donna soudain à Sadaka l’envie de vomir mais il ne dit mot. Fixant tristement tour à tour les membres de sa famille, le cœur lourd.

    « Il est arrivé malheur à Kuzali » déclara-t-il enfin, le regard perdu.

    C’était les premiers mots qu’il prononçait depuis la veille. Les premiers mots après une journée à se taire pour ne faire que pleurer, et puis marcher, rugir aussi... Il déglutit encore. Là, il avait peur. Peur du jugement, car il allait tout leur dire, et qui lui pardonnerait de s’être tu ? Lui savait à quoi s’en tenir, il s’était déjà fait jugé. Mais eux, comment le jugeraient-ils à leur tour ? Il craignait qu’on le chasse, qu’on le taille, qu’on le morde, qu’on le gronde... Il serait prêt à tout endosser, tout sauf la haine. Il ne pourrait se relever de perdre la confiance de sa sœur Ahva. Celle-ci d'ailleurs ne perdit pas une minute pour montrer son inquiétude, exigeant plus d'informations. Elle allait être servi à ce niveau là, mais lui pardonnerait-elle ?

    Il inspira une bonne fois pour toute et se lança dans la vérité. Aujourd’hui, pour elle, il devait être honnête, et ce tout le restant de sa vie.

    « Je ne vous ai pas tout dit... Lors de mon voyage en solitaire, j’ai marché jusqu’à l’ancien royaume Marozi où j’ai croisé la route de Mopango. »

    Il fit une courte pause, se doutant que ce nom allait réveiller chez eux la crainte.

    « J’allais chercher ce que je pensais être une famille, une autre. Une qui verrait en moi ce que j’avais envie de voir. Plus qu’un frère, plus qu’un fils, un héritier. Digne fils de Mopanga. Je n’avais pas envie de faire du mal, et ce à qui que ce soit, surtout pas à elle... J’ai vite compris que Mopango ne cherchait pas en moi celui que je croyais mais bien fidèle adepte avide de vengeance. Je ne voulais plus me venger, je le jure. »

    Il planta ses grands yeux dorés, fier héritage du soleil, dans le regard dur de Kumpa. C’était vrai Kumpa, Sadaka n’était pas parti là bas pour te mettre en danger. Il cherchait simplement autre chose...

    « J’ai également rencontré une amie sur mon chemin. Une amie que j’ai aimée et qui s’est retrouvé détentrice de la vie de mes enfants. J’ai bêtement prit peur quand je l’ai apprit car je venais lui avouer que je quittais Mopango pour partir avec elle, loin d’ici. Mais c’était impossible à ce stade de la grossesse, j’ai donc gardé mes secrets, ignorant qu’ils feraient de moi le bourreau de Kuzali... »

    Le récit s’assombrissait mais il ne pouvait laisser à son public le temps de réagir, le temps de l’interrompre. Il devait tout dire, et maintenant.

    « J’ai donc continué à servir ce perfide personnage, ne le croyant plus capable de rien si ce n’est semer la zizanie auprès des exilés. C’est lui qui a mit le feu à la savane, c’est lui qui a introduit Ateyo et l’a fait passer pour votre sauveur et... le pire c’est que j’ai fais parti de ça, de cette mascarade morbide. Espérant encore croire qu’il ne pouvait rien faire contre Prideland... Mais il a sut trouver la faille, il a sut profiter du noir, bravant la carapace dorée que sont ces terres. Il a trouvé Kuzali et c’est lui qui l’a.... tué... »

    Ces quelques mots furent comme un poignard pour Sadaka. Ils venaient, tel un lion furieux, de le déchirer à l’intérieur. Kuzali était morte... Il se senti flancher mais il se devait de terminer. Le regard toujours droit mais dont le trouble était notable. Son récit était ponctué par la colère d'Ahva, ne semblant y croire. Pourtant, et malheureusement, tout ce qui sortait de sa gueule n'était que pure vérité.

    « Je l’ai découverte dans son dernier souffle. Je ne voulais pas la ramener ici, à la vue de tous. Elle était détruite, les coups criblaient son corps. C’est sur la Lande que je l’ai enterrée. Loin d’ici. Mais je vous mènerais à son tombeau. Je sais que vous en auriez peut-être décidé autrement, mais je ne pouvais prendre le risque. De plus, il m’a semblé lui faire honneur en lui offrant le repos sur une terre qui n’appartient à personne. Car c’est ce qu’elle était. Lionne du soleil, insaisissable et douce, fière et tendre, repoussant toute frontière, voyageant au gré de ses rencontres...»

    Il bascula alors la tête vers Fleck. Lui qui venait de se faire attaquer par Soto devait savoir que le fils de Kuzali disait vrai, et il espérait qu'il l'aide un peu. Car, depuis quelque temps, Sadaka se voyait tourner bien des dos, et pas des moindre. Tout ceux qui l'aimaient semblaient peu à peu s'en aller ou ne voir en lui qu'un monstre. En serait-il de même pour eux ?

    « C'est lui qui t'as fait ça ? » Demanda-t-il alors au lycaon blessé. Ayant déjà oublié les dires de sa soeur tant la peine, la confusion et la rage remplissaient la grotte.

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MessageSujet: Re: VOILE DORE TOMBE ENFIN -   Mar 23 Mai - 12:02


L’ombre de la lionne avançait péniblement parmi les herbes de la savane, son dos déformé par le reflet du lycaon qu’elle transportait. Le sang du canidé coulait amèrement sur son pelage ambré, dégoulinant le long de ses pattes pour former une fine trainée de sang dans leur sillage. L’air était lourd et silencieux. Fleck était endormi. Par moment, la lionne sursautait pour le voir réagir, savoir qu’il n’était pas mort et qu’elle devait se hâter. Tout avait dérapé là-bas, au-delà des frontières.

Épuisée par le choc émotionnel mais aussi par l’effort physique, Ahva n’était plus apte à courir et traînait péniblement son poids ainsi que celui de son ami. Voilà plus d’une journée qu’elle marchait. Tout avait pourtant commencé de façon si anodine ou presque. La princesse avait surpris cette étrange discussion entre le roi et son espion et intriguée, elle avait pris le lycaon en filature pour ne le retrouver que bien plus tard, agonisant dans les plaines arides de l’ancien royaume des Marozis, les yeux crevés et souillé de son propre sang. Sa peur d’antan avait ressurgi en apprenant que le coupable était Soto. Tout se mélangeait dans la tête de la princesse qui peinait à rejoindre les bouts. Avant de perdre connaissance, l’espion lui avait révélé sa rencontre avec le général des hyènes, l’existence de Shiraz ainsi que sa quête pour trouver le refuge du dernier Nyeusis probablement allié avec les exilés d’Outland. Toutes ces révélations semblaient avoir ouvert une nouvelle porte à la princesse dont elle ne pouvait plus s’éclipser : le monde adulte. Une nouvelle guerre allait-elle sévir la Terre des Lions ? Ahva n’était plus sûr de rien si ce n’était qu’elle devait rejoindre le priderock et ramener Fleck en vie.

Quand enfin la lionne rejoignit la savane du royaume, elle fut immédiatement frappée par cette atmosphère qu’elle ne connaissait pas. Tous les oiseaux s’étaient tus et jamais on n’avait entendu de savane plus silencieuse. Son cœur se serra. Rassemblant ses dernières forces, la princesse accéléra le pas et rejoignit bientôt le Rocher de la Fierté. Là, son intuition la prit à la gorge. L’air morose de la savane semblait l’avoir suivi jusqu’ici, au cœur même de Prideland. Tandis qu’elle avançait vers les siens, leurs regards se levèrent vers leur princesse revenue mais plus encore que leur choc devant l’arrivée des deux survivants, une mine terriblement inquiète les rongeait. Dépassant la foule, une guerrière s’approcha de la lionne ambrée. C’était Jawa.

« Princesse, vous êtes enfin de retour… » lui murmura-t-elle d’une voix éreintée. « Par nos aïeux, qu’est-il arrivé à Fleck ? Non, vous n’avez pas le temps, écoutez : quelque chose de terrible est en train de se produire. Voilà plusieurs jours que votre mère n’est pas revenue et Sadaka, il est rentré, je … je crois que vous devriez aller rejoindre votre famille. Dépêchez-vous. »

Ahva demeura bouche bée, assimilant difficilement ces multiples informations. Sa mère, partie ? Où ? Ce n’était pas son genre. Sensible aux émotions de la lionne, Ahva succomba à son tour à l’angoisse et à la peur. Ainsi secouée, la féline sortit de son état second et entreprit de rejoindre la plus haute plateforme du rocher d’un pas pressé, là où on lui donnerait des réponses.

Faisant irruption au milieu de la scène, Ahva déposa tour à tour son regard sur ses frères et sœurs puis sur son père. Kuzali n’était pas là et seuls demeuraient leurs visages pétrifiés. Sa peur n’en faisait que grandir. Se glissant à ses côtés, Sadaka l’aida à déposer le lycaon au sol. Ahva lui murmura qu’il était en lieu sûr puis se redressa vers le reste du groupe.

« Fleck a été attaqué. Pardon papa mais je l'avais suivi depuis son départ de Prideland. Ce n'est que bien plus tard que je l'ai retrouvé, agonisant sur les terres de l'ancien royaume des Marozis. C'est Soto qui a fait ça... » Son calme apparent n'était du qu'à la fatigue mais son regard trahissait de son état d'alerte. Observant ceux qu'il l'entouraient, elle finit par demander: « Pourquoi êtes-vous tous ici ? »

Tous ? Non. Une manquait à l'appel de cette mystérieuse réunion familiale. Elle les dévisageait sans trop comprendre. Sadaka semblait prêt à parler, comme s'il s’apprêtait à livrer discours. Que se passait-il ici ? Coulant un regard vers son frère aîné, la princesse était suspendue à ses babines quand la nouvelle frappa. Qu’entendait-il par il est arrivé malheur à Kuzali ? Ahva ne comprenait pas ou du moins ne souhaitait pas comprendre. D’une voix fragile, elle demanda :

« Où est maman ? »

Elle n’eut aucune réponse. Pétrifiée, la princesse était même incapable d’aller chercher du soutien auprès de sa fratrie et demeurait figée face au lion de suie qui, après une grande inspiration, leur révéla tout.

Mopango. Taali. Ses enfants. Comment avaient-ils pu ne rien voir ? Incapable de ne prononcer ne serait-ce qu’une syllabe, le dernier coup fut porté par l’annonce de la mort de la reine. Kuzali avait été tué. Ahva hoqueta d’horreur. Non. Ce n’était pas possible. Kuzali ne pouvait pas être partie, elle ne les aurait jamais laissés.

« Tu mens… ça ne peut pas être vrai. » susurra la princesse d’une voix à peine audible.

Figé tel un roc, Sadaka leur confia comment il avait retrouvé la Fille du Soleil, comment il l’avait emporté dans les tréfonds de la Lande pour l’y enterrer dans le plus grand secret mais surtout comment il avait tué leur mère. Le visage déformé par la douleur et la chagrin, Ahva ne disait mot mais fixait son frère avait une hargne jamais vu.

Son cœur palpitait à une vitesse presque douloureuse et un bourdonnement affreux résonnait entre ses tympans, la rendant sourde de tout. Hier encore elle découvrait le corps aveugle du lycaon et aujourd’hui on lui annonçait la mort de sa mère. Ce ne pouvait être qu’un cauchemar qui n’avait de cesse de durer. Exténuée par son périple, en proie à toutes les émotions et surtout impulsive, la princesse choisit de céder à la colère. Les crocs douloureusement crispés, sa mâchoire se déformait sous les vices du chagrin. Balayant la question de son frère d’un revers de la patte, elle lui dit d’une froideur nouvelle :

« Tu nous as menti à tous. » Tant sa déception que sa colère était perceptible. Après une brève inspiration et un long regard porté dans les tréfonds des iris dorées de son frère, sa gueule s'ouvrit subitement: « Tu l’as tué avec tes secrets ! »

Son cri de haine déferla sur le lion tel une vague d’injustice. Il était tout aussi victime d’elle mais Ahva ne voyait que le visage d’un coupable. Elle l’avait aimé comme un véritable frère, s’était toujours inspiré de lui, l’avait érigé en figure de héros et voilà qu’ils les trahissaient tous. Elle ne parvenait pas à croire que tout ce temps, Sadaka avait été l’allié de Mopango et Ateyo.

Tout se mélangeait, son esprit déjà au bord du burnout surchauffait et elle sentait ses veines drainer une quantité de sang tant celui-ci bouillonnait en elle. Mêlant toutes ces informations dans un bric à vrac désordonné, elle réalisait des tonnes de choses qui ne faisait que la faire souffrir au fur et à mesure qu’elle avançait dans ses déductions.

Les larmes lui montaient aux yeux mais la princesse se refusait à pleurer.

« Tu étais au courant pour le feu ? Tu… tu as délibérément mis nos vies en danger ? Comment as-tu pu Sadaka ?! C’était nous ta famille, pas eux, regarde ce qu’ils ont fait à maman ! » Sa voix paraissait tant fragile et si l’on ne voyait ses larmes on pouvait les entendre. En proie au plus grand des chagrins, elle ajouta : « C’est de ta faute. »


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Ahva s'affranchit en #D66A14
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MessageSujet: Re: VOILE DORE TOMBE ENFIN -   Mar 23 Mai - 16:00

La vie m'avait rarement parut aussi morne et triste... Le soleil et ses doux rayons semblaient s'être éteins. Jamais je n'aurais la chance de pouvoir le voir briller de nouveau... Je n'étais même pas sur de l'état dans lequel j'étais. Endormi, conscient, mort ou vivant ? Mon corps me semblait si douloureux et le monde était plus noir qu'il ne l'avait jamais était. Plus sombre que la plus sombre des nuits. Sous moi, je pouvais sentir le mouvement régulier d'un félin en marche... Régulier mais qui avait perdu toute joie et qui, peu à peu, était gagné par la fatigue. La jeune Princesse Ahva... C'était grâce à elle que j'étais encore en vie... Mais comment en étions-nous arrivé là ?

Tout avait commencé avec ma maudite habitude de me mêler de ce qui ne me regardait pas... Et la discussion avec le Chef des Guerriers Hyènes, Makeo et ma petite enquête sur le Royaume Marozi. Une enquête qui m'avait conduit à croiser la route d'un lion doré à la crinière noir. Soto. Tel était son nom d'après ce que m'avait dit Ahva. Et... Et nous voilà. Depuis cette rencontre, le moindre mouvement m'était insupportable de douleur et mes yeux me faisait souffrir. Et... Et je n'osais même pas ouvrir mes paupière. Au moins, tant qu'elles étaient fermées je pouvais encore croire, espérer, prier pour que ce soit la raison de ce monde si sombre. Mais il n'y a que les menteurs pour se répéter à eux même qu'ils croient en la vérité. Pour le moment, je préférais simplement vivre dans un mensonge.

Mes oreilles s'agitèrent en entendant une voix. Mmh ? Étions-nous rendu au Rocher de la Fierté ? Le voyage m'avait parut bien court... Sans doute m'étais-je assoupis malgré la douleur. Je n'allais pas m'en plaindre. J'allais pour soulever mes paupières lorsque je me ravisais rapidement. Non ! Pas maintenant. Il était trop tôt. Mais je n'étais pas sur de tout comprendre. Kuzali... N'était pas là ? Qu'est ce que ? Je sentis le pas de la jeune lionne s'accélérer. Mes oreilles se plaquèrent en arrière alors que je pouvais sentir le bout de mes pattes trembler. Cette situation n'avait rien de rassurant... Si bien que lorsque je sentis quelqu'un me toucher pour m'aider à descendre du dos d'Ahva pour toucher le sol, je ne pu retenir un gémissement de peur tout en agitant les pattes dans tout les sens.

La jeune Princesse eut beau tenter de me rassurer cela ne calma pas ma panique. La queue entre les pattes, le corps tremblant et les oreilles basses, je me rapprochais de la Princesse qui m'avait sauvé jusqu'à sentir un contact physique avec sa fourrure. Cela ne devait sans doute pas être très agréable pour elle d'être collé ainsi par une boule de poil tel que moi, mais je m'en moquais. Le cœur battant la chamade, je cherchais surtout à trouver quelque chose de rassurant et de familier dans ce monde dénué de lumière. Et Ahva était bien la seule à correspondre à cela en cet instant.

Peu à peu, mes muscles se détendirent et puisque j'étais incapable de voir qui était présent je me contentais de le sentir. Il y avait là toute la famille royale. Attendez.. Non. Il manquait Kuzali mais... Où était-elle ? Ahva semblait tout aussi perdu que moi jusqu'à ce que la voix de Sadaka retentisse. Malheur ? Comment ça malheur ?

Le jeune lion commença un récit que j'aurais aimé ne jamais entendre. Il raconta sa rencontre avec Mopango, ce qui s'en était découlé, les liens qu'il avait tissé au fil de ses voyages et la mort de sa mère. Que... quoi ?! Ma gueule s'entre-ouvrit sous le coup du choc, ignorant même la question du jeune lion... Allez savoir à qui il la posait à vrai dire... Peut être n'étais-je pas le seul blessé, pour ce que je pouvais en voir ! De toute façon, quelqu'un pris la parole avant moi et je pouvais clairement entendre dans sa voix à quel point elle était détruite. Mais quoi de plus normal ? Pour l'apaiser, ou en tout cas, tenter de le faire, je me mis à la caresser du bout de la patte. Peu à peu, je sentis les larmes me monter au yeux et bruler mes blessures fraichement refermées.

Les choses... Les choses semblaient s'enchainer trop mal pour être réel... La tête baissée, j'attendais qu'Ahva finisse sa tirade pour prononcer le moindre mot.

- ... Tout le monde t'a mis en garde. Tout le monde t'a prévenu du danger qu'ils représentaient.


Ma voix était tremblante. Autant de tristesse que de colère. Mais je tentais de contenir cette dernière. Sans grand succès.

- Pensais-tu sérieusement que tous les Royaumes les craignaient sans aucune raison ou juste par bêtise ?! Tu n'étais pas là pour voir les ravages qu'ils ont causé ! Tu peux nous reprocher de les haïr sans trop les connaitre. Toi ? Que savais-tu d'eux ? Rien ! Absolument rien ! Mis à part ce que tu voulais croire ! Et tu y as cru ! Malgré tout ce que tu as pu entendre ! Malgré toute les mise en garde ! Ta mère n'a pas aider ces lions pour une bonne raison ! Ne t'es-tu donc jamais demandé la quelle ?!


Ma colère et ma voix vive laissa place à un soupir las.

- Et vois où cela t'a mené. Tu as eu l'occasion de raconter ce qui c'était passé. Et tu as préféré te perdre dans tes secrets... Tu as fais pénétré parmi nous un traitre qui est à présent à une place presque intouchable et ce, en mettant en péril la vie de ceux qui te faisait confiance !


Ce que je venais de dire, nul doute qu'il le savait déjà. Mais qu'importe, puisqu'il fallait que ça sorte. Autant ne pas se retenir. Mon museau se dirigea inexorablement vers le sol alors que je pris une expression dépité. Je pouvais sentir quelques larmes ruisselant le long de mon museau. Mais elles passeraient. J'avais déjà perdu ma mère, Saïka... Et maintenant Kuzali. C'était une amie de longue date, chère à mon cœur, mais le temps penserait ma tristesse. Comme il l'avait toujours fait. ... Du moins, si du temps il nous en restait parce qu'après les révélation de Sadaka, il allait falloir la jouer finement. Mais je n'avais pas vraiment envie de penser à l'avenir pour le moment. Je me contentais de répondre à la question du lion sombre.

- Non. Mopango n'est pas responsable de ça. Il s'agit d'un Exilé Outlander du nom de Soto, croisé sur l'ancien Royaume Marozi.


Je fis une courte pause avant de demander à mon tour, la voix brisée :

- Où l'as-tu enterrée ?

HS : Etant donné que Sadaka vient de tout dévoiler, autant confier Fleck à Ateyo (ou l'inverse selon comment vous préférez voir les choses) dès ce RP ? Comme ça, ce sera fait o/.

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MessageSujet: Re: VOILE DORE TOMBE ENFIN -   Mar 23 Mai - 17:31



Cette nuit, Awena n'avait pas beaucoup dormi pour ne pas dire du tout. Kuzali n'était pas revenue de sa promenade, chose qui n'arrivait jamais, et Ahva avait disparue. En proie à une grande inquiétude, la princesse au pelage d'or n'avait cesser de faire les cents pas autour du Prid Rock. Rien ni personne ne parvenait à la calmer. Plus le temps avançait plus la peur d'Awena grandissait, elle jetait des regards un peu partout, comme pour guetter un signe ou quelque chose dans le genre. Mais non, rien. Un mauvais pressentiment gagna la jeune féline. Plusieurs oiseaux noirs volaient dans le ciel et ne chantaient aucune mélodie. Bien que Awena ne croyait énormément en les signes du destin, elle prit celui-ci un peu plus au sérieux.

Les heures passaient et rien ne se produisait. La princesse n'était pas la seule à s'inquiter, les lion et lionnes du Clan lui lançaient parfois des regard effrayés. La disparition de la reine et de la princesse commençait à ce faire remarquer. Awena tentait de se calmer mais des signes de stresse était présents, comme ses griffes qui étaient constamment sorties … Soudain, une odeur familière parvint au museau de la féline. Sadaka ! Heureuse de voir son grand-frère, Awena perdit son sourire en voyant la mine grave du lion noir. Elle fronça les sourcils et le suivit jusqu'à la tanière. Kumpa et Azaan était déjà là – le roi lui même abordait un air inquiet …

Alors que Sadaka allait commencer à parler, quelqu'un fit irruption dans la grotte. Ahva !!! La princesse au pelage soleil se précipita vers la benjamine mais s'arrêta en voyant Fleck. Une mine horrifié s'installa sur le visage d'Awena. Elle fixa de ses yeux bleu sa sœur puis observa le lycaon. Il était blessé … Ne prononçant aucunes paroles, l'héritière attendit la suite. Se fut Ahva qui rompit le silence :

- Fleck a été attaqué. Pardon papa mais je l'avais suivi depuis son départ de Prideland. Ce n'est que bien plus tard que je l'ai retrouvé, agonisant sur les terres de l'ancien royaume des Marozis. C'est Soto qui a fait ça... Pourquoi êtes-vous tous ici ?

Awena colla son museau contre le cou de sa petite sœur comme pour se réconforté elle aussi puis lui répondit en murmurant :

- Je sais pas …


L'angoisse pouvait être entendue dans les paroles de la princesse, et ce malgré le fait qu'elle essaye de le camoufler. Tout le monde avait du se rendre compte que Kuzali manquait à l'appel. Et c'était certainement la raison pour laquelle toute la famille était là … Awena avait la boule au ventre, elle avait peur. Terriblement peur. Ahva posa la question que se posait tout le monde et se fut Sadaka qui répondit :

- Il est arrivé malheur à Kuzali.


Ces mots résonnèrent longtemps dans la tête d'Awena. Malheur … Kuzali … Le vide se fit dans ses yeux, comme un voile blanc … Tachant de reprendre ses esprits, elle écouta la suite. Le grand lion noir parla, il dit tout ce qu'il aurait du dire depuis déjà bien longtemps. Sadaka avait rejoins Mopango, il avait pactisé avec le diable, il avait trahi sa famille. Il avait aidé Mopango à mettre le feu à la savane, il avait mit la vie de ses sœurs et son frère en danger et il avait permis la mort de Kuzali …

Les émotions se bouleversèrent dans la tête d'Awena. Pourtant, elle ne pleura pas, elle n'y arrivait pas … La gueule légèrement entrouverte elle écoutait à peine les paroles prononcer par sa sœur et Fleck. La première émotion à prendre le dessus fut la colère. Ses griffes se crispèrent, elle les planta dans le sol et releva son regard – qui était jusque là poser par terre – pour fixer celui doré de son frère. Tout deux avaient reçu un héritage du soleil. Sadaka les yeux et Awena le pelage et tout deux en était fier. Pourtant aujourd'hui, la princesse avait du mal à voir Sadaka comme le fils de Kuzali. Il ne l'avait peut-être pas fait exprès mais il avait permis à Mopango de tuer Kuzali !!!

C'était un regard froid presque glacial que lança Awena à son frère. Elle se plaça aux côté de sa soeur, les sourcils froncés. Lors de sa dernière rencontre avec Sadaka, elle lui avait permit de tout avouer mais il ne l'avait pas fait il avait menti. Et elle comme une idiote, elle lui avait fait entièrement confiance.

Sans laisser à Sadaka le temps de répondre aux questions de Fleck, Awena lança d'une voix reflétant mille émotions mais en particulier, la colère, la tristesse et le dégout :

- Pourquoi ? Pourquoi tu as fais ça ?! Nous on ta toujours aimé !! Maman te protégeait tout le temps, elle t'adorait, elle avait confiance en toi ! Mais elle n'était pas la seule, moi j'avais confiance en toi ... Toute la famille avait confiance en toi ! Et c'est de cette manière que tu nous remercie ?!


Après une courte pause, la princesse reprit :

- Tu nous a mit en danger, tu as mit tout le monde en danger et au lieu de tout avouer tu as préférer te ranger de leur côtés ?! Pourquoi tu ne nous là pas dit ?!!!


Awena avait cracher la dernière phrase en criant, elle qui était d'habitude si gentille, si calme, si attentionnée, la voilà qui s'emportait ... Chose qui n'était jamais arriver. La mort de Rono l'avait énormément affecté et voilà que sa mère mourrait ...

Les larmes n'avaient pas coulées sur les joues d'Awena et elle coulerait pas maintenant, pour le moment s'était son coeur qui saignait ... Soudain elle cracha avec dureté mais remplit d'une certaine tristesse que Sadaka les ait trahi :

- Tu nous a trahi ... A cause de toi maman est morte !


Hrp:
 



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Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: VOILE DORE TOMBE ENFIN -   Mer 24 Mai - 9:51





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Les épaules du jeune prince s’affaissèrent, son visage se décomposa et sa voix mourut dans sa gorge. A l’instar de ses sœurs, il ne céda pas à la colère, du moins pas de manière aussi vive. Ses yeux se perdirent un instant et il laissa les paroles de Sadaka faire le cheminement jusqu’à sa tête. Il ne voulait pas y croire et pourtant tout était là. Trop de choses étaient là. Confus, il ne savait pas où donner de la tête, la mort de sa mère, les conspirations de son frère, l’incendie, Ateyo – c’était trop. Tout ça était beaucoup trop pour le prince. Mais une seule question persistait au fond de tout ça :

« Pourquoi ? »

Il avait beau retourner toutes les révélations sous les tous les angles, il ne comprenait pas comment tout ceci avait pu dégénérer à ce point. Ce n’était pourtant un secret pour personne : les Nyeusis étaient mauvais. Comment Sadaka a-t-il pu se laisser embarquer un seul instant par ce monstre, alors que sa mère, leur mère, les avaient protégés envers et contre tous.

« Rien de ce que tu as fais n’est logique. On aurait pu t’aider… On aurait pu éviter tout ça. »

Encore aurait-il fallut que Sadaka ne commette pas l’irréparable. Maintenant c’était trop tard, beaucoup trop tard et il semblait que cette victoire face au Nyeusis se transformait en une défaite amère. Le prince nageait en pleine confusion, ballotté entre rancœur et incompréhension.

Une épée de Damoclès venaient de s’abattre en plein sur Sadaka avec le courroux de ses sœurs. Il ne serait pas celui qui en laisserait tomber une autre même si au fond de lui, il aurait voulu exploser. Ce n’était pourtant pas la bonne chose à faire – il aurait beau hurler de toute ses forces, cela ne ramènerait pas leur mère.

Kumpa quant à lui, avait le regard dur, chargé de reproches. Sa respiration était rapide et son cœur battait à tout rompre. Il avait essayé d’être compatissant et avenant envers Sadaka, de nombreuses fois et voilà le résultat final. Sa compagne. Sa reine. Son soleil s’était éteint. Il ne restait plus qu’un tas de cendre sur lequel pleurer. Tout envolé. Effacé. Et tout ça pour quoi ? Sa voix grave s’éleva mais il n’hurla pas non plus, mais la colère était bien perceptible :

«  Ce que tu as fais… C’est impardonnable et j’espère que tu en as conscience. Quant à parler du risque de ramener son corps ici, tu aurais dû penser à ce genre de choses bien avant qu’elle soit morte. »

Il ne doutait pas que Sadaka devait s’en vouloir et au fond de lui, il pensait que c’était la moindre des choses. Cependant il n’avait rien vu venir non plus et il n’avait pas su non plus protéger Kuzali. Il était secoué, n’ayant plus nécessairement conscience de ce qu’il disait, savoir si c’était bien ou mal, injuste ou non. Il venait de la perdre et il semblait qu’une partie de son monde se dérobait sous ses pattes.

«  Elle a tout fait pour toi, elle t’a tout donné... »

La tristesse le gagnait plus que de raison et il perdait presque la face. Pourtant, il n’en était pas moins un roi. Roi qui venait d’apprendre qu’un démon noir sévissait sur la Lande. Il se devait de reprendre contenance, maintenant. Quelque chose vint le frapper et il interrogea Sadaka :

«  As-tu été encore irresponsable au point de laisser là-bas tes propres enfants ? »

Veuf mais pas moins père. Il espérait que Sadaka avait eût assez de jugeote pour mettre sa famille en sécurité. Sadaka devait grandir et pour le moment Kumpa ne voyait encore qu’un enfant qui avait provoqué la pire catastrophe qui pouvait lui arriver. Il était complice sans le vouloir mais porterait à jamais le lourd fardeau de la culpabilité.



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MessageSujet: Re: VOILE DORE TOMBE ENFIN -   Jeu 25 Mai - 14:45


    Comme il s’y attendait, les reproches tombèrent un à un. Il resta droit, ne courbant ni le dos, ni les oreilles, ni même les yeux. Il voulait faire face à chacun des membres présents, leur montrer qu’il était prêt à recevoir tout les blâmes. Car il l’avait mérité, et il le savait.

    C’est Ahva qui ouvrit le bal, et malgré toute la contenance qu’il se donnait, il souffrait d’autant plus de voir un visage qu’il n’avait jamais vu chez elle. Celui de la haine, une haine profonde, viscérale, et le grand mâle savait très bien qu’elle aurait été bien capable de lui bondir dessus afin de lui enfoncer ses griffes dans la gorge. Dans ses yeux plus d’amour, plus de respect, plus d’admiration. Il venait de dégringoler au rang de traitre, de menteur et, surtout, d’assassin. Elle se mit à le questionner sur le grand incendie. Il senti sa gorge se nouer. Il avait planté ses grands yeux dorés dans le regard noir de sa cadette. Celui-ci luisait un peu, on aurait pu croire qu’elle allait se mettre à pleurer. Ca ne serait pas là des larmes de tristesse mais bien de rage, de colère. Elle haïssait son frère en ce moment. Arriverait-elle à lui pardonner ? C’était eux leur famille, voilà ce qu’elle lui reprochait aussi. D’être passé à côté de ça... Oui ces animaux étaient des monstres, ou en tout cas, Mopango l’était. Il n’était pas le seul, certes, mais quand elle se mit à parler de famille, son esprit se dirigea vers Gizani. Le seul qui devait être sauvé de cette mascarade morbide. Cela dit, il se taisait. Tout cela ne faisait que commencer, il penserait à Gizani plus tard, car ce fut à Fleck de prendre la parole.

    Malgré son corps abimé, ses yeux sanguinolents et clos, il prit une voix étrangement ferme. Cette voix n’était en rien le reflet du lycaon, bien que meurtri, il se montra tout aussi intransigeant que la princesse Ahva. Il était en colère lui aussi. Montrant à Sadaka qu’il n’était qu’un nigaud qui n’avait pas voulu les croire. Oui, il ne savait rien des Nyeusis, oui, tous l’avaient mit en garde. Mais il ne pouvait s’en vouloir d’avoir essayer. Fleck, Ahva, Kuzali... Ils avaient ce goût de l’aventure, ils avaient soif, tout comme lui, de pouvoir voir et comprendre de leur propres yeux. Sadaka avaient voulu faire comme eux, se faire sa propre idée. Et voilà qu’aujourd’hui, il savait à quoi s’en tenir. Mieux ! Il savait quoi faire. Comment agir pour faire payer à Mopango ce crime. Il en vint également à mentionner Ateyo. Effectivement, pour lui, il faudrait être plus subtile, mais ça n’était pas une fatalité et ils trouveraient un moyen... Puis, ils avaient l’œil sur lui, en tant que gardien, le félin ne pouvait s’éclipser quelques heures sans que l’on remarque son absence. Le lycaon blessé, d’un ton cette fois triste demande à Sadaka où reposait aujourd’hui le corps de sa mère.

    Le mâle de suie, toujours aussi droit et impassible senti sa gorge se serrer. Il n’arrivait pas à parler.

    La voix glacial et sèche d’Awena le surprit alors. Accusant, tout comme les autres avant, le mensonge et la trahison d’un lion ingrat qu’elle appelait avant frère. Nul ne comprenait les raisons qui avaient poussées le lion de suie à partir, puis leur mentir pour finalement tous les mettre en danger. Il aurait put leur dire que ça n’était pas si simple mais il se remémora sa dispute avec Taali. Lorsqu’il avait essayé, elle l’avait d’autant plus humilié, le mettant face à ses contradictions. Aujourd’hui, il n’avait rien à réclamer, il n’avait pas à se justifier face à ses lions en colère. Leurs reproches étaient justes, légitimes, et il accuserait tous les maux.

    Mais c’est Azaan qui le surprit le plus. D’un air ailleurs, décontenancé, il dit à Sadaka que rien n’était logique. Le cœur du mâle se gonfla une nouvelle fois de tristesse, le visage clos. Il avait raison, entièrement. Il n’y avait aucune logique, ou si, celle que Sadaka s’était imposée et qui, finalement, n’avait rien d’une bonne idée. Bien qu’immense face à tout ces lions et ces lionnes, il se sentait tout petit, en proie à la colère de ses pairs. Mais il se devait de garder la tête haute et de leur permettre à tous de cracher ce qu’ils avaient cracher.

    C’est à Kumpa que revinrent les derniers mots. Il qualifia d’impardonnable son attitude, mettant une fois de plus en avant l’ingratitude du fils de Kuzali. Elle qui avait tout fait pour lui. Il le savait, mais ce que nul ne semblait voir aujourd’hui, c’est qu’il était tout aussi désemparé qu’eux. Il était celui qui avait passé le plus de temps avec elle. Il était celui qui avait été le roi de son cœur. Il avait été sa raison de vivre, et elle la sienne. Il était brisé, anéanti, et tous ici étaient aveuglés par leur propre tristesse. Ignorant la peine de son voisin, ignorant la peine de Sadaka. Ne voyant en lui qu’un enfant, un traitre, un tueur. Mais, une fois de plus, il devait prendre sur lui. Contrôler l’envie de leur dire que lui aussi était en colère, que lui aussi s’en voulait. Mais il ne dit rien. Toujours aussi stoïque. On aurait cru à une statue de pierre tant sa concentration était grande pour garder son calme et accuser les coups.

    Kumpa clos sur une note plus pragmatique. Parlant de ses enfants. Voilà qu’une fois de plus il allait se faire traiter de fou, de sot. Car, même s’il s’était assuré que nul n’apprenne l’existence de sa famille, il savait que Kumpa le regarderait de haut, déploré par tant de stupidité et d’inconscience.

    La colère était palpable et émanait de chaque être présents dans la grotte. Le lion ébène avait imposé un court silence. Déjà fatigué de ce combat mental qu’il s’imposait à lui même. S’essayant calme, raisonné et diplomate. La mort de Kuzali devait l’obliger à grandir, et ce une bonne fois pour toute. Taali l’avait mit sur le chemin, et aujourd’hui, il devait continuer. C’est pourquoi il n’avait pas rechigné, il n’avait pas polémiqué. Laissant à chacun la liberté de s’exprimer. Car la vérité aujourd’hui était là : ils avaient tous perdu Kuzali. Et c’était une peine indéniable. Elle était une mère, une amie, une compagne. Et rien ne pouvait remplacer cela.

    Une fois qu’il retrouva un peu ses esprits, il se mit à parler, répondant plus ou moins aléatoirement à tout ce qui venait de se dire.

    « Je l’ai enterrée dans la Lande, près de la grotte où j’ai grandis. Elle y a été heureuse avec Samekh, Ishana, Vita, Samba et moi. C’est aussi là bas que son amour pour vous es né. » Il posa ses grands yeux dorés sur Kumpa, l’air toujours aussi neutre.

    « C’est là bas que ses rêves se sont concrétisés. Elle vous a aimé, elle a participé à la révolte, elle s’est préparée au combat sur cette Lande. Le combat qui vous a mené ici, aujourd’hui. Cette Lande ça n’est pas égoïste. Ca n’est pas Kuzali et moi. C’est elle, c’est juste elle. C’est une terre aux abords simples mais pleine de vie, de surprises, profitant d’une étendue infinie. C’est une terre de passage, d’accueil. Mais c’est également des souvenirs. Et de beaux souvenirs. Puis, pour se rendre sur sa tombe, il faudra sortir d’ici, aller découvrir autre chose. Sortir de Prideland. Et ça, je sais qu’elle l’avait en elle. Cette envie d’ouvrir le monde à ses enfants, à ses amis. »

    Cette fois, c’est vers Ahva que son regard glissa. Elle était toujours furieuse, il le savait. Mais ils devaient tous comprendre aujourd’hui que Sadaka baissait les armes. Qu’il n’était pas là pour autre chose que la vérité et le partage d’une souffrance commune. Et si tous voulaient le haïr, alors ils le haïraient. Mais il était prêt.

    « Mais vous avez tous raison. J’ai été borné. J’ai voulu voir, j’ai voulu aller au delà des mots, espérant toujours, et je me suis trompé. Aujourd’hui je suis prêt à en assumer les conséquences. Mais si je suis venu vers vous, c’est pour me soumettre. Me racheter, ou alors essayer. Mopango est un lion dangereux. Bien qu’âgé, il n’en est pas moins fourbe ni fort. Mais, quoi que vous puissiez penser, je ne tolèrerais pas qu’il vive plus longtemps... »

    Voilà qui était clair. Mopango allait payer. « Et je viens vous promettre que Kuzali sera vengée. »

    Il n’avait envie d’enrôler personne. Ceux qui voudraient l’aider l’aideraient, c’était un simple appel.

    « Néanmoins je ne veux plus mentir, plus jamais. Alors si nous décidons ensemble d’une solution, je jure que je serais à vous, pleinement. Quant à ma famille Kumpa, ils sont encore dans la Lande, dans une grotte. Et comme il est temps pour moi d’être responsable, je te demande aujourd’hui si tu penses pouvoir les accueillir ici, sur Prideland, ainsi que ma compagne. »

    Il espérait qu’il dise oui. Mais la requête était un peu fort de café. Dans les yeux de Kumpa ne luisait que de la rage et tristesse. À ce moment précis, le Roi de Prideland avait surement plus envie de bannir Sadaka que d’accueillir sur ses terres sa progéniture. Le grand mâle inspira alors, puis, d’un coup, brisant cette statue, inclina sa tête ainsi que tout son corps. Il ne s’agissait pas d’un effondrement mais bien d’une allégeance ultime et maitrisée.

    « Je suis désolée... » Déclara-t-il, sombre mais pas chancelant, à l’adresse de qui voudrait bien l’entendre. Reine de mon coeur, tu me manques déjà tant...

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MessageSujet: Re: VOILE DORE TOMBE ENFIN -   Sam 27 Mai - 15:11


Les reproches ne cessaient de tomber sur Sadaka, tous avaient besoin de faire entendre leur peine muée en colère. Ce grand méli-mélo de reproches et de regard dur n’était en rien un plaisir mais la mort de Kuzali avait déclenché un cataclysme. Ahva sentait sa gorge se nouer tandis que la chaleur colérique la gagnait. La jeune lionne était en ébullition et risquait d’exploser à tout moment lorsqu’une patte un brin fragile mais infiniment douce lui apporta de son réconfort. Fleck. Sensible au désarroi du lycaon, la princesse soupira et tenta de maîtriser son ardeur. Bientôt, ce fut Awena qui vint se placer à ses côtés. Jamais Ahva n’avait vu sa sœur en pareille colère et cela ne faisait que lui briser le cœur une fois de plus. Tous trois faisaient bloc devant un Sadaka impassible, recevant les coups un à un sans broncher.

Bientôt, suivant les paroles perplexes de leur frère, le Roi s’exprima. Quittant alors pour la première fois le lion de suie du regard, Ahva observa son père, cherchant en lui une lueur d’espoir qui la raisonnerait mais Kumpa était tout autant rongé par le chagrin. Voir son père le Grand Roi Soleil se ternir de la sorte chamboulait la princesse. Plein de reproches mais pas moins censé, il questionna Sadaka sur ses enfants. Ahva déglutit. Pas même leur dire qu’il était père… C’était blessant. Sadaka leur avait caché tant de part de sa nouvelle vie jusqu’à finalement causer la perte de celle qui avait été trop curieuse. S’il avait été honnête avec eux, peut-être que rien de tout cela ne serait arrivé. Ils auraient pu l’aider, le protéger. Sadaka avait fait le mauvais choix en faisant route seul et prenait aujourd’hui tout le poids de ses erreurs en pleine face. Un instant, Ahva eut de la peine pour lui et de la compassion. Sadaka avait toujours été si proche de leur mère, la princesse n’était pas sotte quant à l’étendue de son amour pour elle et réciproquement. Si l’admettre n’avait pas été évident, Ahva avait vite compris que leur mère ne pourrait jamais les aimer autant que son premier fils tant leur histoire avait été particulière et leur lien si fusionnel. Jamais rien ni personne n’avait eu d’égal que Sadaka dans son cœur et c’était sans doute pour cela qu’elle lui en voulait autant.

Quittant sa léthargie, le lion noir leur répondit enfin et confia qu’il avait enterrée le corps de leur mère dans la Lande. Ahva, qui avait de nouveau le regard posé sur lui, sembla réagir. Si l’idée de savoir le tombeau de Kuzali ailleurs que chez les siens lui était pénible, elle n’en était pas moins touchée par la symbolique. La princesse baissa le regard vers la roche, imaginant alors le corps de sa mère sans vie plongé sous terre, là où plus personne ne pourrait jamais admirer son beau pelage doré. Baissant les armes devant eux, Sadaka fit la mémoire de celle qui avait été reine de ce royaume et renouait avec une franchise longtemps oubliée.

Ahva ne répondit pas à ces éloges mais perçu le regard du lion à son attention. Elle le fixa quelques instants puis détourna son regard de lui dans une forme de rejet. Sa colère était peine et trop secouée, elle ne pouvait attraper la patte tendue de celui qui souhaitait se racheter. Il avait trahi sa confiance, leur confiance et son héros d’hier devenait sa déception d’aujourd’hui. Sadaka n’avait plus rien d’un frère adulé et chéri, la rancune de la princesse était terrible et dévastatrice, balayant d’un revers de la patte les souvenirs partagés et la tendresse infime. C’était un traître.

Transformant son mea culpa en une vendetta, Sadaka fit entendre un nom qui réveilla la lionne de sa stupeur. Mopango. Ses poils se hérissèrent, secoués par une violente vague de colère. C’était un appel à une vengeance sanglante, un appel au combat et à la victoire. Venger Kuzali. L’idée enflammait tous les sens de la lionne. Une flamme très précise traversa le regard de la princesse qui dès lors, succomba aux vices de la peine.

Suivant cet appel de guerre, ce fut un appel de détresse. Soucieux pour la sécurité de sa famille, Sadaka demandait leur asile au roi. Ahva fut surprise de son toupet. Il leur annonçait tous ces complots dont il était complice et demander maintenant leur aide ? Elle souffla du museau avant de songer à Taali. Voyant plus large que sa haine, la princesse songea que la lionne ne méritait pas de subir les erreurs de son compagnon ni même leurs enfants. D’une voix lasse et fatiguée, elle répondit :

« Ils sont victimes de tes erreurs eux aussi. La Lande n’est plus un endroit sûr, je ne sais même pas ce qu’il est encore, les partisans de Mopango ont infiltré le cœur même de notre royaume. » Marquant une pause, elle coula un regard regrettable vers le lion de suie avant d’ajouter : « Il faudra pourtant se méfier, si Ateyo voit Taali et vos enfants nous rejoindre, il découvrira qui ils sont et ce que tu leur cache. Nous devons le garder à l’œil. »

Le voir sans être vu. Réactif, son regard coula vers le lycaon ensanglanté. L’idée lui paraissait bonne car subtile mais se sentait-elle pour autant de demander à son ami blessé de reprendre les armes ? C’était égoïste. Ne sachant que faire, la lionne pressa légèrement la patte du lycaon dans la sienne, lui avouant implicitement mais inconsciemment ses pensées.

Silencieuse, elle laissa donc en suspend cette idée. Elle n’osait l’évoquer tant c’était injuste pour Fleck. Mais l’injuste était partout désormais. Ils ne méritaient rien de tout cela, Kuzali n’aurait pas dû mourir. S’inclinant noblement devant eux, Sadaka leur demanda pardon. Sa sœur l’observa, un peu perturbé par cette soumission nouvelle mais se sentait également gagner en force et en reconnaissance. Elle ne sentait plus enfant, plus depuis que tout avait commencé. Le buste gonflé, Ahva se réjouissait d’enfin dominer son frère de son ombre, lui qui l’avait toujours plongé dans le noir. Aujourd’hui, pleine de rancœur et de colère, Ahva embrassait son sang guerrier et s’affirmait comme une Guerrière du Soleil, engendrant la destinée de ses ancêtres. Sa mère lui avait toujours dressé un portrait très noble et puissant de ces lions si bien qu’Ahva avait souhaité leur ressembler, devenir comme eux et agir comme eux. C’étaient de puissants guerriers, les meilleurs dans leur royaume et on les craignait autant qu’on les respectait. Jamais on ne devait leur faire déshonneur ou leur causer de peine.

Elle s’avança légèrement à la rencontre de son frère, le regard déterminé et les pas affirmés. S’arrêtant face à lui, elle confia d’une voix dure :

« Tes excuses ne seront valables qu’à la mort du Nyeusis. »

Le pardon n’était pas encore envisageable. Sa colère était réelle et bien présente mais en dépit de sa furie, la lionne semblait encore penser raisonnablement bien que dans une finalité sanglante. Kuzali devait être vengée et Mopango devait mourir. Cette idée envahissait l’esprit de la lionne qui ne pensait plus que dans cette optique. Elle ignorait ce qu’en penserait les autres mais sa décision était prise, personne ni même son père ne la raisonnerait. Ahva était incroyablement têtue, elle tenait cela de sa mère mais elle savait que d’autres les suivraient. Jamais aucun d’entre eux ne resterait les pattes croisées devant la mort de celle qu’ils avaient tant aimé. Coulant un rapide coup d’œil vers son père dont elle appréhendait la réaction, elle en revint vite au lion noir.

« Je ne sais pas encore comment mais nous devons nous y préparer. Personne ne doit savoir et si on le veut vivant il ne doit pas nous échapper. Il faut l’attirer à nous comme il a piégé Kuzali. »

L’appel était clair et enfin, Ahva semblait répondre de Sadaka. Mais son regard bien que brûlant d’un désir de vengeance n’en demeurait pas moins attristé et déçu. Elle n’avait plus confiance en lui, elle ne savait même plus si elle le connaissait vraiment. Son héros avait perdu de sa superbe mais demeurait une chose dont elle était certaine : son désir de venger leur mère et en cela, elle l’aiderait. Mopango devait mourir car jusqu’à là, Ahva ne saurait trouver le repos. Son aura s’était enflammée et avait consumé sa joie et son sourire pour définitivement ternir son regard doré. C’était une nouvelle lueur qui brillait dans son regard et à trop s’y attarder, l’on pouvait sentir sa brûlante. Ahva venait de s’engager dans un combat incertain et terriblement dangereux mais dont elle ne pourrait s’extirper avant d’avoir atteint son but. L’idée raisonnait comme un aimant dans sa tête : Mopango devait mourir. Elle se le jurait solennellement mais derrière ce songe, c’était un autre écho, plus dérangeant et pénible qui se répétait inlassablement et la chamboulait jusqu’à sentir sa gorge se nouer. Maman était morte.

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MessageSujet: Re: VOILE DORE TOMBE ENFIN -   Lun 12 Juin - 17:51



Le grand lion noir encaissait les remarques sans ronchonner, il ne disait rien. Awena entendit à peine son frère et son père parler, Azaan était tout aussi boulverser que ses soeurs mais, lui, ne céda pas à la colère. La princesse au pelage d'or admirait son calme mais sa haine ne s'appaisa pas pour autant. Se fut au tour de Kumpa de s'exprimer. Awena qui avait l'habitude de le voir fort et impassible voyait son père dans une toute autre situation. Il en voulait à Sadaka.

Après quelques minutes de silence, Sadaka répondit à la question de Fleck :

- Je l’ai enterrée dans la Lande, près de la grotte où j’ai grandis. Elle y a été heureuse avec Samekh, Ishana, Vita, Samba et moi. C’est aussi là bas que son amour pour vous es né.


Awena ne fit aucune remarque pour l'endroit de l'enterrement de sa mère. Elle savait que cette endroit symbolisait beaucoup pour Kuzali et elle acceptait le fait qu'elle soit là-bas. Malgré toutes ces paroles prononcées, la lionne au pelage soleil avait du mal à se dire que sa mère ne serait plus jamais à ses côtés, qu'elle ne lui ferrait plus jamais de câlins, qu'elle ne sourirait plus jamais ... Les yeux de la princesse s'embuèrent de larmes. La mort de Rono l'avait déjà énormément affecté mais rajouté celle de Kuzali était la chose de trop ... Awena chercha du soutient auprès de sa soeur mais détournit vite le regard, le posant cette fois sur Sadaka. Ce dernier continua :

- C’est là bas que ses rêves se sont concrétisés. Elle vous a aimé, elle a participé à la révolte, elle s’est préparée au combat sur cette Lande. Le combat qui vous a mené ici, aujourd’hui. Cette Lande ça n’est pas égoïste. Ca n’est pas Kuzali et moi. C’est elle, c’est juste elle. C’est une terre aux abords simples mais pleine de vie, de surprises, profitant d’une étendue infinie. C’est une terre de passage, d’accueil. Mais c’est également des souvenirs. Et de beaux souvenirs. Puis, pour se rendre sur sa tombe, il faudra sortir d’ici, aller découvrir autre chose. Sortir de Prideland. Et ça, je sais qu’elle l’avait en elle. Cette envie d’ouvrir le monde à ses enfants, à ses amis.


La princesse au pelage d'or se promit intérieurement d'aller voir la tombe de sa mère dès la conversation terminée puis elle attendit la suite des paroles :

- Mais vous avez tous raison. J’ai été borné. J’ai voulu voir, j’ai voulu aller au delà des mots, espérant toujours, et je me suis trompé. Aujourd’hui je suis prêt à en assumer les conséquences. Mais si je suis venu vers vous, c’est pour me soumettre. Me racheter, ou alors essayer. Mopango est un lion dangereux. Bien qu’âgé, il n’en est pas moins fourbe ni fort. Mais, quoi que vous puissiez penser, je ne tolèrerais pas qu’il vive plus longtemps...


Le mot Mopango résonna plusieurs fois dans la tête d'Awena. Le véritable assassin de n'était autre que lui. Sadaka était soit quelqu'un qui avait permit cette mort mais celui sur qui il fallait mettre toute cette haine n'était autre que Mopango ! Awena eut sans doute la même pensée que tous les autres membres de la famille, se venger. Cette idée traversa à une vitesse surprenante l'esprit de la princesse. Elle jeta un regard furtif à sa soeur qui avait peut-être eut la même idée qu'elle ... Le lion noir continua :

- Néanmoins je ne veux plus mentir, plus jamais. Alors si nous décidons ensemble d’une solution, je jure que je serais à vous, pleinement. Quant à ma famille Kumpa, ils sont encore dans la Lande, dans une grotte. Et comme il est temps pour moi d’être responsable, je te demande aujourd’hui si tu penses pouvoir les accueillir ici, sur Prideland, ainsi que ma compagne.


Awena s'adoucit un petit peu. La famille de Sadaka n'avait pas à subir les répercutions des actes du lion noir. Alors qu'elle allait parler, Ahva la coupa et dit :

- Ils sont victimes de tes erreurs eux aussi. La Lande n’est plus un endroit sûr, je ne sais même pas ce qu’il est encore, les partisans de Mopango ont infiltré le cœur même de notre royaume. Il faudra pourtant se méfier, si Ateyo voit Taali et vos enfants nous rejoindre, il découvrira qui ils sont et ce que tu leur cache. Nous devons le garder à l’œil.


Le regard d'Ahva se tourna vers Fleck, aussitôt Awena comprit le fond de la pensée de sa soeur. Elle fronça les sourcils et lui lança un regard intrigué. Fleck venait de se faire blessé, il faudrait peut-être attendre un peu avant de lui donné cette tâche, non ? Pourtant, Awena était d'accord avec l'idée de sa soeur ...

Après quelques instants la féline au pelage soleil posa son regard azur dans celui doré de son frère et lança :

- Je pense que faire venir ta famille sera peut-être dangereux, mais rester sur la Lande l'est encore plus - comme le dit Ahva. Si papa est d'accord je pense qu'on pourra les acceuillir. La princesse fit un pause puis ajouta d'un ton emplit de reproches : Ils ne doivent pas subir les conséquences de tes actes. Comme le dit Ahva, tu ne seras pardonné qu'après la mort de Mopango.


la princesse avait craché ce nom d'un ton remplit de haine et de colère. Elle posa son regard dans celui de son père avant de regarder Ahva. Les deux soeurs semblaient particulièrement affecté par la mort de leur mère et en un simple regard elles pouvaient partager leur souffrance ...

Awena vint se mettre près de sa soeur cherchant un peu de soutient près d'elle.


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MessageSujet: Re: VOILE DORE TOMBE ENFIN -   Jeu 15 Juin - 21:28





Azaan avait écouté en silence tout le discours de son demi-frère, ne bronchant pas d’un centimètre. On aurait pu le croire encore absent et pourtant il était bien là, impassible, écoutant les réprimandes de ses sœurs et comprenant que trop bien leur colère et leur peine. Accueillir ses enfants ? Ils auraient dû être connus dès leur naissance. Du temps, voilà ce qu’ils avaient perdu en plus de leur mère. Ils étaient oncle et tantes et ils ne le savaient même pas. Quel gâchis.

Le monarque savait très bien qu’il ne pourrait pas s’opposer à offrir l’asile à Taali et ses enfants. Ils faisaient partis de la famille de Kuzali et Kumpa savait pertinement qu’elle ne lui aurait jamais pardonné un refus. De plus, il s’était offusqué de la négligence de Sadaka, ce n’était certainement pas pour revenir sur ses paroles par la suite.

« Nous les accueillerons. »

Pour ce qui est du reste, ça serait au choix de chacun. Mais il considéra les paroles de ses filles et fut assez fière de constater qu’elles semblaient savoir toutes deux faire la part des choses. Il ne put s’empêcher de penser que leur mère aussi serait fière d’elles. Se reprenant et ajustant ses émotions à la situation, Kumpa tiqua sur les propos d’Ahva et d’Awena. Réclamer vengeance était une chose naturelle mais s’y impliquer… Sa voix s’éleva, autoritaire :

« Cependant, je m’oppose à votre implication personnelle là dedans. Toutes les deux. »

Il avait déjà perdu sa compagne, hors de question qu’il perde l’un de ses enfants. Il glissa un regard entendu à son fils qui n’osa pas protester. Kumpa était encore roi, les décisions c’était à lui de les prendre et il avait arrêté sa décision. Il planta ses iris bleus dans ceux dorés de Sadaka pour le dissuader d’impliquer ses sœurs dans la bataille. Une erreur. Pas deux.

« Si ta loyauté est maintenant aussi pleine que tu le dis, je veux l’intégralité de tes informations. »

Azaan se décida enfin à sortir de son mutisme pour s’impliquer un peu plus dans la situation actuelle, tentant de compléter les demandes de son père :

« Ce serait pratique de savoir tout ce que tu sais. Où il est surtout et s’il est avec d’autres lions qui seraient susceptibles de le suivre... »

Une autre guerre, il ne manquerait plus que ça et le tableau serait définitivement très sombre. Le roi refusait de mettre à nouveau les siens en danger. Il n’était pas question qu’une nouvelle guerre éclate et qu’autant de sang coule à nouveau.

« Avec un peu de chance, on arrivera peut-être à le coincer. »

Peut-être trop optimiste et Kumpa ne manqua pas de lui lancer un regard dissuasif. Il n’était pas question qu’il s’en mêle lui aussi, pas de cette manière. Tous les trois resteraient ici, en sécurité et il ne manquerait pas d’y veiller. Il restait aussi une menace plus proche que le démon noir et Ahva l’avait bien soulignée :

« Je veux aussi une surveillance sur Ateyo. Cette comédie n’a que trop durée et il est hors de question que ce dernier puisse communiquer n’importe quelle information. »

Terminant sur une note un peu plus sentimentale, la voix d’Azaan s’éleva une dernière fois à l’attention de Sadaka :

« Tu… Tu pourras m’emmener là où elle est ? »

Mine de rien, se recueillir, c’est important.




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MessageSujet: Re: VOILE DORE TOMBE ENFIN -   Sam 17 Juin - 12:09

Ainsi donc... Sadaka avait enterré Kuzali sur la Lande ? ... Je notais cette information dans un coin de mon esprit. Ci-tôt cette discussion finit, il nous faudrait nous y rendre. Après tout, c'est le devoir des vivant d'honorer leur proche une fois que la vie les a quitté. S'en suivit les excuses du lion sombre. Il était un peu tard pour se rendre compte de ses erreur mais je supposais qu'il valait mieux tard que jamais. Cependant, je ne pus m'empêcher de froncer le nez lorsque j'entendis le mot "venger". Si plus jeune, je voyais en lui une sorte de libération, c'était un mot que je préférais éviter à présent. Néanmoins, je restais muet. Quant à la présence de sa famille sur Prideland. Le seul véritable problème, qui fut d'ailleurs relevé par Ahva, était qu'Ateyo apprendrait qui ils étaient. Ce serait tout de même un gros risque... D'ailleurs, je crus sentir le regard de la jeune lionne se poser sur moi en cet instant. Sa tirade se termina sur une sorte d'appel à la guerre alors que mes oreilles se plaquèrent sur mon crâne. Oh non.La jeune Awena sembla répondre également à cet appel.

Fort heureusement, la voix de Kumpa s'éleva. Non seulement il acceptait d'accueillir la famille de Sadaka, ce qui était assez peu étonnant. Mais surtout :

« Cependant, je m’oppose à votre implication personnelle là dedans. Toutes les deux. »

Puis s'en suivit une collecte d'information, de la part du Roi mais également de son fils. C'est alors seulement que je m'autorisais à prononcer quelques mots.


- Le sang n'appelle que le sang et la vengeance n'appelle que la mort. J'ai apprit cette leçon il y a longtemps et en cela je ne vous conseille pas de suivre votre colère.

La dernière fois que je l'avais suivit, j'avais tué une hyène et une de ses camarade n'avait écouté que la vengeance, allant jusqu'à tuer ma compagne. Saïka. Je ne pus retenir un soupir à cette pensée. Nombre de fois j'avais imaginé me venger, nombre de fois, j'avais songé lui prendre la vie. Mais... Pourquoi ? Pour m'abaisser à son niveau et continuer ce macabre et sanglant échange ? Non. Si je venais à le tuer, les siens se vengeraient et à mon tour, je ferais de même. Non. Le mieux était encore de laisser cette histoire de côté. De tenter de l'oublier. Comme si on pouvait l'oublier. Ceci dit... Le cas de Mopango était particulier.

- Néanmoins, Mopango est un danger, pour tous. Nous ne pouvons le laisser se balader comme bon lui semble. Alors si vous projetez de l'arrêter et de mettre un point final à son histoire, je vous aiderai. Je ne resterais pas les pattes ballante pendant que d'autres mène un combat que nous aurions dû achever depuis bien longtemps !

Je les aiderais oui. Mais pas par vengeance... Du moins, j'essayais de m'en persuader. Au moins un peu. Mes sourcils se froncèrent et je poussais un petit grognement de douleur. ... Il faudrait vraiment que je pense à aller voir un guérisseur après ça aussi.

- ... J'ignore si mon état me permet de servir à quelque chose... Mais je vous aiderai. Mes yeux sont peut être inutilisable pour le moment... Fort heureusement, j'en ai nombre d'autres à travers la savane. Ils n'auraient aucun mal à surveiller les faits et gestes d'Ateyo. Cependant, leur vision se stoppe à nos frontière.


A ces mots, je sentis mes griffes racler une surface dure. Sans doute la pierre du rocher. "Inutilisable pour le moment"... Quelle douce mélodie que celle du dénie et l'illusion. Dommage que cela fasse tant souffrir lorsqu'on en revient. Peut être était-ce pour ça que je ne voulais pas en revenir. Pour le moment. Mais il le faudrait bien, un jour ou l'autre. La vérité refait toujours surface.

- Et je soutiens votre père dans sa décision. L'arrêt de Mopango ou de son espion à Prideland ne nécessite pas que vous vous mettiez tous en danger. Certains d'entre vous l'ont déjà suffisamment fait dernièrement.

Cette dernière phrase était davantage dirigé vers Ahva. Évidemment que je lui étais extrêmement reconnaissant de son intervention. Sans elle, je ne serais plus qu'un amas de vieux os et de chair pourrissante à l'heure qu'il était. Néanmoins, c'est ce que j'aurais dû être. Elle n'aurait jamais dû être là, elle n'aurait jamais dû prendre de pareils risques.

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MessageSujet: Re: VOILE DORE TOMBE ENFIN -   Mar 20 Juin - 13:08

    La colère raisonnait dans les mots d’Avha. Avant qu’il se courbe, vaincu, elle l’avait méprisé en lâchant que Taali et ses enfants n’avaient pas à subir ses bêtises. Elle avait raison, tout était fait néanmoins, et rien ne changerait la réalité. Le tourmenter était une chose, mais trouver des solutions en était une autre. Celle-ci nota cependant un point important : Ateyo. Il faudrait faire attention car nul ne pourrait ignorer une nouvelle famille sur Prideland, et plus encore par ce qu’il s’agissait de celle de Sadaka. Cela dit, le Gardien ne pouvait sortir des Terres, et ça, il allait veiller à ce que cela reste d’actualité. La voix d’Avha retenti de nouveau dans la grotte. Elle ne le pardonnerait qu’une fois que Mopango serait mort. Son appel avait entendu, et il voyait dans les yeux de sa sœur le désir ardent de la vengeance. Voilà déjà qu’elle essayait de trouver des solutions, et il fut quelque peu rassuré. Awena vint faire écho aux dires de sa cadette, souhaitant également participer. Cependant, cette vengeance n’était pas à prendre de manière trop personnelle. Certes, il fallait venger Kuzali, mais il fallait avant tout empêcher le démon de suie de sévir encore et encore... Il allait parler afin de calmer quelque peu leurs regards noirs et leurs vils desseins mais Kumpa s’exprima à son tour.

    Il était d’accord pour accueillir sa famille et Sadaka s’en senti soulagé. Il savait que Taali ne serait peut-être pas enchanté, ni même ses enfants, mais ils devaient être en sécurité le temps de mettre Mopango hors d’état de nuire.

    Cependant, il ne s’arrêta pas là et regarda ses filles d’un air grave et autoritaire, leur interdisant formellement toute implication. Le cœur de Sadaka fit un bond. Il venait à peine de lui jurer fidélité qu’il se voyait incarcéré. Le Roi devait être convaincu, il ne devait pas faire les choses derrière son dos, lui mentir encore. Il devait lui ouvrir les yeux. Quant à Azaan, il se montra plus doux que les autres, et sa voix caressa Sadaka comme la voix d’une mère. Il se montrait pragmatique, mais son élan fut bien vite coupé par son père qui semblait s’agacé plus que la normale. D’une petite voix, Azaan demanda à son ainé s’il pourrait l’emmener sur la sépulture de sa mère. Sadaka ne dit rien mais acquiesça d’un hochement de tête.

    Vint à Fleck de parler. Le mâle ne disait toujours rien, attendant que chacun assimile tout ce qu’il venait de dire. Le Lycaon commençait par des conseils avisés et moralisateurs – cela dit, il n’avait pas tout à fait tort, mais Sadaka avait peur de peiner encore plus à leur faire entendre raison sur la nécessité de tuer enfin Mopango. Mais le lycaon n’était pas au bout de ses surprises, et derrière ses grands yeux meurtris et clos, il n’en demeurait pas moins réfléchi. Il proposait son aide tout en mettant en avant le risque qu’était l’indifférence face à telle menace. Tout son discours était fait de précautions, mais il se permit de clore en fixant Ahva. Tous ici savaient qu’elle avait été la première à souffrir du danger, et nul n’était prêt à la savoir repartir bille en tête dans la gueule du loup. Cependant, Sadaka connaissait la détermination, elle était semblable à sa mère, et nul ne pourrait la garder prisonnière.

    Sadaka se redressa enfin pour parler à son tour.

    « Je comprend votre inquiétude Kumpa, mais Mopango doit être tué. Il ne s’agit pas de simple vengeance, il s’agit aussi de sécurité pour le peuple. Votre peuple, mais ceux qui sont à ses frontières également. Ce lion est une menace pour tous, surtout qu’il n’est pas seul. »

    « Il loge à présent sur les terres de l’ancien royaume Marozis. Ses suivants sont des freelander exilés qui ont fuit lors de la grande bataille contre Freeland et de nouveaux arrivants Outlander sont également venir grossir ses rangs. Cependant, je ne suis pas sûr que leur cohabitation se passe très bien, il s’agit des suivants d’Hourasi. Ils sont peu nombreux, faibles et abimés. Je pense qu’ils sont simplement invités mais que d’être sous le joug de Mopango ne leur plait en rien... »

    « Il a également donné naissance à un fils du nom de Gizani qu’il a eut avec l’ancienne Reine de Freeland, une lionne dénommée Ekua. » Il déglutit un peu, imposant une courte pause. Il savait bien qu’en tuant Mopango, son cousin ne lui pardonnerait jamais. Mais il le devait.

    « Les Kulishas qui le suivent se reproduisent, quelques lionceaux sont nés là bas mais ces lions sont faibles et craintifs. Mopango tue sans vergogne tous ceux qui osent s’opposer à lui. Je ne suis pas tout à fait convaincu qu’il donnerait leur âme pour sauver leur leader... Mmh, il y aurait bien autre chose mais je n’ai pas tellement comprit. Je crois que certains léopards seraient de loin ou de près mêlés à Mopango mais j’ignore dans quel but... »

    Voilà ce qu’il savait pour le moment. C’était sans omission, sans zone d’ombre. Il avait tout déballé, mais maintenant, il devait se montrer persuasif.

    « Je comprend votre inquiétude, et ayant juré obéissance, je ne peux que me battre à présent pour vous faire entendre raison. Ce lion n’est pas invincible. Il est fort, mais à plusieurs, nous seront plus puissant que lui. Il doit périr, sinon, il continuera à frapper. Le temps que nous perdons là lui laisse le temps de magouiller, et cet animal est loin d’être un idiot. Il est fourbe et manipulateur, et qui sait s’il n’est pas déjà entrain de construire une armée au moment où nous parlons... Kumpa vous avez perdu une compagne, nous avons perdu une mère et une amie. Vous savez bien qui elle était et rappelez-vous qu’elle s’est mise en danger pour vous sauver ! »

    Il sentait son cœur battre plus fort. « C’est ainsi que je suis venu au monde, je suis son sacrifice, et c’est à notre tour aujourd’hui de vous aider. Vous savez qu’elle avait cette détermination et que nul ne pouvait lui faire entendre raison. Cette quête, ce besoin de tuer Mopango, il est ancré en chacun de nous et si vous nous l’interdisez aujourd’hui, beaucoup iront braver les interdits. »

    Bien sur, il savait qu’Ahva se serait reconnu. « Il faut faire ça ensemble afin qu’aucune information n’échappe à personne et que cette action soit faite de la manière la plus sécurisée possible... » Conclu-t-il, presque implorant.


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MessageSujet: Re: VOILE DORE TOMBE ENFIN -   Mar 20 Juin - 22:25


La tension au sein même du groupe était palpable. Certains se laissaient aller à la colère comme Ahva et Awena, d’autres se montraient plus pragmatique comme Fleck et Azaan mais celui dont la sentence était reine n’était autre que Kumpa. La féline coula un regard vers son paternel tandis que celui-ci consentait à accueillir la famille du demi-Nyeusis. C’était la meilleure chose à faire. Seulement, comme la princesse s’y était attendu, Kumpa s’opposa formellement à l’implication de ses filles dans la vengeance de Kuzali. Mécontente, Ahva retint un grondement. Elle n’était plus une enfant et Kumpa n’avait plus à lui dire quoi faire. C’était à elle de prendre ses décisions désormais et têtue comme elle était, Ahva ne lâcherait rien et irait jusqu’à enfreindre les ordres du monarque pour venger sa mère mais ça il devait bien s’en douter, il suffisait d’observer son regard enflammé pour le comprendre. Gardant ses objections pour plus tard, Ahva se concentra sur la suite des événements.

Prenant à son tour la parole, Fleck appuya les propos du monarque. Le sang appelait le sang et la vengeance appelait la mort. Oui, c’était exactement ce qu’elle souhaitait. En dépit de son état, le lycaon leur offrait son aide dans le but d’arrêter Mopango, notamment par ses multiples contacts au sein de la savane. Ahva hochait de la tête mais le lycaon ne semblait la voir. Oubliant son optimisme, la princesse avait très tôt compris que son ami ne retrouverait pas la vue, ses entailles étaient bien trop profondes. Tandis qu’elle s’inquiétait pour le lycaon, celui-ci confia cette même crainte à demi-mot. Pas besoin d’être une lumière pour comprendre que ses derniers mots lui étaient tout particulièrement destinés. Néanmoins, Ahva ne rebondit pas sur cette mise en garde et se concentra sur les dires de Sadaka qui, une fois de plus, leur révélaient tant de choses qu’ils avaient si longtemps ignoré.

Si la princesse se doutait que Mopango avait quelques fidèles à ses côtés, elle ignorait que ce nombre s’élevait jusqu’à une armée. Tandis que les informations s’accumulaient, un nom eut néanmoins un écho particulier dans son esprit. Ekua, ancienne reine de Freeland, muse du tyran et mère de Sumu. Ahva avait rencontré la princesse déchue alors que celle-ci était mystérieusement réapparue sur Freeland. Et si cette ombre démasquée s’étendait bien plus loin qu’ils ne le pensaient ? Il était encore trop tôt pour tirer de conclusions aussi hâtives et qui plus est, Ahva appréciait la princesse aussi rebutait-elle à la condamner pourtant, Sadaka était la preuve même que les êtres chers pouvaient nous trahir alors quel crédit donner à Sumu. Elle garda ces songes de côté et reprit le fil des événements, là où Sadaka parlait d’union pour défaire le Nyeusis. Malgré sa rancœur, Ahva se sentait galvanisée par pareil discours. Ils devaient faire front ensemble. Pour la mémoire de Kuzali, elle qui avait toujours lutté pour répandre la Lumière.

La féline capta le regard de son demi-frère lorsque celui-ci évoqua ceux qui braveront les interdits. Oh s’il savait… Ahva était habitée par la colère, la rage, la rancœur, un cocktail explosif qui laisserait bien des dégâts, tant pour ses ennemis que pour elle-même. Ahva avait définitivement tiré un trait sur son quotidien heureux et innocent. Il était temps de devenir la guerrière qui sommeillait en elle.

« Je suis d’accord avec Sadaka. »

Ces mots sonnèrent avec une détermination aussi effrayante que l’était sa froideur. Il n’était plus son frère adulé, seulement un allié dans sa quête de vengeance. Se préparant à la riposte de son père, Ahva lui fit face et dit :

« Je sais que tu as peur pour nous, c’est ce qu’un père fait mais nous ne sommes plus des enfants. Je ne suis plus une enfant. Ce monstre a tué ma mère et autant pour sa mémoire que l’avenir des clans, je le tuerai et tu ne pourras rien faire pour m’en empêcher. » Son regard affrontait celui du roi avec une détermination noble mais sanguinaire. Il ne pouvait la retenir mais la lionne s’en irait plus tranquille sachant son père de son côté. Plus doucement, elle ajouta : « Papa, je me suis beaucoup entraînée. Je ne suis plus un lionceau qui a besoin d’être protégé mais une lionne du Soleil. Je suis une guerrière et c’est à moi de protéger les autres désormais. Tu as mené la première guerre contre les Nyeusis mais c’est à nous de les éradiquer. »

Son soleil autrefois chaleureux était devenu brasier ardent. Il était temps pour Kumpa de reléguer son flambeau à la nouvelle génération et sa propre fille lui tendait la patte, prête à prendre la relève.

Enchaînant le tout très vite, la jeune lionne se tourna vers le lycaon :

« Fleck pourrais-tu surveiller Ateyo ? Il ne refusera jamais un service à la famille royale, il suffira de lui demander de t’accompagner et de te protéger pour que tu ne le quitte plus d’une semelle et s’il venait à quitter les frontières, il ne saurait échapper à tes informateurs. »

D’abord nettoyer l’intérieur pour ensuite attaquer la surface. Comme le disait Sadaka, s’ils voulaient que leur plan marche, aucune information ne devait parvenir jusqu’à Mopango. La jeune lionne observait son ami qui ne pouvait la voir d’un air impartial pourtant, l’idée de renvoyer Fleck si près de l’ennemi après ce qu’il venait de subir lui était pénible. Elle aurait préféré ne pas avoir recourir à ce plan extrême mais le temps leur glissait d’ores et déjà entre les griffes.

Prenant l’allure d’un véritable général de guerre, Ahva s’en retourna vers son père et lui souffla ces derniers mots :

« Crois en nous, laisse-nous achever ton œuvre. Nous en sommes capables. »

Ils n’étaient qu’une poignée mais ils n’étaient pas quiconque. Leurs bagages étaient lourds, leur peine était assourdissante mais mère d’une hargne sans pareille. Ils vaincraient. Ils le devaient.


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MessageSujet: Re: VOILE DORE TOMBE ENFIN -   Mer 21 Juin - 14:24


De nouveau, les arguments s'enchainèrent pour savoir si oui ou non, les lions présents dans cette salle prendrait le risque de se dresser face à Mopango. Autant je me doutais qu'il était aussi fou que vain d'essayer de tous les détourner de cette voie, autant je n'aimais pas cette idée. Il fallait tuer Mopango. C'était un fait. Mais fallait-il vraiment que ce soit l'un d'eux qui le fasse ? Je n'en étais pas convaincu. Néanmoins, Sadaka marquait un point : même si Kumpa ou qui que ce soit d'autre s'opposait à cette idée, le petit groupe partirait assouvir sa vengeance. Je soupirai. En de pareils conditions, valait-il mieux courber le dos et les encouragé ou bien rester sur ses positions pour tenter de les garder en sécurité ? Je ne savait que dire. J'étais père aussi et je savais pertinemment que s'il s'agissait de mes enfants, je n'aurais su que faire à la place de Kumpa face à un telle dilemme.

Le museau pointé vers le bas, je continuais d'écouter la discussion. Ahva prit à son tour la parole, soutenant son demi-frère. A son tour elle expliqua qu'elle n'était plus une enfant, qu'elle pouvait se débrouiller seul. Ce genre de remarques étaient plus cruelles qu'elles ne le semblaient au premier abord... Les enfants savent-ils seulement à quel point il est dur des les voir déployer leurs ailes ? De se rendre compte que le temps a passé et que nous ne sommes pour eux, plus ni les plus fort, ni les plus intelligent, nous ne sommes même plus leur héros. Juste des vieux de tas poils qui ne servent plus à rien. Évidemment que nous sommes heureux de les voir partir vivre leur vie mais... mais il y a aussi ce vide au fond du cœur. Je retins un triste soupir lorsque je fus interrompus dans mes pensées par la voix d'Ahva :

« Fleck pourrais-tu surveiller Ateyo ? Il ne refusera jamais un service à la famille royale, il suffira de lui demander de t’accompagner et de te protéger pour que tu ne le quitte plus d’une semelle et s’il venait à quitter les frontières, il ne saurait échapper à tes informateurs. »

Les oreilles dressées, je restais coi quelques instants.

- M'accompagner et me protéger ? Pouquoi est-ce qu...

Mais la sombre réalité... Et par là je veux dire sombre parce que tout autours de moi était noir. ... Enfin, vous m'avez compris. Quoi qu'il en soit, la sombre réalité me revins bien vite au visage.

- Oh.

Les heures ayant passées et la discussion absorbant une grande partie de ma concentration, mes yeux n'étaient douloureux que lorsque mon esprit n'était pas occupé ou que je me concentrait dessus. Comme à cet instant.

Évidemment, je n'allais pas servir à grand chose à part à jouer la petite chose fragile pas vrai ? Je ne vais pas mentir c'était quelque peu... vexant ? Mais c'était un rôle comme un autre... Alors il fallait s'en contenter. Au moins servirais-je à quelque chose dans toute cette histoire. Enfin, si Kumpa l'autorisait.

- Je vois.

Perdre la vue à jamais m'effrayait... Je n'avais pas eu l'occasion encore de me rendre compte à quel point cela était terrorisant car je ne m'étais pas encore retrouvé seul avec ce problème. J'avais toujours était entouré depuis que je m'étais rendu compte de cette situation, ce qui la rendait un peu plus supportable. J'aurais tout le temps de me rendre compte à quel point elle ne l'était pas par la suite. Mais il y avait pourtant une chose qui déjà me faisait peur et que je commençais à déceler. Le sentiment d'impuissance. Le fait que plus personne ne vous considèrerez comme avant. Avoir l'impression d'être inutile à cause d'un handicape. De n'être plus qu'une petite chose qu'il faut protéger parce qu'elle est incapable de se débrouiller seule.

La demande d'Ahva... Je ne savais où la placer. D'un côté, je pouvais apporter mon aide, donc je n'étais pas inutile mais de l'autre, cette aide me demandait de jouer un rôle qui me rebutait autant qu'il m’effrayait. Parce que j'avais peur, peur de devenir ou d'être vu comme ça et uniquement comme ça.

Après, peut être n'était-ce pas seulement une question de peur mais aussi de fierté ? Mmh... Il était encore trop tôt pour le dire. Sans doute allais-je avoir besoin d'un peu de calme et de temps pour bien digérer toutes ses nouvelles, pour me rendre compte de leur impact. Cependant, cette idée semblait peu envisageable pour le moment.

Si bien que pour toute réponse à la jeune lionne je me contentai d'un :

- Très bien.


Accompagné d'un léger hochement de tête pour signifier mon accord à ce plan. Maintenant, il ne leur restait qu'à convaincre Kumpa. Pour ma part... Disons simplement que de toute façon, nous n'arriverions pas à les convaincre qu'aller défier Mopango eux même étaient une mauvaise idée. Alors à quoi bon lutter ? Vous savez ce qu'on dit. Si vous ne pouvez pas les battre, rejoignez les.

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MessageSujet: Re: VOILE DORE TOMBE ENFIN -   Mer 5 Juil - 19:57



La demande de Sadaka fit objet d'une nouvelle conversation. Après la réponse des deux princesses, se fut Kumpa qui trancha :

- Nous les accueillerons.


La Princesse du Soleil ne put s'empêcher d'être soulagée. Elle n'aurait pas accepter que la famille de son demi-frère puisse subir les conséquences des actes du lion noir. Mais la petite joie d'Awena fut vite refroidie par les paroles de son père :

- Cependant, je m’oppose à votre implication personnelle là dedans. Toutes les deux.


Awena plaqua les oreilles sur sa tête et balaya le sol de sa queue, énervée. Pourquoi ? Les deux lionnes n'étaient plus des enfants ! Il ne pouvait plus dicter leur conduite ! Pourtant, la féline au pelage soleil dû remettre les explications à plus tard puisque la conversation se poursuivit. Et se fut Azaan qui tira Awena de ses pensées :

- Tu… Tu pourras m’emmener là où elle est ?


Il parlait à Sadaka. La Princesse du Soleil planta son regard vers son frère. Il souffrait, lui aussi, énormément ... La peine qui se reflétait dans les paroles de son frère ne firent qu’amplifier la tristesse et la haine d'Awena. Se fut ensuite à Fleck de prendre la parole. Il continua sur la même conversation que Kumpa et mit en garde les deux filles du Soleil. La princesse héritière retint en grognement et plaqua ses oreilles sur sa tête.

Sadaka parla quelques temps, il exprima tout d'abord son avis sur le sujet puis fit une description détaillé de l'endroit où se trouvait Mopango - et accessoirement les Kuliska. Cette fois si, Awena écouta d'une oreille attentive toute les paroles de son frère. Toute information était bonne à prendre.

Ahva prit ensuite la parole elle annonça qu'elle n'était plus une enfant et que Kumpa n'avait plus à dicter sa conduite. La pincesse au pelage d'or annonça elle aussi :

- Ahva à raison, nous ne sommes plus des enfants, nous choisissons nous même ce que nous voulons faire.


Awena avait rarement tenu tête à son père, il était pour elle une figure de respect et elle l'admirait mais cette fois c'était différent. Finalement la benjamine de la fratrie royale lança :

- Fleck pourrais-tu surveiller Ateyo ? Il ne refusera jamais un service à la famille royale, il suffira de lui demander de t’accompagner et de te protéger pour que tu ne le quitte plus d’une semelle et s’il venait à quitter les frontières, il ne saurait échapper à tes informateurs.


Alors Awena avait vu juste, Ahva voulait que Fleck rende service ... L'idée en elle même était bonne mais la princesse avait un peu peur pour le lycaon ... Il venait de se faire grièvement blessé et il devait déjà repartir au combat ... Fleck accepta.

Après quelques instants de silence Awena se décida à parler directement à son demi- frère :

- Quand arrivera ta famille ?


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MessageSujet: Re: VOILE DORE TOMBE ENFIN -   Mer 26 Juil - 15:02





Les oreilles de Kumpa ne faisaient que siffler à chaque intervention. C’était le monde à l’envers ou alors il se dérobait tellement sous ses pattes qu’il savait plus du tout quoi faire. Envoyer ses propres filles à l’abattoir ? Et puis quoi encore ! Soutenant le regard de Sadaka il éleva la voix :

«  Pourquoi ne pas envoyer des guerriers plutôt que tes propres sœurs pour t’aider ? »

Il avait fortement insisté sur ce lien familial qui les unissait et que Sadaka semblait avoir oublié l’espace d’un instant. Le monarque commençait à s’échauffer et son fils le voyait bien, il ne disait rien et se contentait d’observer en silence sa famille se déchirer plus ou moins devant lui. Le mal était fait et il était encore trop récent pour pouvoir se décider maintenant. Les querelles étaient cependant inévitables et les désaccords n’en seraient encore que plus grands.

« Ahva à raison, nous ne sommes plus des enfants, nous choisissons nous même ce que nous voulons faire. »

Kumpa planta un regard sévère sur ses deux filles. Voilà que maintenant elles se mettaient à défier son autorité ? Réaffirmant sa place il claqua :

«  Vous avez peut-être grandi mais je n’en reste pas moins votre père et votre impulsivité prouve bien que vous n’êtes pas encore pleinement adultes. »

L’agacement et la colère, la peine et la douleur, l’absence et le manque. Tout ce mélangeait et bientôt le cocktail deviendrait explosif. Azaan se devait d’intervenir et il tenta de s’imposer malgré le fait que sa voix se fit bien plus douce que celle des autres :

«  Papa… Calme toi, s’il te plait. »

Le concerné inspira profondément avant de reposer ses yeux azurs sur ses filles. Toujours contre l’idée il dût pourtant se résigner à accepter que ses propres enfants participent à cette vengeance absolument morbide qui n’aurait pour résultat qu’un bain de sang de plus. Il était trop peu confiant pour le moment et ne voyait que la défaite. Sa compagne venait de perdre la vie, la mère de ses enfants, son soleil. Il ramena son regard sur Sadaka :

«  Tu as intérêt à prendre soin de tes sœurs. Et je veux être au courant de tout. »

Il souffrait beaucoup trop pour rester là à regarder tous ces visages qui étaient liés de beaucoup trop près à Kuzali. Même Fleck lui rappelait cette amitié si parfaite que la lionne soleil avait sut entretenir avec l’espion de Prideland.

« Nous en reparlerons plus tard, après que ta famille soit bien installée. Ne perd pas de temps. »

Et c’est sur ces mots que le monarque se retira, n’en pouvant plus et ayant besoin d’être seul un moment. Azaan regarda son père s’éloigner, la peine le submergeant encore un peu plus. Il posa un regard désolé sur Sadaka avant d’ajouter :

«  Ça mettra du temps. Beaucoup de temps. »

Et ça ne valait pas seulement pour Kumpa.



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