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 Tout le bonheur du monde est dans l'inattendu [PARTIE 1]

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MEMBRE - RANA


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MessageSujet: Tout le bonheur du monde est dans l'inattendu [PARTIE 1]   Ven 5 Aoû - 22:01

« Tout le bonheur du monde est dans l'inattendu »
Partie 1 ─ Enya
Spoiler:
 

Couché à l'ombre du grand boabab, Hatari était songeur. Tandis que l'obscurité s'étendait peu à peu sur la Terre des Lions, une légère bise venait soulever les mèches de sa crinière, voila par moment les landes qui s'étendaient à perte de vue. Il avait parcouru tant de chemin depuis le jour où il avait contemplé ce paysage pour la première fois qu'il n'était plus certain de se souvenir de tout. Hier l'exil du désert, aujourd'hui la mort de Chenko. Et rien n'était encore terminé, il le savait. Rien ne serait jamais terminé, au fond, car après chaque adversaire s'en trouverait un autre. Nul doute que Khassim serait le premier à tenter de le retrouver. Mais désormais, l'exilé n'était plus seul, et il se devait de ne pas l'oublier. Il était à l'origine de tout cela, à lui de l'assumer. Après tout, il ne regrettait rien, et il se souvenait parfaitement de la tournure qu'avait pris son destin lors de cette nuit si particulière.

Le vent lui fouettait le visage tandis qu'il courait à perdre haleine, trop en colère pour être capable de s'arrêter. Comment Kwadja avait-elle simplement pu tourner le dos et abandonner les siens ? Elle avait fuit lâchement, sans assumer ses actes, et avait laissé derrière elle nombre de victimes qui ne reverraient jamais les leurs. Les Jangowas n'auraient aucune pitié pour ceux qui resteraient, qu'ils se rendent ou non, qu'ils soient blessés ou non. Elle s'en tirerait sans une égratignure, mais son clan serait décimé. Et lui, dans l'histoire, y perdait tous ses espoirs, tous ceux qu'il avait nourrit depuis des semaines en entendant parler de la révolte. S'il tenait à avoir l'occasion de prendre sa revanche sur les siens, il n'avait eu d'autre choix que de fuir, comme ceux qui en avaient eu l'occasion. Il avait tourné le dos aux Jangowas qu'il espérait avoir l'occasion d'affronter depuis si longtemps, et cela lui avait coûté ! S'il n'y avait pas eu Usiku, Prideland, Chenko et tous les autres, alors il serait resté se battre jusqu'à la mort, faisant autant de dégâts que possible. Mais au lieu de cela, il en était réduit à fuir le désert. Pour quelle raison n'était-il pas resté, alors qu'il était le seul maître de sa vie ? C'était une question à laquelle il n'était pas capable de répondre, mais son instinct lui avait soufflé de profiter d'une dernière chance avant qu'elle ne se referme. Il ne fuyait pas les Jangowas, il maintenait seulement une chance de prendre la revanche sur son passé lorsque l'occasion se présenterait.

L'exilé voyagea plusieurs jours, son pas rendu nerveux et rapide par la colère qui l'habitait. Il quitta le désert, et s'éloigna loin vers l'Est. Lorsque la rancœur qui agitait son cœur s'apaisa, le grand mâle se décida à rejoindre ce qui était devenu son point de référence : le grand baobab. Il n'en était nullement le propriétaire, et n'y restait pas en permanence, mais il y passait le plus clair de son temps car l'endroit était plutôt tranquille. Peu à peu au fil des jours, la vie repris son cours, et le Grand Carnage devînt un souvenir amer comme tant d'autres. Là où d'autres avaient péris, lui ne gardait que quelques cicatrices de plus, bien que celles de l'esprit soient plus vives que les autres. Il y avait eu ces lions qu'il avait reconnu, ceux-là même avec qui il avait passé du temps, mais il y avait surtout eu Léhona. Il n'oublierait pas le regard qu'elle avait posé sur lui lorsqu'il s'était jeté sur elle. Elle avait cru qu'il n'oserait pas, qu'il n'avait pas oublié, mais bien au contraire. Il avait eu fois en elle, et elle lu avait tout autant tourné le dos que les autres. Il n'aurait pas de pitié pour elle non plus. Il ne pardonnerait plus.

C'était lors d'une nuit semblables aux autres que sa vie avait pris un nouveau tournant. Tandis qu'il scrutait l'horizon, ressassant sans cesse les même souvenirs, il avait aperçut une silhouette au loin. Une silhouette qui s'était dirigé vers lui, sans hésitation. De loin, il n'avait pas été capable de la reconnaître, et était resté impassible. Le peu de lion qui passaient par là évitaient généralement de se frotter à lui, son nom se répandant peu à peu sur la Terre des Lions. Quant aux autres - ceux qui venaient avec une réelle intention de lui nuire - ils se trahissaient eux-mêmes dans leur démarche. Dans le cas présent, la lionne se rapprochait peu à peu d'un pas lent et souple, les oreilles en avant. Son attitude ne présentait aucune menace, et elle semblait même avoir rivé toute son attention sur le grand mâle blond qui l'observait. Tandis qu'elle se rapprochait, Hatari l'observa, déchiffrant son pelage et son odeur comme il le pu. Ses oreilles se plaquèrent sur son crâne quand il reconnu les effluves de Prideland, mais avant qu'il ait pu prononcer un seul mot le vent chassa les nuages, découvrant la lune qui vînt éclairer la savane. Et alors, l'exilé eut tout loisir de reconnaitre la lionne qui se tenait face à lui.

─ Safi, murmura t-il d'une voix aussi serrée que pleine d'amertume.

Avec ces étranges marques aux coudes et son masque si particulier, il n'y avait pas de doute possible. Il ne l'avait jamais oublié, mais n'avait jamais escompté la revoir. Jadis, elle avait été sa meilleure amie, celle qui les avait accompagné partout, lui et Usiku, sans jamais jalouser leur complicité. Elle avait été comme une sœur pour eux, et ils n'avaient jamais pensé devoir se quitter un jour. Pourtant, lorsque tout avait basculé, il l'avait rejeté au fond de sa mémoire, comme tant d'autres choses. N'étaient resté qu'Usiku et ses parents. Et maintenant qu'il la voyait à nouveau, tout lui revenait en mémoire, et son cœur chavirait à nouveau. Il s'était efforcé de haïr les Pridelands pendant des années, tous, sans aucune exception ! Elle en faisait partie, comment ne pas lui en vouloir aussi ?

─ Hatari.

Son ton à elle était doux et serein, comme apaisé. Elle ne pouvait pas être ici par hasard, et pourtant une part de l'exilé l'espérait. Cette part là s'efforçait de lui en vouloir comme à n'importe quel pridelander, mais une autre part de lui-même n'avait pas le courage de la rejeter. Et s'il ne s'était jamais rien passé, et qu'ils étaient restés aussi proche qu'ils l'avaient jadis été ? Que seraient-ils devenus ? Le temps avait creusé un trop grand sillon entre eux pour qu'ils fassent comme si de rien n'était. Détournant la tête sans la quitter du regard, Hatari repris d'une voix teintée de détresse :

─ Tu ne devrais pas être là. Tu n'as rien à faire ici.

─ Je n'y suis pour rien, Hatari. Tu le sais aussi bien que moi.

Avait-elle eu vent de sa rencontre avec Kumpa ? Sans aucun doute. Tout le clan devait désormais savoir qu'il les jugeaient tous responsables, quoi qu'il se soit passé. Lui avait ses propres hypothèses, et inconsciemment, il refusait de voir une autre possibilité. Il refusait de croire que les Pridelanders n'étaient pas responsables, mais pourtant en vouloir à la jeune lionne lui coûtait bien plus qu'il ne l'aurait imaginé. Il était perdu, et ne savait plus à quoi s'en tenir. Il avait l'impression de se retrouver comme un lionceau en train d'être consolé.

─ Nous t'avons cherché, pendant longtemps. Chacun de nous y a mis du sien, et nous n'avons jamais perdu espoir de te revoir. Aucun de nous ne t'a oublié.

Le grand mâle serra les crocs tandis qu'il refoulait ses larmes. Une part de lui savait pertinemment que la jeune lionne avait raison, mais l'autre lui interdisait de la croire. Il avait passé trop de temps à forger une carapace dans le but de lutter contre la chagrin pour la laisser se fissurer aujourd'hui. Et pourtant, une petite flamme au fond de lui ne demandait que cela. Il était seul depuis bien longtemps, désormais, et s'il s'y était accoutumé, cela n'en restait pas moins difficile par moment.

─ Je ne t'ai pas oublié.

La voix de Safi était douce et calme, sans une once de tristesse ou de regrets face au rejet d'Hatari. Pouvait-elle comprendre ? Avait-elle réellement pensé à lui durant toute ces années, alors qu'il l'avait effacé de sa mémoire ? Comme il aurait aimé revenir à ce temps insouciant où la seule interrogation était de savoir quel allait être leur terrain de jeu. Oublié le chagrin et la colère, les années passées seul à tenter d'oublier pour se retrouver entouré des siens depuis toujours. Ne plus porter cette rancœur et cette amertume en soi ; ne plus songer à la possibilité que des être aussi importants que ses propres parents aient pu un instant ne plus vouloir de lui, et se sentir aimé. Hatari avait levé la tête pour tenter d'empêcher les larmes qu'il sentait affluer, mais l'une d'entre elles était parvenue à rouler le long de sa joue tandis que la lionne s'était rapproché de lui. Lorsqu'elle vînt se coucher contre lui, il décala vainement ses épaules, mais elle se décala aussi pour venir se coucher contre lui. La chaleur dégagée par le corps de Safi le fit frissonner, et il resta immobile. Quand avait-il eu l'occasion de se coucher contre quelqu'un pour la dernière fois ? Il y avait eu Wakanda, mais leur ambitions n'étaient pas compatibles et ils s'étaient bien vite détournés l'un de l'autre. Et désormais, il était là, couché contre l'une de ses plus vieilles âmes sœurs. Elle ne lui tenait rigueur ni de ses actes ni de ses paroles, et il lui en était reconnaissant. Sa sérénité et son silence pansait quelque peu les blessures du grand mâle.

─ J'ai tout perdu, murmura t-il dans ce qui semblait être un sanglot étouffé.

Il les avaient perdu eux, lorsque Kifua l'avait emmené loin de Prideland. Eux, et tout ce qui avait toujours fait son monde. Et après eux, il avait perdu le désert, et les quelques amis qu'il avait. Il n'avait jamais rien eu l'occasion de conserver, et cela lui manquait. Il n'avait rien construit de solide, à part un seul désir de vengeance. Il tressaillit lorsque son ancienne amie lui lécha l'oreille, mais ne s'écarta pas. Il la laissa faire tandis que, silencieusement, elle l'apaisait à sa manière. Peu à peu, son chagrin et son amertume disparurent, pour laisser place à un calme incertain. L'exilé n'avait pas envie de penser à l'avenir, il désirait seulement penser au moment présent ; il était bien et ne demandait rien d'autre.

Aucun d'eux n'ajouta ne serait-ce qu'une parole, c'était inutile. Il se connaissait assez bien l'un l'autre - malgré des années de séparation - pour se comprendre mutuellement. Ils savouraient l'instant présent, sans chercher à penser à ce qui adviendrait par la suite. Ils n'étaient plus l'exilé et la pridelander, mais deux lions comme des autres au milieu de la savane. Les heures avançant, la glace se brisa peu à peu, et ils retrouvèrent les contacts rapprochés qu'ils avaient étant petits. Et, peu à peu, ils se firent chacun plus entreprenants l'un envers l'autre. Les retrouvailles et l'instinct firent le reste. Il n'y eut aucun faux-pas ni malentendu, Safi désirant le grand mâle autant que lui-même la désirait. Plus rien d'autre ne comptait que l'alter-ego. Et lorsque le soleil se leva, illuminant les deux corps chauds couchés l'un à côté de l'autre, aucun d'eux ne regretta la nuit passée ensemble. Malgré tout, tous deux savaient que les choses ne pouvaient pas rester ainsi, et qu'ils devaient à nouveau se séparer. La situation de l'exilé était trop compliqué pour leur permettre de rester ensemble. Hatari songea un instant que s'il avait accepté la proposition de Kumpa, ils auraient pu rester ensemble, mais il chassa bien vite cette idée ; ce qui était fait était fait, et Safi n'avait nul besoin d'avoir des regrets. Alors, tandis que la savane s'éveillait, ils échangèrent un dernier contact avant de se séparer, gardant chacun un souvenir inoubliable de la nuit passée ensemble.

_________________
Rapport du MatinDemandes de RP'sGalerie

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Rána découvre le monde en #742a28 ─ Kit © Tatous
Anciennement Hatari
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