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 "Why do you run like you are running out of time ?"

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MessageSujet: "Why do you run like you are running out of time ?"   Sam 8 Avr - 18:58

Sayidi courait. Encore et toujours, il courait, poussant sur ses maigres pattes, puisant dans ses derniers retranchements. Il courait comme jamais il n'avait couru, les hautes herbes de la savane lui fouettant sauvagement le visage. Depuis combien de temps faisait-il cela ? Il ne saurait dire. Une seconde ? Une minute ? Une heure ? Tout ce qu'il savait, c'est qu'il devait courir. « Cours, Sayidi, cours ! » lui avait crié Hofu, et il avait obéi, sans réfléchir, trop désespéré de fuir ce lion violent qui se disait être son père. Il courait donc, avec un seul objectif en tête : celui de rejoindre Prideland.

Si son esprit était resté vide jusqu'alors, concentré comme il l'était sur son objectif, des souvenirs de son parrain commencèrent soudainement à l'accabler ; des larmes chaudes roulèrent alors le long de ses joues, sans qu'il ne pût les arrêter. Il se souvint de ces longues journées passées à explorer la Terre des Lions, des histoires qui lui avaient été contées, des connaissances qui lui avaient été transmises, des jours où il avait eu besoin de réconfort après les harcèlements de Maafa et qu'il l'avait trouvé auprès de Hofu. Hofu. Hofu. Hofu, qu'il laissait - il le savait - à la mort. Un nouveau sanglot ébranla Sayidi et il fut forcé d'arrêter de courir.

À bout de souffle, les poumons brûlants, la gorge irritée, tremblant de par l'intensité de l'effort qu'il avait fourni, le pré-adolescent s'écroula sur le sol poussiéreux sur lequel il était arrivé. Respirant de manière saccadée, secoué de spasmes par ses pleurs, il se laissa aller au désespoir. Qu'allait-il faire sans Hofu ? Il ne savait pas chasser, ni survivre seul. Pourquoi lui avait-il obéi ? Il allait mourir de toute façon, vu l'état dans lequel il était. Un vautour ou une hyène allait le trouver et le manger. Il aurait dû rester avec son parrain, malgré le danger. Au moins serait-il mort avec lui ! Sayidi laissa un cri de douleur et de détresse franchir ses babines. Peu lui importait qu'on l'entendît, il avait l'impression qu'on venait de lui arracher le cœur et avait besoin d'extérioriser sa souffrance, de la rendre plus tangible encore.

La panique et la fatigue eurent ainsi raison de lui : il commença à s'étouffer, et ne parvint pas à arrêter le processus. La terre tangua alors, le monde tourna autour de lui à vive allure, puis, plus rien. Le néant.


HRP:
 

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MessageSujet: Re: "Why do you run like you are running out of time ?"   Sam 15 Avr - 15:39


HRP:
 

En quête de tranquilité, j'avais décidé de m'isoler en marge du reste du Clan, comme très souvent dans la journée. Bien que je ne m'y sentais toujours pas vraiment à ma place, la crise d'adolescence -cette période tant haïe- avait laissé place à un peu de recul et d'acceptation. D'accord je n'étais pas comme les autres mâles, et oui, il y aurait toujours des abrutis pour me le faire remarquer et s'en moquer.
J'avais toutefois pris mon parti d'en faire une force et j'y travaillais chaque jour, avec plus ou moins de succès selon les journées.

J'avais passé une grande partie de la journée avec Tahora. En effet, en pleine saison chaude, les lionnes profitaient plutôt du soir et du matin pour chasser et ramener de quoi nourrir le clan, ce qui laissait l'emploi du temps de ma meilleure amie, vide pour la journée. Ou presque.
Habituellement, j'aurais dispersé son temps entre Tahora, Nedge et ma mère. Mais ce dernier avait quitté Prideland avec Jioni il avait de cela quelques années maintenant, et ma mère... Ma mère avait quant à elle décidé de refaire sa vie.
En soi, c'était déjà un problème pour moi, mais j'aurais pu surmonter tout cela si elle avait effectivement finie -comme je l'espérais- avec ce guerrier Freelander... Zirak.

Mais non. Non, Maman avait choisi un empaté d'idiot finis, Pridelander, qui ne savait rien faire de ses quatres pattes. La pensée d'Arakh m'arracha un grondement sourd et je secouais la tête, ma queue fouettant l'air furieusement. Je ne supportais tout simplement pas ce lion qui m'avait volé ma mère et qui, non content de cela, lui avait en plus fait trois lionceaux... TROIS !
Voilà donc que maman se retrouvait avec trois boules de boiles insupportables pour la détourner de moi.. Toutefois, elle devait se ravir d'avoir enfin des enfants de son propre sang, et qui ne risquait pas de lui attirer la honte d'être anormal.

Je soupirais doucement. Penser à la nouvelle famille de ma mère -qui n'était pas la mienne, quoiqu'on en dise- me mettait toujours dans un état proche de la dépression. J'avais beau essayer de me réjouir de son bonheur, ma jalousie envers ces lionceaux, et ma détestation de cet incapable d'Arakh me rongeait et m'empêchait d'en profiter.
Perdu dans mes pensées, j'en étais arrivé quasiment aux frontières de nos Terres. J'avais maintes fois quitté Prideland ces derniers temps, fuyant le plus possible la nouvelle famille de maman, et ce Clan qui m'oppressait malgré mon envie de m'intégrer. J'envisageais d'ailleurs l'option d'aller dormir sur la Lande pour y passer la journée du lendemain lorsqu'un cri déchira l'air ambiant.

Mes oreilles se dressèrent et mon poil se hérissa. C'était un cri de détresse pure, qui résonna en moi, plein de douleur et de désespoir. Je frissonnai brièvement, en proie à l'inquiétude pour la pauvre créature qui venait de pousser un tel cri, et décidai de bondir à la source du bruit.
Je n'eus que quelques foulées à faire avant de me stopper de surprise. Un lionceau, couleur de crème, aux ventre et extrémités blancs, gisait sur le sol. Sa cage thoracique se soulevait à un rythme beaucoup trop rapide, et des coulées humides soulignaient ses yeux et inondaient ses joues. Pourtant, il gisait sans bouger, les yeux fermés.

Je m'approchai doucement pour lui donner un petit coup de museau. Estimant qu'il avait du s'évanouir, j'examinai les alentours, à la recherche d'un parent quelconque pouvant être relié à ce petit être. Ne trouvant personne, je m'allongeais prudemment près de lui, lui léchant le front, les joues et le dos pour le stimuler et le réveiller.

Allez petit... Réveille toi...

Je sentais son coeur battre fort dans sa poitrine, pourtant j'étais inquiet pour ce lionceau qui sortait de nulle part, mes oreilles raisonnant encore de ce cri épouvantable....

HRP2:
 

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MessageSujet: Re: "Why do you run like you are running out of time ?"   Jeu 27 Avr - 21:48

Commençant tout juste à reprendre une conscience corporelle confuse, le lionceau évanoui tressaillit instinctivement en captant des vibrations du sol, ainsi que le bruit de pas sur le sol poussiéreux de la savane. Soudainement, un coup de museau le secoua doucement. Sayidi regagna alors une vague lucidité, mais la fatigue qui l'accablait l'empêcher de trouver la force pour ouvrir les yeux. Et il avait mal à tête, tellement mal à la tête. Un corps dégageant une chaleur rassurante se coucha subitement à côté de lui. Un coup de langue. Puis deux. Puis trois. Hofu ? Était-il revenu pour s'occuper de lui ?

Sayidi, ayant repris entièrement conscience entretemps grâce aux soins qui lui avaient été prodigués, entendit une voix. Un poids se forma alors dans son cœur, lui drainant tout envie de faire signe de vie : ce n'était pas Hofu. Si son premier sentiment face à cette constatation fut une grande déception, une certaine angoisse ne tarda pas à se resserrer sur lui. Qui était cet inconnu ? Kutoa l'avait-il retrouvé ? Allait-il le manger ? Le lionceau prit une grande inspiration, tentant de se calmer afin de ne pas se trahir.

Afin d'en avoir le cœur net, au risque d'avoir une de ces "crises cardiaques" dont il avait entendu parler, Sayidi ouvrit les yeux. D'abord aveuglé par une soudaine lumière, il cligna plusieurs fois avant de s'habituer. Non, ce n'était pas qu'une lumière, mais le reflet des rayons du soleil sur un pelage blanchâtre qui l'avait ébloui. Gueule bée, le lionceau leva ses prunelles lavande vers l'individu. Qui était-ce ? Un soudain mal de crâne empêcha cependant Sayidi de se renseigner davantage, et il reposa sa tête sur le sol. Le simple fait de réfléchir le faisait souffrir.
De l'eau. J'ai besoin d'eau.
Sentant son esprit repartir, le jeune se fit violence pour garder sa conscience en place. Pas maintenant. Il devait savoir qui était ce mystérieux protecteur. Il se risqua à ouvrir la gueule pour se renseigner, mais seul un son guttural et rauque sorti. Il toussa un peu avant de recommencer, d'une voix faible :

Sayidi : “ Q-Qui êtes ... Vous ? „



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MessageSujet: Re: "Why do you run like you are running out of time ?"   Mar 2 Mai - 21:33


- Q-Qui êtes... Vous ?

Le son rauque qui avait raclé la gorge du petit avant qu'il n'arrive à parler m'avait donné des frissons. Il était en piteux état...
Je me baissais à nouveau pour le lécher, voyant bien qu'il peinait à rester éveillé. Il fallait que je stimule assez son corps pour que son esprit puisse suivre. Ou l'inverse je ne savais pas trop.

Je me rappelai de la fois où je m'étais perdu, en pleine tempête de neige. C'est Zwissia, mon ange des neiges, qui m'avait sauvé la vie, grâce à sa chaleur et à sa détermination. Ses coups de langues m'avaient stimulés assez pour me faire revenir à moi, et sa chaleur m'avait aidé à recouvrer le reste de mes esprits... Sauf qu'ici, en pleine savane, en saison sèche, la solution était peut être ailleurs.
Alors que je réflechissai aussi rapidement que possible, je décidais toutefois de répondre au lionceau.

Je m'appelle Djaili. Je suis Pridelander. Tu es en sécurité...

Je ne savais pas vraiment s'il était en danger, mais aucun lionceau n'arrive sur un territoire, épuisé au point de s'évanouir, la panique dans les yeux alors que tout va bien...
Je le léchais à nouveau puis le pris délicatement entre mes crocs. Je n'avais pas à marcher très loin, heureusement pour lui, les petits points d'eau étaient nombreux de ce côté-ci de la savane.

Je le reposai doucement près d'une flaque, trempant mon museau dans l'eau avant de le secouer au dessus de lui et de recommencer, lachant un peu d'eau sur son museau.

Il faut que tu boives...


Je l'encourageai d'un petit coup de museau avant de me coucher de façon à l'entourer de mes pattes avant. Je ne savais pas trop ce que je faisais, je réflechissai à ce qui aurait pu me rassurer si j'avais été à sa place. Mais peut être m'y prenais-je mal...
Je ne mis pas longtemps à décider qu'il fallait que je l'amène à quelqu'un de plus qualifié que moi. Maman saurait quoi faire, c'était sûr. Toutefois, il fallait d'abord que je m'assure que les parents de ce petit n'étaient pas aux alentours, se faisant un sang d'encre.
Je baissais mes prunelles de menthe sur le lionceau, demandant d'une voix douce :

Comment t'appelles-tu ? Que t'est-il arrivé ?


Il me paraissait primordial de m'assurer de ce qu'il se passait avec cet enfant avant de décider quoique soit. Pour la suite.. Eh bien.. Je verrai bien ...

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MessageSujet: Re: "Why do you run like you are running out of time ?"   Sam 6 Mai - 23:34

Un léger frisson traversa Sayidi lorsqu'il sentit de nouveaux coups de langue sur sa fourrure, et il se tendit. Cependant, le mouvement régulier, quelque peu berçant, ne tarda pas à le relaxer. Ce mystérieux lion ne pouvait être un vilain comme Kutoa, n'est-ce pas ? Alors que son esprit recommençait à se perdre dans des souvenirs douloureux et sa tête à l'élancer de nouveau, son sauveur se présenta.
Djaili. Djaili.
Le lionceau se répéta intérieurement le nom encore et encore, comme des paroles sacrées, de peur de l'oublier à cause de son cerveau qu'il savait fatigué et confus. Néanmoins, quelque chose dans les paroles de son bienfaiteur l'interpela. Pridelander ? Pour lui, il ressemblait plus à un Nordique, avec son pelage aveuglant, s'il se fiait aux descriptions que lui avait données Hofu. Le cœur du lionceau se serra de nouveau en songeant à son parrain. Il ne voulait plus penser. Pourquoi pensait-il encore ? Il avait mal à la tête.

Soudainement, Sayidi sentit qu'on le souleva, ses pattes ne touchant plus le sol. N'ayant ni la volonté, ni la force de se débattre, il se laissa faire, devenant tout mou, relâchant entièrement ses muscles. Si l'envie prenait Djaili de le manger, il n'aurait même pas tenté de se démener. De toute façon, à quoi bon ? Il n'avait plus personne pour le regretter. Le lion commença alors à le transporter vers une destination inconnue, et l'anxiété du petit retomba momentanément. S'il l'amenait quelque part où il y en avait d'autres de leur espèce, il ne pourrait pas le croquer impunément ! Même ces sauvages de Mositus ne le faisaient pas. Combattant la lourdeur de ses paupières pour tenter de garder les yeux ouverts, Sayidi dut néanmoins se résoudre à les fermer un instant, le chemin, bien que court, suffisant à le bercer. Il fut encore un peu somnolent et garda ses paupières fermées lorsqu'il sentit ses pattes s'enfoncer dans une terre humide. De l'eau ? Des gouttelettes perlèrent alors sur son pelage.
Il pleut ?

Djaili : “ Il faut que tu boives ... „


Ah, il se trouvait au bord d'une flaque. Ouvrant doucement les yeux, la vue de l'onde fut comme une vision de paradis. Aussi, il ne se fit pas prier plus longtemps et rampa aussi vite que lui permettaient ses membres fatigués au bord de l'eau. Là, il commença à laper et savoura la sensation rafraîchissante du précieux liquide contre sa gorge enflammée. Son sauveur se coucha alors autour de lui, et sa présence acheva de rassurer Sayidi. Djaili ne pouvait être qu'un gentil lion.

Lorsque ce dernier se pencha vers lui pour le regarder dans les yeux, le lionceau cessa un instant de se désaltérer pour le fixer à son tour. Il n'avait jamais vu de prunelles vertes comme celles-ci. Leur couleur lui rappelait celle des jeunes pousses des plantes de la jungle. Sayidi sursauta légèrement lorsque Djaili prit subitement la parole, et il s'en maudit pour cela, car il aurait dû s'y attendre. Toutefois, la voix douce et accueillante de son bienfaiteur lui fit vite oublier son embarras. Afin de faire face à son interlocuteur et de se montrer poli, comme Hofu le lui avait appris, le lionceau se retourna légèrement, quittant la position accroupie qu'il avait prise pour boire pour se coucher sur le flanc, contre une patte puissante. Il regarda d'abord l'autre dans les yeux, avant de finalement briser le contact pour poser son regard sur son épaule à la place, ayant du mal à s'affirmer même pour une chose aussi triviale.

Sayidi : “ Sayidi ... „


Prononça-t-il doucement, omettant consciemment de lui dire la signification du nom, espérant que l'autre ne la connaissait pas.
Seigneur. Je n'ai rien d'un seigneur.
Il inspira alors profondément. Avec de l'eau dans l'organisme et ce lion pour le protéger, il pouvait sentir son esprit s'éclaircir malgré la faible estime qu'il avait pour lui-même. Mais que dire ? Par où commencer ? Mieux valait qu'il se lance, même sans plan. Qui sait, peut-être avait-il aussi peu de patience que les Mositus.

Sayidi : “ Mon père, Kutoa. I-Il a tenté de me tuer. Mais Hofu, mon parrain ... Il m'a sauvé. Il s'est battu avec Kutoa. Il m'a dit de m'enfuir. A-Alors j'ai fui, c-comme un l-lâche. E-Et i-il est s-sans d-doute mort main-t-tenant. „


Il avait commencé à sangloter. Ah, Djaili comprendrait-il ? Sans contexte, cela lui semblait difficile, mais il se sentait trop touché, trop ému pour continuer, sa gorge se serrant. Il ne voulait plus parler - ne le pouvait pas -, ne voulait plus réfléchir. Tout cela lui faisait trop mal.

HRP:
 

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MessageSujet: Re: "Why do you run like you are running out of time ?"   Jeu 11 Mai - 21:33


- Sayidi...

La voix du lionceau était plus claire à présent, et bien que le contact entre nos deux regards avait été bref, j'avais pu m'apercevoir qu'il arrivait dorénavant à les garder ouverts. Je souris doucement et commentai gentiment :

C'est un très joli nom.

Et je le pensais. Cela sonnait agréablement à l'oreille, et je trouvai qu'il allait très bien à l'enfant qui me faisait face. Je peinai à lui donner un âge, car sa psyché semblait posséder plusieurs mois de moins que son corps. Aussi laissais-je cette information de côté pour l'instant.
Je m'apprêtais à le relancer gentiment, espérant que son esprit fatigué ne retombait pas dans un état cotonneux lorsqu'il reprit la parole.
Sa voix tremblait et était emplie d'émotion. Tant et si bien qu'il me fallu une certaine concentration pour en comprendre le contenu et le sens.

- Mon père, Kutoa. I-Il a tenté de me tuer. Mais Hofu, mon parrain ... Il m'a sauvé. Il s'est battu avec Kutoa. Il m'a dit de m'enfuir. A-Alors j'ai fui, c-comme un l-lâche. E-Et i-il est s-sans d-doute mort main-t-tenant.

L'information mit un certain temps avant d'atteindre mon cerveau, avant que je n'écarquille les yeux, sidéré. Son propre père avait tenté de le tuer, et c'est son parrain qui avait du donné sa vie pour le défendre..?!
Les sanglots reprirent chez l'enfant et je ne pus m'empêcher d'être ému. Certains êtres ne naissaient définitivement pas sous les bons auspices...

Oh Sayidi... Je suis tellement désolé...

Je me penchais pour lui lécher gentiment le dessus de la tête avant de l'étreindre entre ma patte et ma tête. Je ronronnais doucement, utilisant ce son vibrant pour tenter de le consoler et de le rassurer. Nous restâmes comme ça un petit moment, et lorsqu'il me paru calmé, je me redressai, lui léchant la tête une dernière fois.
Je pris alors quelques minutes pour réfléchir. J'avais envie de le questionner sur sa mère, mais je me doutais qu'il l'aurait mentionné si cela avait eu une quelconque importance. Quant à son parrain.. J'avais bien envie d'aller vérifier s'il était toujours en vie, mais je ne tenais pas à tomber nez à nez avec ce fameux Kutoa.... Surtout qu'il était hors de question d'abandonner Sayidi à son sort pendant que je cherchais partout.

Alors que je réflechissais, le lionceau s'était rapproché pour se blottir dans l'épaisse crinière, contre mon torse, et sa présence m'apaisa curieusement. Je rechignais à l'idée de l'amener à une nourrice du Clan, tout en admettant que je pouvais l'élever seul. J'étais encore jeune, et je ne pouvais prendre l'entière responsabilité de l'enfant au regard des Pridelanders. De plus, il aurait surement besoin d'une figure maternelle à laquelle se rattacher un minimum...
Une idée curieuse se forma peu à peu dans ma tête, et je finis par me redresser, en faisant attention de ne pas bousculer le lionceau. J'allais lui demander s'il préférait marcher, mais son regard épuisé répondit à sa place. Je lui adressai un doux sourire et un petit coup de museau.

Repose toi. Je vais prendre soin de toi d'accord ? On va rentrer près du Clan, sur Prideland, je vais te présenter à ma maman. Tu es d'accord ?

J'attendis l'accord, plutôt ensommeillé du lionceau avant de le prendre délicatement dans ma gueule, par la peau du cou. Puis je rebroussai chemin, direction le Rocher, ou tout du moins sa base où se trouvait la majorité du Clan.
Plusieurs têtes se tournèrent à mon passage. Il fallait dire qu'entre ma couleur et ma carrure, je passais difficilement inaperçu.. Mais alors avec un lionceau sablé dans la gueule, j'étais carrément inratable. Je saluai d'un léger mouvement de tête ceux qui m'interpellaient, mais ne m'arrêtai pas avant d'avoir trouvé ma mère.

Kina était couchée à l'ombre sous un arbre, en compagnie d'Onyo, un peu à l'écart du reste des lionnes. Ni l'une, ni l'autre, n'était friande des ragots et des tendances aux critiques que les lionnes du clans partageaient à longueur de journée.
Soulagé qu'Arakh ou les garnements ne soient nulle part en vue, j'avançai avec plus d'enthousiasme jusqu'à elles. Ma chère mère me vit arriver de loin, et je pu voir la suprise puis l'inquiétude froncer son beau visage. Je lui adressai un regard rassurant puis m'allongeai près d'elle, déposant Sayidi entre mes pattes avant avec douceur. Je saluai ma mère en frottant affectueusement ma tête contre la sienne, et adressai un signe de tête à Onyo qui me répondit avant de se lever pour nous laisser de l'intimité.

Je sentis Sayidi s'agiter entre mes pattes et je lui léchais à nouveau la tête avant de relever les yeux vers ma mère, qui attendait patiemment que je m'explique. Elle savait que je le ferai, aussi ne posait-elle aucune question précipitée, se contentant de m'observer, ou d'observer le lionceau sablé entre mes pattes.

Il s'appelle Sayidi. Je l'ai trouvé aux abords du territoire.

Je baissais alors d'un ton pour lui raconter l'histoire tragique du lionceau, avant de reprendre un ton normal.

Je... Je ne voulais pas le ramener à une nourrice, alors j'ai pensé que.. Enfin peut être que... Tu pourrais..

Ma voix mourru. Je n'étais pas trop sûr de mon coup, et je ne savais pas si maman accepterait mon idée. Je voulais qu'elle adopte Sayidi et qu'elle me le confie. Je voulais m'occuper de ce petit et l'aider. Mais je savais aussi que j'aurais besoin d'aide pour l'éduquer, et qu'une figure maternelle était nécessaire pour s'épanouir à cet âge là... Enfin le pensais-je.
Je plantais donc mon regard dans celui de ma mère, la laissant deviner la suite. Je n'avais aucun doute qu'elle suivrait le cours de mes pensées quant à l'adoption. Pour le reste, je m'expliquerai une fois Sayidi un peu plus éveillé. Après tout, il avait aussi son mot à dire...

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MessageSujet: Re: "Why do you run like you are running out of time ?"   Sam 3 Juin - 12:30

Grâce aux soins que lui portait Djaili, les sanglots de Sayidi se calmèrent, ne laissant place qu'à de petits soubresauts silencieux. Suite à cela, le lionceau se blottit davantage, rassuré par à la fois par l'odeur maintenant familière, la force et la douceur qui se dégageaient de l'autre. Il devrait penser à s'excuser pour la gêne occasionnée plus tard, avant qu'on ne voulût plus de lui. La fatigue prenant alors de nouveau le dessus, Sayidi se laissa bercer par la respiration de son sauveur, tombant peu à peu de sommeil. Cependant, Djaili se redressa soudainement, délogeant le lionceau, qui leva alors vers lui un regard à la fois interrogateur et fatigué. Le semi-Nordique parla un peu avant de demander son accord, ce à quoi le petit répondit par un froncement de sourcils, le temps que l'information atteignit son cerveau encore nimbé de sommeil, avant d'acquiescer lentement. Et les voilà partis.

Sayidi somnola tout le long du voyage, n'étant maintenu réveillé que par le rythme des pas de son sauveur. Oh, il devrait penser à s'excuser pour cela aussi : il commençait à atteindre l'âge où le corps grandissait et devenait plus lourd. La mâchoire de Djaili devait le faire souffrir ! Sans compter que lui-même aurait dû trouver le courage et la force de marcher seul. Toutefois, le lionceau ne dit rien, préférant ne pas embêter le lion clair.

Lorsqu'il fut finalement posé au sol, contre son sauveur, Sayidi, dont l'esprit s'était peu à peu éclairci par le voyage, remua un peu de façon à prendre appui sur ses faibles pattes. Il garda le visage vers le bas, mais cela ne l'empêcha pas d'écouter d'une oreille l'échange entre Djaili et cette lionne, et de l'autre, les bruits de Prideland. Cet endroit regorgeait véritablement de vie ! Curieux, le lionceau leva légèrement les yeux pour observer le paysage, mais tout ce qu'il put voir, c'était ces regards. Tous ces regards. Un frisson le parcourut et ses poils se hérissèrent légèrement à cela. Ne pouvant supporter l'attention dont il était l'objet, il se détourna et examina la lionne à qui Djaili parlait à la place. Elle était indéniablement jolie avec son pelage roux, même si elle semblait déjà relativement âgée, ou du moins, plus vieille que son sauveur. Sayidi chercha alors son regard, son petit cœur battant la chamade. Allait-il commettre une erreur ? S'il devait attirer sur lui la sympathie de la lionne, il devait bien se montrer intéressé, non ?
Oh, elle a les yeux vairons !
Cependant, à cette réalisation, sa fragile confiance se brisa, des souvenirs de son séjour chez les Mositus lui revenant à l'esprit. Sarthak avait aussi les yeux vairons. Frissonnant et se sentant terriblement vulnérable, à la merci de tous ces lions, Sayidi se recroquevilla, attendant la sentence. Que se passerait-il si cette lionne ne voulait pas de lui ? Djaili l'abandonnerait-il dans la savane ? Devrait-il quitter Prideland ? Que deviendrait-il ?


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MessageSujet: Re: "Why do you run like you are running out of time ?"   Sam 3 Juin - 13:35




Why do you run like you are running out of time ?
Djaili, Sayidi, Kina & co




Rentrant victorieuses de la chasse, les lionnes avaient ramenés suffisamment à manger pour nourrir le clan tout entier. Rares étaient les chasses aussi fructueuses, aussi celles qui avaient accompli cet exploit profitèrent après l'effort d'un repos bien mérité.

Allongée non loin du rocher, Kina discutait calmement en compagnie d'Onyo, une amie chère et une excellente partenaire de chasse. Les deux femelles s'étaient quelques peu écartées du reste du groupe, n'appréciant toutes deux guère une telle affluence qui leur donnait la sensation d'étouffer. Elles préféraient grandement profiter de ce calme dont elles ne bénéficiaient pas souvent. En effet, toutes deux mères, il était rare de pouvoir être en paix lorsque les lionceaux étaient occupés à leur courir autour. Il fallait rester constamment vigilante, et cela n'était pas de tout repos.

Fort heureusement, Arakh, le compagnon de Kina, avait décidé de prendre les choses en pattes, et avait emmené les enfants se balader avec lui. Acte très courageux lorsqu'on savait qu'il n'avait pas très grande autorité sur les petits ces derniers temps.. Paix à son âme!

Profitant du peu d'ombre que leur offraient l'arbre sous lequel elles s'étaient abritées, les deux lionnes s'assoupirent quelques peu. Kina manqua presque de trouver le sommeil, chose qui lui manquait depuis quelques temps.. Mais quelque chose, ou plutôt quelqu'un l'en empêcha. Ayant entendu des bruits de pas, la lionne ouvrit les yeux pour apercevoir à quelques mètres la silhouette massive de son fils aîné Djaili. Celui-ci semblait transporter quelque chose dans sa gueule, mais elle ne su dire tout de suite quoi.

Lorsqu'il approcha, Onyo se leva pour lui laisser sa place et partit dans le plus grand des calmes. Djaili s'allongea à son tour, déposant son "butin" entre ses pattes. Posant les yeux sur son fils et sur ce qu'il transportait, Kina écarquilla les yeux. Un lionceau beige somnolait sur le sol, lionceau qui lui était inconnu. Elle connaissait pourtant tous les jeunes du clan.. Et celui-ci n'en faisait probablement pas partie. Djaili qui détestait tant les plus jeunes jouait-il au baby sitter maintenant..? Silencieuse, la lionne attendit les explications de son fils avec impatience.

"Il s'appelle Sayidi. Je l'ai trouvé aux abords du territoire."

finit par déclarer son aîné, confirmant ainsi les soupçons de la chasseresse quant aux origines du petit. S'approchant un instant, Djaili vint ensuite lui expliquer plus en détails sa rencontre avec le jeune.. Et lorsqu'il lui raconta son histoire, le coeur de la lionne se serra. Quand son fils eut terminé, Kina coula un triste et doux regard sur le lionceau. Pauvre petit. Si jeune, et déjà si peu gâté par la vie..

"Je... Je ne voulais pas le ramener à une nourrice, alors j'ai pensé que.. Enfin peut être que... Tu pourrais.. "

Il se tut, mais la femelle n'avait besoin de plus pour le comprendre. A vrai dire, il n'avait pas eu à parler pour qu'elle s'imagine le fond de ses pensées. Après tout, Djaili était son fils, et elle le connaissait mieux que quiconque. Celui-ci avait beau s'être montré plus distant ces derniers temps, le lien qui les avait toujours unis ne s'en était pas allé.

Alors que la lionne réfléchissait, le jeune Sayidi sortit de son semi-sommeil, posant le regard sur elle.. Il paraissait perdu, totalement perdu. Et terrifié. Alors, pour le rassurer, celle-ci lui sourit doucement. Puis, elle planta son regard vairon dans les yeux menthe de son fils.

"Oui...Bien sure que oui."

avait-elle déclaré, avant d'approcher son museau du petit, pour venir le coller doucement sur son front, dans un geste se voulant rassurant.

" Mon nom est Kina..Tu n'as plus rien à craindre, Sayidi. Sèche tes larmes petit Ange.. Tant que tu resteras ici, personne ne te fera de mal. Je te le promets. "

Redressant la tête, elle regarda à nouveau son petit flocon de neige, quand bien même celui-ci avait grandit depuis bien longtemps..

"Pourquoi avoir tant hésité, Djaili? Pensais-tu réellement que je pourrais refuser..? Que je serais capable de laisser ce petit?"

lui demanda-t-elle doucement, souhaitant simplement comprendre. Ne savait-il pas qu'il pourrait toujours compter sur elle?

Une question subsistait néanmoins.. Arakh, que penserait il de tout ça..? Oh et puis, peu importe. Kina discuterait de cette question avec lui plus tard.. Pour l'heure, l'état de Sayidi comptait plus que tout. Soupirant discrètement, la lionne jeta un coup d'oeil aux alentours. Plusieurs autres lionnes s'étaient approchées, curieuses, et cela semblait mettre Sayidi mal à l'aise..

"N'avez-vous donc rien d'autre à faire?"

lança-t-elle d'un ton autoritaire, haussant les sourcils. Aussitôt, les femelles s'écartèrent, non sans marmonner. Une fois assurée que le champs était libre, la mère se tourna vers celui qui était clairement le petit protégé de son fils.

"Tu dois avoir faim, non?"

Maigre comme il l'était, il ne devait pas avoir été beaucoup nourri ces derniers temps. A vrai dire, Kina n'attendit guère la réponse du jeune pour se lever, et revenir avec un morceau de viande qu'elle gardait pour le retour de ses enfants. Elle retournerait chasser pour eux s'il le fallait. Ils ne manquaient de rien, contrairement à ce petit bout. Aussi vint-elle déposer la nourriture directement à ses pattes.

"Mange, et repose toi, tu en as grand besoin.. Ne t'en fais pas, nous ne te laisserons pas seul. Tu ne seras plus jamais seul."

Déclara-t-elle d'un ton des plus doux, avant de se redresser pour venir déposer une lèchouille sur le front de son fils. Bien qu'elle se soit sentie quelques peu troublée par tant d'hésitation de sa part, elle ne lui en voulait pas. Elle ne pourrait jamais lui en vouloir.

"Et toi, Djaili? As-tu faim....?"

demanda-t-elle ensuite au félin blanc. Se soucier de ses besoins était une habitude qu'elle n'avait pas perdu.. Il avait beau être adulte, elle ne cessait de s'inquiéter pour lui..



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MessageSujet: Re: "Why do you run like you are running out of time ?"   Lun 19 Juin - 21:05


Sayidi se réveilla doucement alors que je parlais avec maman. Ce moment privilégié avec elle me faisait chaud au coeur. Sa présence me manquait beaucoup, et c'était bien contre mon gré que je m'étais éloigné d'elle, refusant de lui infliger le mépris total que je ressentais avec son compagnon et ses enfants. Enfin, surtout les petits mâles d'ailleurs, car Dafina ressemblait tant à maman, et faisait tant d'efforts pour me plaire que je n'avais pu m'empêcher de m'adoucir envers elle.

Maman comprit immédiatement. Je savais que je n'aurais à expliciter. Elle me connaissait mieux que personne et suivait très souvent les mêmes raisonnements que moi. J'espérais juste que son accord suivrait également.

- Oui...Bien sure que oui.

Je retins un petit soupir de soulagement et lançai un sourire spontané et lumineux à l'adresse de ma maman. Elle se pencha ensuite pour parler à Sayidi et le rassura avec douceur posant son museau sur son front. Aussi curieux que cela puisse paraitre, je n'en ressentis aucune jalousie. J'étais plutôt fier de ma maman -quand ne l'avais-je pas été ?-, et content qu'elle ait accepté de prendre le lionceau sous son aile. Elle avait pourtant à faire, avec ses 3 petits, mais elle n'avait pas hésité une seconde à accepter ma requête, chose dont je lui étais infiniment reconnaissant.

Puis elle releva ses yeux vairons vers moi et paru décontenancée, presque blessée. Mes oreilles se baissèrent sur mon crâne et je secouais la tête.

Non, non maman. Mais je n'étais pas sûr que tu veuilles d'un lionceau de plus à t'occuper, tu comprends ? Je sais que tu es déjà fatiguée avec tes trois petits, et... Et je ne veux pas te rajouter du poids c'est tout...

Je lui souris avec douceur et une infinie tendresse. Avec tout l'amour que je ressentais pour elle avant d'ajouter.

Je n'ai jamais douté que tu refuserai de le laisser ainsi. Jamais.

Je rebaissai mon attention sur Sayidi que je sentais se renfoncer contre ma crinière et mon poitrail. Il supportait manifestement mal toutes ces attentions, et je le comprenais bien. Je redressai la tête pour foudroyer les curieuses du regards lorsque maman les rappela à l'ordre avec autorité. Une fois qu'elles furent éloignées, je sentis le lionceau se détendre et lui léchait la tête pour le rassurer.

- Tu dois avoir faim, non?

Je souris, amusé et attendri par cet instinc maternel si développé chez maman, et que je connaissais si bien. Elle n'attendit d'ailleurs pas l'accord de l'enfant sablé pour lui ramener un morceau de viande et je le poussa gentiment du museau vers la viande. Maman l'avait posé entre mes pattes antérieures, si bien que Sayidi n'avait pas vraiment à sortir de son refuge de poils blancs pour grignoter un morceau.
Je ronronnais, agréablement surpris, lorsque la langue de maman trouva mon front et je lui adressai un sourire affectueux avant d'échapper un petit rire.

Non maman, merci. J'ai déjà mangé. De plus je ne voudrais pas te priver du fruit de ta chasse !

Je souris à nouveau, parfaitement détendu. Que ces moments en sa compagnie m'avaient manqué ...
Je discutais encore un moment avec maman, de tout et de rien, laissant le loisir à Sayidi de se rassasier. Je me doutais qu'après tout cela, il serait surement épuisé, mais je tenais à avoir son avis. Aussi baissais-je le museau à sa hauteur pour le regarder dans les yeux, sans le forcer.

Qu'en penses-tu Sayidi ? Cela te plairait-il ? Ma maman, Kina, se propose de t'adopter, et je m'occuperai également de toi. Tu deviendrais un Pridelander, et tu devras vivre selon nos règles.

Evidemment, bien que petit et craintif, le lionceau devait déjà avoir dépassé sa première année, et je pensais qu'il devait avoir le choix. Peut être préfèrerait-il une nourrice, ou une indépendance totale, auquel cas je pourrais l'emmener voir Kumpa qui prendrait une décision en conséquence.
J'espérais toutefois qu'il accepte notre proposition, car je tenais vraiment à l'aider et m'occuper de lui, dans la mesure des mes propres moyens.

HRP:
 


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Merci à Kina pour le kit ♥

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