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 La flegmatique empreinte que tu m'as laissé (HOTARU)

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MEMBRE - NABA


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MessageSujet: La flegmatique empreinte que tu m'as laissé (HOTARU)   Lun 1 Aoû - 14:28

EN AVANT POUR CONQUÉRIR .. HEU, J'AI DIT QUOI DÉJÀ ? HA, SALUT TOI !

Il fait sombre, je n'entends que les vibrations sonores des gouttes de pluies tombées récemment. Je ne parviens pas à dormir. Le silence me tue, il m'empoisonne et je rêverai pouvoir briser cet harmonieux moment qu'est la nuit. Papa dort. Maman dort. Kama dort. Nishati dort. Adeleke dort. Masika, je ne l'ai pas vu ; il doit faire sa ronde, surveiller les frontières. Son travail consiste à garder un œil sur notre territoire, vérifier que personne ne le pénètre, que personne ne s'aventure sans droit, qu'un exilé ou un voyageur ne le fréquente sans autorisation. Je me demande s'il rencontre des lions, des lycaons, des hyènes ou des girafes. J'aimerai devenir tel que lui, plus tard. Déambuler la nuit, rire et parler à tout va. M'enfin, c'est ce que je fais déjà. Mais son travail me semble intéressant, non ? Il nous protège d'une certaine façon d'un danger qui, même si nous ne le soupçonnons pas, rôderait autour de nos terres. Les terres de père, qui un jour les confiera à Kama. Je suis content de ne pas avoir tant de responsabilité. Je pense trop. Ne pas avoir de sommeil m'est insupportable, cela n'est pas la première fois, mais il y a une raison à ça, ce soir. Demain, j'ai un an. Demain, je suis un grand. Que du bonheur ! Il faudrait éviter d'y penser pour ne pas plus me réveiller. Je me demande si je peux m'autoriser le fait de parler ? De dire un mot. Personne ne l'entendrait, plus que tout le monde dort. Je me supplierai presque moi même de me retenir. Mais.. C'est si tentant. « Hého, héhé ! » Je l'ai fait. J'ai osé. Mes mots flottent et disparaissent dans un écho entraînant. Personne ne me répond. Je glousse alors continuellement, sans pouvoir stopper cet entrain de joie. Ma joie, elle, naît de l'ennui. Et actuellement, je pourrai en mourir, de cet ennui. Je soupir. Et je fais cela sans retenue. Comme si je me croyais seul au monde, mais cette fois, l'on me répond « chuuut ».

Mes yeux ambrés percent le sinistre endroit ombragé dans lequel nous dormons tous, le repère des Lions. Mais je ne sais d'où proviens cet ordre qui résonne à différent endroit, produisant ainsi un alliage. La voix étant sur l'instant doté d'une si frêle énergie, que je pense avoir réveillé mon donneur d'ordre. « Hey, t'es réveillé ? » Non, je ne sais pas qui j'aborde. Je sais simplement que c'est un Freelander. Mais je m'ennuie tant. Mon sang bouillonne, j'en ressentirai presque son rythme inlassable dans mes veines, mon cœur quant à lui, bat à tout rompre. Il va jusqu’à délabré l'atmosphère qui m’oppresse. J'aimerai tant discuter, oser bavarder tandis que d'autres dorment. Cependant personne ne me répond. Et, déçu, ma tête s'écrase dans un élan de désespoir sur mes pattes princières. Le regard vide, j'abaisse donc silencieusement les paupières. J'aimerai contourner ces carcasses de lions pour chercher mon… Mais l'idée n'ayant pas eu le temps d'émerger, que je m'endort. Mon corps si lourd reste intact quelques secondes, alors que mes muscles faciales se relâchent, me laissant sombrer dans cet insatiable univers où non plus leur place les mauvais sentiments.

Une chaleur envahie mon corps, elle le berce avec douceur, le caresse avec tant d'admiration, comme si elle le charmait. Elle m'enveloppe et me séduit. Elle me dompte, m'apprivoise. Et je m'adapte à cette exaltation alors que je ne veux pas quitter mon sommeil. Je suis si bien, subjugué par cette indécente lueur matinale qui se faufile dans ce dense endroit rocheux. Les rayons attisent de leur énergie jusqu’à corrompre ce parfait moment. Les yeux clos, je ressens non pas la noirceur de la nuit sur mes paupières, mais un filament orangé qui frémi naturellement. La fatigue s'évapore tandis que l'énergie matinale me gagne. Je parviens, après quelques clignements, à voir. Toute cette flouté disparaît et je comprend être le dernier levé. Mais ce n'est point ce qui attire mon attention. Aujourd'hui, j'ai un an. Voilà une année que je suis encerclé d'amour, d'affection, de protection et de Freelanders. Mes pattes réagissent avant même que ma pensé ne devine, et je galope vers l'entrée de notre grotte pour rejoindre amis et famille. Je n'ai pas faim, je n'ai pas soif. Je n'ai qu'un envie : m'amuser. Cela n'est peut être point d'une grande importance pour les autres, mais ça l'est pour Haki, Kali, Kama et moi. Enfin, je le pense. Par ailleurs, je les vois. Mes yeux s'émerveillent presque lorsque que je les rejoins tout en respirant la joie et l'énergie. Mon corps ne se permet aucune pause et je crie, je braille, je bondis. C'est habituellement moi, Naba. Aujourd'hui, c'est comme ma journée. Ma fête, mon anniversaire. Cela permet aussi d'attirer l'attention sur moi, d'autant plus que c'est également la journée de Kama. Je lui jette un œil avant de lui souhaite avec un entrain démesuré une bonne fête.

- Papa, papa ! Je suis grand maintenant, j'ai un an ! Maman, pas vrai, hein, dis, dis ? Dis à papa que je suis un grand ! Ho, je vais le dire à Masika, et ne pensez pas que je l'adore hein ! C'est juste comme ça, pour qu'il sache, c'est tout.

Pour ne pas mentir, je l'adore, je l'admire même. Mais admettre cela me poserait problème. Je n'aimerai pas que l'on prenne ça pour une faiblesse ou autre qui puisse me nuire. Je me contente ainsi de dire que je ne l'adore pas. Mais si l'on venait à me demander ce qu'il en ait, je crois que je ne saurai pas mentir. J'embellirai, certainement. Je me demande où est ce « vieux chnoque », que j'adore tant. J'aimerai m’asseoir sur son dos, attraper sa queue, jouer avec ses pattes, le traitait avec affection de grand vieux sage. Et nous rigolerions, cela fait si longtemps, environ trois ou quatre moi. Je me souviens ne jamais m'être ennuyé, avec lui. Il est bien plus amusant qu'il ne pourrait paraître, j'aime ce côté que peu de gens voient. Comme ça nous le gardons pour nous, Kama et moi. C'est égoïste. Ces temps ci, je vois parfois une féline regarder Masika. Cette lionne me fait peur, elle m'offre certains frissons désagréables. Je ne l'approcherai pas, pas pour l'instant. Bon ! Il faut donc que je rejoigne Masika. Mais… Où est-il ? Peut être dans le Pays Verdoyant… ? La jungle des Gorilles ? Ho, et s'il avait rejoins l'endroit où se trouve le cimetière d'éléphant ? Peut être même a-t-il fini sa patrouille ? Je ne sais point vers où aller. Paumé. Pas le choix, il faut faire cela au pif. Et donc, optant pour aller vers l'ouest, je gagne le chemin qui me mène vers le soleil.

Ainsi, je déambule sur plusieurs kilomètres. Mes pattes durement entraînées par toutes mes précédentes randonnées, je suis plutôt confiant quant au pas qu'il me reste à faire avant de n'être à bout. Mes yeux fixent le soleil. Cependant celui ci trahit sa chaleur et s'abreuve de ma vue qui m'abandonne. Il brûle tant que j'en confondrai presque cette ardeur désagréable avec un froid glacial que rien n'égale. Je ne peux qu'instinctivement fermer les yeux, n'osant plus faire affront à cette douloureuse affliction. Je dois décidément me concentrer aujourd'hui, pour ne pas perdre pied. Il ne fait ni trop chaud, ni trop froid, pourtant, le soleil reste visuellement toujours aussi brûlant d'énergie. Parfois, maman me dit que je suis comme lui. Pétillant, bordant d'obstination et de curiosité. Si c'est comme cela, papa aussi est comme le soleil. Parce que lorsqu'il était petit, lui aussi, était comme cela. Je me demande si maman le sait. Ho !

Un bruit vient altérer le cours infatigable de mes pensées. Ce son m'est sensiblement inconnu. Je ne sens aucune fragrance. Je ne vois par ailleurs rien de… Rien de.. Mes terres ? Mais.. Je suis sûr de ne pas avoir dépassé la frontières. Serait-ce un endroit que je n'aurai jusque là pas découvert ? Génial ! Les terres Freelanders, même n'étant pas les plus grandes, auraient donc encore des lieux qui me sont inconnus ? Ceci m'intrigue. Je ne peux qu'être excité par cette affriolante découverte. Mes canines se voient alors que j'abrège un sourire. Je ne peux contenir ma joie et mon.. Admiration. Ce sont nos terres, si vastes, si profondes, si belles, ensoleillées et couvertes de nuages ! Si abondantes de faune animale: de lions, de crocodiles, d'hippopotames, de girafes, de buffles et certainement de guépards et de suricates. Je n'avais réalisé ce que père possédait jusqu’à maintenant. Il possède un royaume. Et cela ne me fait que le célébrer, lui, mon père, mon roi, que d'autant plus. Je ne pense plus à Masika, je ne pense qu'a moi, qu'a mon incroyable découverte. Le soleil ne s'abaisse pas, non, il monte avec obstination pour rejoindre son plus haut point. Le soleil est incroyable. Il est comme Haki. Il se lève et reste tendre, doux et bienveillant, et plus il grandit, plus il devient fort, grand, majestueux, jusqu’à ce qu'il atteigne son point le plus escarpé, le plus raide. Il ne l'abandonne que lorsque tout est sous son règne, à ses pieds, en fait, nous nous soumettons à lui, à sa prestance. Sans que l'on en soit forcé. Et puis, il s'abaisse, il devient un lion parmi d'autres mais se distinguera toujours grâce à son aura lumineuse, à ses rayons de puissances masculines. Il est juste.. Wha-

- Qui est là ? Hého !! Il y a quelqu'un ? Masika ? Masikaaa ? Hé ! C'est Naba !

J'étais tant obnubilé par ce tourment que j'en avais oublié ma présence ici. Et vlà-t-il pas qu'un nouveau bruit vient perturber ma chasse au vieux croûton. Je n'ai pas peur. Je suis plutôt.. Sous pression. Je ne sais pas sur quoi je pourrai tomber, je ne sais même pas où se trouve la frontière, très exactement. Je ne connais que le nom des territoires alentours. Il y les Pridelanders, les.. Les jangowas… Enfin, je ne sais plus. Je ne me souviens même plus des paroles que j'ai prononcé il y a maints secondes. Mon corps se tortille, il s'emmêle et je valserai presque sur place, seul. Enfin, seul ? Alors que mon imperturbable manège commençait à réguler, mes yeux tombent quand je trouve une silhouette. Elle est vraiment… Pas effrayante. J'en serai presque déçu, j'aurai préféré voir une hyène ou un animal autre comme un singe ou un perroquet. Mais je suis face à un lionceau. Un ridicule lionceau. Tu me diras, comme moi. Il à l'air cependant différent. Je n'ai jamais vu un tel Freelander. D'ailleurs, il n'y en a pas. Ha ! J'ai compris. Ce n'en est pas un, hein ? Je suis idiot, mais pas à ce point là. Il est vaguement moins.. Impressionnant que ce à quoi je m'attendais.

- Ho, salut toi ! T'es un.. étranger ?

J'hésite entre Jangowa ou Pridelander. Je sais que l'une de ces deux races est plus clair que toutes les autres, couleur crème. J'aurai été plus heureux de tomber sur ce genre de lion. Mais bon. Je suis face à un étranger ! C'est le premier, de plus ! Il doit avoir mon âge. Mon âge ? Ho, mais j'ai une année aujourd'hui ! Je me sens si grand, je me demande si cela se voit, un peu. Et lui, quel âge a-t-il ? Ce mâle qui détient au dessous de ses mirettes trois points le distinguant de la masse. Ho, et s'il me connaissait ? Et si, JE le connaissais ? Voyons.. Qui est connu chez les Jango.. Heu Pridelander ? Rho… Mince ; Je ne sais déjà plus différencier ces deux espèces. Ho ! Je me souviens. Ce lionceau a une couleur qui se raccroche du basique Pridelander. Héhé ! Maman en étant une, et moi même ayant du sang de Pridelander, j'en déduis donc qu'il en est un aussi. C'est une conclusion hâtive dont je suis certain. Cet inconnu est un Pridelander. Cela m'épate plus que je ne l'aurai pensé, finalement. Je m'approche machinalement un peu de lui, mais reste bien à cinq mètres, environ. Peut être suis-je sur son territoire ? Il faudrait que je me familiarise ? Et s'il devenait mon ami ? Un ami Pridelander !? Mère en serait si contente !

- Tu t'appelles comment ? Moi, c'est Naba, mais tu as peut être entendu, haha !!

Un sourire se forme avec une sincère gentillesse sur mon visage. Je suis réellement joyeux et attiré par cette rencontre. J'espère qu'elle ne m'apportera aucun regret. J'ai donc ainsi rencontré mon premier étranger le jour où j'ai fêter ma première année de vie.

PS:
 

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(ATTENTION !) Je ne rp que le mercredi et le w-e en vue des cours en semaine.

cadeau de (c)Karatasi <3

Naba - Freelander à l'âme de voyageur:
 
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MessageSujet: Re: La flegmatique empreinte que tu m'as laissé (HOTARU)   Mer 3 Aoû - 0:23

Un drôle de langage...


Encore une chaude journée sur Prideland. Roulé en boule à l'extrémité du Rocher de la Fierté, à savourer la douce chaleur des rayons du Cercle de Lumière sur mon pelage fauve. Une expression de nouveau-né collé au visage et qui refusait de quitter ce dernier. Les paupières closes, un sourire béat... Tout pour être attendrissant, mais j'étais loin de l'être. Si je le paraissais de prime abord, il n'en était rien une fois les premières secondes de conversation passées. On peut même dire que c'était loin d'être le cas en ce qui me concernait. J'avais tout d'une peluche à l'extérieur, et tout d'un démon à l'intérieur... Du moins, c'est une phrase que j'avais entendue une fois, et qui ne m'avait plus quittée. Après tout, si tout le monde te répète que tu es quelqu'un d'horrible, sachant que ces personnalités multiples n'ont que très peu de chance de se connaître toutes, ou d'avoir un quelconque lien qui puisse les relier les unes aux autres, c'est bien qu'elles avaient raison. J'étais un horrible Pridelander. Pridelander atténuant pourtant l'adjectif horrible. Un Pridelander ne pouvait correspondre à cette description, donc, partant de cette affirmations, je ne pouvais l'être, et point final. J'étais donc dénué de reproche... Cette conclusion me semblait en tout cas fort satisfaisante, et je pouvais me détendre entièrement une fois que je l’eut atteint. J'ouvris ma gueule dans un bâillement fébrile, exposant ma petite langue rose et mes canines immaculées l'espace d'un instant, puis roulai sur moi-même. Maintenant sur le flanc, je laissai ma queue rebondir sur les pierres chaleureuses qui me maintenaient en hauteur depuis quelques heures.


- Ce royaume est fabuleux.


Je me laissai aller à quelque pensée admirative à voix haute. Prideland était vraiment le plus fantastique des territoires, et je comprenais parfaitement que d'autres animaux, envieux de celui-ci, cherchent à s'y aventurer par tous les moyens. Je fronçai les sourcils et c'est avec un sourire mesquin et quelque peu rieur que je déclarai en haussant le ton de ma voix, devenu malicieux pour l'occasion :


- Mais ils ne passeront pas ! Pas vrai, lézard ?


Je me traînai à coté dudit lézard, et m'amusai à bloquer son chemin avec mon antérieur droit. Déviant sa route pour emprunter une direction sans obstacle, je posai mon autre antérieur devant lui, et ainsi de suite. Hotaru, le bloqueur de Prideland. Voilà, un surnom qui en avait, de la classe. Pas comme « les oreilles de tout Prideland »... Quelle affirmation fallacieuse ! Ils devaient être jaloux, tout simplement. J'inclinai mes oreilles en arrière au moment où ce prétexte me vint à l'esprit pour justifier le comportement de ces autres bambins bien misérables. Aucun sens des responsabilités... Et responsabilité ne voulait pas dire jouer le lion dans le lion touche-touche. Trop facile ! Se dévouer pour jouer celui que les autres devaient fuir... Vous parlez d'un rôle important et reconnu ! Kumpa devait bien rire de ces jeux niais, lui qui avait tant à faire comparé à ces enfants immatures... Mais c'est leur âge, et je devais bien avouer que certains jeux apportaient plus de qualités telles que la force, le courage, la motivation, l'endurance, et permettaient de voir où se situait le seuil de combativité de chacun. C'était parfois comme ça que l'on pouvait baser un jugement pour choisir des apprentis guerriers. Les regarder sans les quitter pour déterminer leurs points forts -s'il y en avait, mais j'en doutais chez ces bambins là – et leurs faiblesses... Rien ne valait ni n'égalait l'observation pure et simple... Et en parlant d'observation, il serait peut-être temps d'aller patrouiller un peu, comme à mes heures perdues.

Je m'étirai et échauffai mes tissus musculaires de pré-ado avant de descendre le Rocher par petits bonds. Je m'éloignai au petit trot dans les herbes, m'y perdant et me complaisant toujours plus dans cette ambiance digne de la savane. J'aimais ce genre de pseudo-initiation au camouflage... Peut-être que si les Nyeusis ou une autre menace du genre viendrait dans l'espoir de reprendre ce royaume par la force, je pourrais me rendre utile avec mon sens du devoir, et mes capacités pour me fondre dans la masse... De plus, je m’entraînais à combattre en cachette et à courir vite. Je serais le plus endurant, le plus fort et le plus admirable de tout le royaume ! On me reconnaîtrait pour mes qualités, et je devais avoir le moins de défaut possible, ou en tout cas, ne pas en laisser paraître un seul... En plus de mon envie irrésistible de défendre Prideland et d'empêcher ceux qui n'auront pas le sang suffisamment pur d'y entrer, cela pouvait bien se rendre utile un jour... Peut-être aujourd'hui ? Je devais rester concentré, et c'est ce que je fis durant une bonne partie du chemin. Parfois, je relevai la tête très haut, le plus haut possible, et je me mettais même sur mes postérieurs pour dépasser les herbes juteuses du royaume et voir où j'allais. Je me mis en tête de faire comme si je devais surveiller les alentours – ce qui, au fond, ne me changerait guère de mes habitudes me direz-vous – alors que ceux-là étaient gorgés d'ennemis... Et je me pris au jeu plus vite que je ne voulais bien l'admettre...

Après une interminable marche, je reconnu la frontière... Père m'en avait déjà parlée, et je ne devais pas la dépasser. Il devait s'agir de celle avec Freeland... J'observai curieusement l'horizon. Pourquoi Père pensait-il que je voudrais quitter Prideland ? Mon but était de le surveiller, pas de l'abandonner. Jamais je ne quitterais mon poste ! Je suis un patrouilleur sérieux. Trop sérieux, mais on n'est jamais trop prudent... Il était bizarre le royaume d'à côté... Bien sûr, cela n'avait rien à voir avec ce que je m'étais imaginé. Contrairement à ce que je pensais bêtement, tout ne changeait pas du tout au tout juste derrière une simple ligne imaginaire... Mais au loin, les paysages semblaient bien différents des nôtres, peut-être parce qu'ils m'étaient inconnus ? Freeland était-il similaire à Prideland ? Possédait-il ce grand et majestueux Rocher de La Fierté ? J'en doutais... Toutefois, à titre de comparaison, je guettai dans la direction inverse, là où je venais, comme si j'avais voulu revenir sur mes pas. Puis, de nouveau vers le royaume dont je ne connaissais que le nom. Nous étions alliés si j'avais bien compris, et je comprenais toujours bien. Je n'avais rien à craindre, toutefois, un passage dans les environs me permettrait sans doute de remettre sur le droit chemin les égarés qui passeraient par là... Et en parlant d'égaré, mes oreilles se dressèrent à l'affût du moindre bruit... Le moindre bruit en question ne tarda pas à venir ! Où que j'aille, il fallait bien que je tombe sur des lionceaux sans respect non ? Sinon, ce n'était pas drôle. Le Cycle de La Vie voulait-il me tester ? Ah ah... Je n'avais décidément aucun instinct paternel, et c'était certainement mieux ainsi. J'étais voué à défendre Prideland !


- Ho, salut toi ! T'es un.. étranger ? 


Surpris. Une drôle de boule de poils venait tout juste de faire son apparition... Je demeurai statique, à le fixer de mes yeux ronds. Aucun son ne sortit de mes babines pourtant légèrement entr'ouvertes. Qui était-il ? C'était la seule question qui me venait à l'esprit, tandis que j'avais déjà vu l'ensemble de sa fourrure. Lui n'était pas Pridelander... Venait-il donc de cet étrange royaume ? Freeland ? Court sur pattes le petit... Et pas très bien élevé, au vue de sa drôle de salutation. Hum, peut-être était-ce ainsi que l'on se disait bonjour en Freelandéen... Ou en Freeléen... Ou dans sa drôle de langue pas très nette et particulièrement étrange... Son pelage couleur café attestait bien de sa non appartenance à mon clan. Il avait des yeux noisettes porteurs d'un regard purement enfantin, et une posture qui confirmait son manque de sérieux. Moi je me tenais bien plus droit, j'étais plus grand du fait de ma pré-adolescence et mon visage était plus sévère. Il n'était pas à nier qu'à nous deux, nous étions aussi différents que le jour et la nuit. Moi symbolisant bien évidemment le jour, malgré l'odeur de lui qui comportait celle qu'avaient les rochers brûlants, après que le Cercle de Lumière intouchable les ai frappé durant d'innombrables heures. Comme j'étais plus haut sur pattes, il m'était facile de lui jeter regard déstabilisant. Je le fixais les yeux à peine plissés et les prunelles renfermant presque une étincelle hautaine. C'était surtout la question « qui es-tu ? » qui sonnaient dans ces dernières comme un glas aux teintes funèbres.


- Tu t'appelles comment ? Moi, c'est Naba, mais tu as peut être entendu, haha !! 


C'est vraiment un dialecte emprunt de moult bizarreries... Et je ne comprenais pas toujours, mais au moins cela répondai-il à ma question. Je demeurai toutefois un instant figé sur place, posant lentement mon antérieur resté en suspension durant ma précédente balade. Puis, comprenant que cela faisait quelques temps que je ne parlais pas, je secouai rapidement la tête,me raclai la gorge et répondit :


- Hum. Soldat Hotaru.


Voilà une appellation qui en claquait bien un coup ! Et puis, j'étais un soldat en devenir. Certes j'aurais du plutôt dire « apprenti soldat » mais cela donne juste la sensation que je n'ai pas acquis toutes les bases du combat et qu'il peut donc être plus aisé d'avoir l'avantage sur moi... Alors soldat est mieux. Bien mieux pour donner une première impression claquante. Cela irait bien avec mon caractère d'être un soldat de Prideland. C'était décidé, je serai soldat. En attendant, je le considérais étrangement, manquant presque de le dévisager parfois. Comment étaient ces lions de l'Autre Royaume ? Méchants ? Hostiles ? Purs ? Et leur monarchie était-elle identique à la nôtre ? Comment pouvait bien être leur raisonnement ? Peut-être avaient-ils des sanctions plus poussées que nous, que leur roi était plus méchant que Kumpa. Il n'y a pas plus gentil et juste que Kumpa de toute façon, alors soit il était plus mauvais que lui, soit juste dans la moyenne... Mais personne ne pouvait égaler Kumpa... Un jour, en rencontrerai-je moi aussi, des rois d'autres territoires ? Serai-je amené à leur parler ? C'est avec des questions plein la tête que je toisai mon jeune interlocuteur. Peut-être pourrais-je les lui poser s'il était d'un bon sang, s'il s'y connaissait, et s'il venait vraiment de là-bas... Mais s'il me disait que oui, je n'en aurais aucune certitude... Toutefois, j'entrepris de lui demander :


- Hum... Viendriez-vous, par quelque hasard que ce soit... De...


Laissant ma phrase en suspend, mes yeux se mouvèrent rapidement dans mes orbites pour observer au delà du lionceau qui me faisait face. Je gardais tout de même un œil sur lui au cas où – ne baissons pas la garde- et ce faisant, je relevai mon antérieur posé quelques secondes plus tôt, et désignai l'horizon qui s'étendait derrière l'inconnu :


- Heum. De là-bas ?


Je savais bien que j'avais l'air un peu pittoresque... Mais la méfiance était bien de mise, et je n'avais encore jamais eu affaire à un lionceau d'un autre royaume aussi loin du Rocher. J'étais donc encore certainement sous l'effet de surprise de l'avoir vu débouler d'on ne sait où, de son jargon ma foi, fort surprenant. Je devais être prudent, doser le ton de ma voix, ma curiosité mais aussi mon scepticisme car bien qu'il soit jeune, je ne savais pas de quoi il était capable, et il ne fallait jamais sous-estimer son adversaire, peut importait son espèce ou son âge. J'avais l'air un peu perdu sur le coup c'est un fait, mais j'allais me ressaisir, ne vous inquiétez pas. Juste que cet énergumène sortit de nulle part m'avait fait perdre mes moyens.




_________________
« Il n'y a rien de plus flamboyant que le pelage fauve d'un Pridelander ayant le sang pur. Sachez-le. »


Kit ©️ Nix Merci !
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MessageSujet: Re: La flegmatique empreinte que tu m'as laissé (HOTARU)   Dim 7 Aoû - 20:27

UN ADULTE DANS UN CORPS D'ENFANT.

Mon large sourire dévorait encore la moitié de mon visage en parfaite symétrie tandis que mes mirettes dévisageaient cet étranger. Il possédait une hautaine allure, lui offrant une aura de magnétisme adulé. Ce Pridelander était tout particulièrement étrange. Il apparaissait face à moi comme s'il ne comprenait aucun mot s'échappant de mes entres. Mais rien n'était plus amusant chez lui que sa posture. Il se tenait droit, fièrement. Et son amble morphologie ne m'indiqua rien, si ce n'est qu'il devait être plus âgé que moi, de quelques mois sans doute. Son sérieux éradiqua un potentiel sourire, jusqu’à sa propre parole. J'hésitai même un instant à essayer de dialoguer autrement, cependant je n'étais pas encore très habile pour danser sur les mots et me jouer de ces dialectes. Ainsi, j'observai maints secondes l'étranger qui resta figer. La pensée d'imiter son geste émergea en moi. Il est vrai que, les pattes endolories.. Cependant un innocent besoin se résigna face à ma final détermination qui fit que je resta donc debout. Cet enfant m'intriguait autant qu'il m'ennuyait. Sage, il se révélait autant dans le vague que j'étais plongé dans mon étude physique. C'était un Pridelander. Et honnêtement : déçu. Il n'avait aucune politesse, il ne possédait qu'une prestance qui m'aguichait un peu. C'était frustrant. Et sans caché ma déception, je laisse tomber mon sourire avec une évidence plate. Mon antagoniste répondit enfin.

- Hum. Soldat Hotaru.

Là, je ne manqua pas de glousser. Bien qu'en essayant de réguler cela, je ne parvenais pas à arrêter cette esclaffe naturellement sortie. Soldat ! Du haut de ses cinquante centimètres. Le fait qu'il ne me prenne pas au sérieux brisa instantanément la glace. Et j’appréciai quelques instants son humour en me délectant de sa réaction primaire. Mon regard rebondit ensuite et je m’aperçus que ce Pridelander n'avait aucunement perdu son sérieux. Le maintenant avec exactitude. Hotaru me dévisageait presque par moment et j'appréciai durement cette sensation d'être étudié. Il… Ne plaisantait donc pas ? A un si jeune âge ! Leur roi doit être tyran pour faire de si jeune esclaves des soldats, des garde-frontières, des sentinelles ou des espions. Il ne devait être qu'en pré adolescence, tout comme moi. Cependant une maturité peu lisible logeait la lisière de ses yeux et je stoppa très rapidement de badiner. Un raclement s'échauffa même au fond de ma gorge. Regrettant presque être tombé sur un jeune éphémère. Il n'avait pas la posture d'un roi, ni d'un prince, ni d'un soldat. Il était simplement droit. Cependant son manque d'humour et d'enfantillage m'étrangla, irritant mes sangles capillaires.

Je regarda un bref instant l'animal face à moi, de haut en bas, décelant ce qu'il lui était arrivé. Jamais je ne voudrait vivre dans ce royaume si à son âge l'on l'oblige à avoir autant de sérieux et de travail. Ce doit être horrible. Ne pas pouvoir chasser, rire, se cacher… Je n'aurai pas supporter avoir un roi tel que celui là. Une image subite apparaît dans ma tête, et je m'imagine même trait pour trait Sharkan, en fonction des descriptions physiques que j'ai eu de lui. Parfois l'on m'eut dit qu'il était robuste, d'autres malingre. Des ragots, des rumeurs, des messes basses, jamais je ne saurai à quoi il eu ressembler. Cependant, si je venais à rencontrer Kumpa, leur roi, je pense que j'éviterai honnêtement de m'en approcher. Ce sont des fauves sans foie et sans merci. N'ayant aucun respect pour autrui, aucune compassion. Hotaru ne m'offrent qu'une image pitoyablement mauvaise. Cela ne me terrifie pas, cela m’attire. Et, je décide de m’asseoir après quelques enjambés horizontales au jeune félin. La réflexion se fait longue, profonde. Cependant je n'aime pas ça. Je préfère me dire qu'il rigole. Qu'il n'est pas mal traité par son roi ou que je ne me fais que des idées. Être soldat à cet âge là, c'est du suicide. Et puis, il n'y a plus de guerre, plus de bataille, plus de place à voler. Je sais que Prideland et Freeland sont en paix, néanmoins mon père ne pourrait jamais, ho grand non jamais, faire une trêve avec un tel territoire.

- Hum… Viendriez-vous, de quelque hasard que ce soit… De…

Il estompe spontanément ma rêverie et je dirige mes iris en sa direction, le dévisageant, et surtout, attendant qu'il termine sa phrase. Mais le pseudo soldat Hotaru se contente simplement de laisser sa phrase en suspend, me laissant affligé par son manque de parole. Je suis navré d'avoir fait la connaissance d'un aussi peu sympathique et agréable Pridelander. J'en déplore mon oncle Makili et ma tante Tafuta, qui eux sont emplies d'une générosité incroyable. Tout autant que ma mère, elle même Pridelander. C'est très certainement la lionne la plus douce et la plus généreuse de l'univers entier. Elle est d'une douceur exquise et d'une compréhension indolente. Même si celle ci a quelques misérables peurs, elle assume sa personnalité et ses choix. Elle est pour moi forte, faible, douce. Jamais sévère. Malgré le fait que son prénom lui, le soit (Kali= sévère en Swahili). Bon… Que fait cet Hotaru à me laisser sur ma faim ? Je me secoue la tête, trop impatient quand celui ci dédaigne balancer sa tête avec légèreté pour désigné les terres libres. Il semble s'en ficher. Son insolence me fascine tout comme elle me répugne.

- Heum. De là-bas ?
- Ouep.

Je répond rapidement, ne laissant aucune faille trahir ma voix. Désarçonné par sa réaction face à Freeland, je reste perplexe. Seulement je ne veux pas penser et parler histoire. Je ne voulais simplement que rencontrer un fauve de territoire Pridelander. Et maintenant qu'il est là, face à moi, je ne sais absolument pas comment réagir. Je ne m'attendais pas à... Ça. Je ne suis pas déçu, simplement surpris. Il est si froid et si peu amical que lorsque j'inspire son effluve parjuré de sa maladresse, un sourire taquin se dessine sur mes lèvres, qui forment un fin très bien distinct. Peut être ne porte-il qu'un apparence et qu'il aime jouer et rire. Je me demande si ces étranges créatures connaissent cache-cache, touche-touche, lion glacé, lion perché… De ce que je vois, rien n'a l'air très festif de l'autre côté. Les terres de Prideland sont comme les nôtres sur très certainement un ou deux kilomètres. Puis, qui y a-t-il ensuite, là-bas ? De son côté ? Je me relève machinalement sur mes pattes et fronce consciencieusement les sourcils afin de percer le paysage de mes pupilles qui ne sont aucunement dilatés, de part la luminosité omniprésente au dessus de ma composition physique. Mais je ne vois que l'identique de nos terres, m'incitant à m'aventurer sur Prideland. Seulement je ne fais aucun autre mouvement.

- Et toi de là-bas ? Enfin, tu vas dire oui, je sais. Moi je suis pas soldat, je suis prince. Ton roi n'est-il pas un peu exigeant pour qu'a un si jeune âge tu sois déjà soldat ? Je le critique pas hein, c'est l'ancien compagnon de ma maman donc je ne ferai pas ça. Mais bon, être soldat alors que tu n'est pas adulte… Tu dois te moquer de moi.

Je ne marque aucune pause si ce ne sont celles me permettant de reprendre mon souffle. Je ne regagne pas les yeux d'Hotaru. Je me satisfait de remuer la queue. Impatient, distrait et très actif. Je ne comprend pas comment ce lion là fait pour n'effectuer que très peu de mouvement. Il est remarquablement particulier. Hautain et très sûr de lui, je dirai. Je me demande si c'est mon aîné. Peut être avons-nous le même âge ? Je ne me permettrai cependant de ne pas poser la question. Seul une chose me « chiffonne », et c'est le fait que j'en ai autant déballé. Hotaru ne semble pas savoir qui je suis. Il y aussi le fait que mon père soit en paix avec un roi qui visiblement ne s'occupe pas des pré-adolescent comme on l'aurait entendu. Je m'en irai bien lui faire un rapport, tel un majordome, toutefois père ne devrait jamais deviner que je suis ici, en ce jour. Il me gronderai et m'enverrai aux hyènes -en toute ironie- pour m'y laisser me faire dévorer. Bien heureusement, papa n'est pas comme cela. Lui, c'est un roi bon, grand et fort. Lui, il ne fait pas de ses avortons de fils des soldats.


- Mon papa, Haki, n'accepterait pas qu'un roi allié à lui face des enfants du clan ses soldats. Alors, Hotaru, t'es pas soldat hein ?

Je me sens malin et assez inaccessible en cet instant. Puissant. Malgré le fait qu'un sourire béant dénonce mon côté sérieux, j'essaie de deviner qui est cet Hotaru. Je doute que ce soit de cette manière que je face de lui mon ami. Ceci m'attriste un peu, j'aurai apprécié passer plus de temps en sa compagnie. Il ne devrait certainement pas apprécier la façon dont j'ai parlé. Il doit m'insulter et être horripilé intérieurement. Je ne veux pas être ce genre d'étranger coincé et arrogant. Je suis différent de ça, totalement. Je me fou de qui il est réellement, il peut être jangowa ou outlander, j'essaierai d'en faire tout de même mon camarade. Je suis comme cela. A vouloir jouer avec qui bon me semble et à souvent prendre les devants. Cela ne peut pas plaire à tout le monde mais, en vue qu'Hotaru est le premier étranger que je voie, j'espérais aller plus loin. Peut-être me suis trop éloigné de mon but. Rha stop ! Ne pensons plus. Bougeons ! Ainsi, j'écrase mon ventre au sol et d'un vif geste remue la queue qui fouette le vent à une allure irrégulière. Mes yeux se lèvent vers mon interlocuteur, mes griffes s'immiscent dans la terre et s'imprègne de ce sol, mon postérieur relevé, lui, signifie une provocation jovial. Rien de méchant, ce n'est qu'un jeu.

- Tu joues ?

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MessageSujet: Re: La flegmatique empreinte que tu m'as laissé (HOTARU)   Mer 10 Aoû - 20:04

Le malaise...


Décidément, je ne comprendrais jamais cet inconnu répondant au doux nom de Naba. Naba... Quel nom plat. Où donc était passé le « r », capable de donner un peu de musicalité à n'importe quel mot ? Ou le « s » pour lui offrir un côté plus sensuel peut-être ? Plus léger... Mais Naba... Ni « r », ni « s »... Alors qu'Hotaru au moins, possédait l'une de ces deux lettres... Le pauvre n'avait pas été gâté de ce côté là de la crinière non plus... Remarquez... Une fois qu'on le prononce suffisamment pour habituer nos oreilles à ce nom bizarre, cela paraît moins platonique. Ils n'avaient pas seulement de drôles de coutumes, un étrange dialecte ou des attitudes qui attisaient de bien nombreuses interrogations en Freeland... Même leurs nom sonnaient à mes tympans comme un bruit sourd et anormal... Peut-être que lui considérait mon nom comme pathétique ? Peut-être même qu'il le détestait ? Pourquoi n'avais-je donc pas inventé un autre fin patronyme, histoire d'avoir un pseudonyme plus clinquant ? Il connaissait maintenant mon identité. Mais réflexion faite, si je lui avais donné un faux nom, nous n'aurions pas été au même seuil d'égalité. Enfin, si l'on partait du principe qu'il m'avait vraiment donné le sien, évidemment. Naba... Est-ce que c'était au moins un nom ça ?

En tout cas, il semblait me considérer à la fois avec un amusement presque dissimulé, et avec un air intrigué qui donnait à son visage des allures de benêt... Se jouait-il de moi pour se faire passer pour ce qu'il n'était pas ? Il incarnait peut-être le rôle d'un idiot alors qu'il était très intelligent et avait le sens de la stratégie. Avait-il déjà élaboré un plan d'attaque pour me piéger ? Nom d'un Pridelander pas frais, mais où allais-je donc chercher toutes ces hypothèses ? Il n'était qu'un lionceau parmi tant d'autres lionceaux... Enfin, si l'on excepte le fait qu'il ne vienne pas de Prideland, mais d'un royaume que je ne connaissais que de nom. Sa manière de me dévisager avec cette expression d'ahuri commençait déjà à me taper sur le système. Il avait perdu son sourire béat bien avant que je ne lui donne mon nom. Au moins là, il avait moins l'air d'un fêlé de la caboche... Enfin, c'était ce que je commençais à penser bien avant qu'il ne glousse comme un volatile qu'on égorge suite à ma présentation. Mince alors, moi qui pensais l'impressionner... Est-ce que chez eux, soldat voulait dire clown ? Bouffon ou que sais-je ? Je haussai subtilement un sourcil en accent circonflexe, le fixant avec toute l'incompréhension du monde. Il remarqua tantôt mon comportement très strict, et se racla la gorge, sans doute pour rattraper le sien, qui était digne d'être jovial... C'était un lionceau étrange, loin d'être habituel à ceux que je connaissais chez nous. Il me paraissait plus... Heum, c'est quoi le mot déjà ? Ah oui !... Plus simple d'esprit...

Mon interlocuteur sorti tout droit de ce qui n'avait rien d'ordinaire pour moi, pris place assise – sans me demander la permission ou attendre mon invitation, comme tout lion impoli qui se respecte – ce qui me valu un geste hautain. Je redressai le menton, et tournai brusquement la tête dans un « Humpf » soufflé avec supériorité. Je ne m'étais pas assis moi, j'étais resté debout. Depuis que je lui avais dis être soldat et qu'il avait gloussé, l'ambiance était devenue plus pesante. Tous deux plongés dans le silence de la réflexion, j'attendis qu'il effectue un mouvement... Mais comme rien ne venait, et que j'étais curieux de savoir ce que renfermait son royaume, je lui avais demandé s'il venait de ce drôle de lieu : Freeland. Il répondit du tac-au-tac... Tiens donc ? Il n'aime pas le silence que laisse la phrase que l'on ne termine pas ? « Ouep »... Ouep ? C'est quoi ça ? Un oui sans doute. Néanmoins, jamais je n'ai employé ce terme. Je le ressortirai probablement un de ces jours, en disant que je tiens de Freeland. Je suis sûre que ça en impressionnera quelques-uns, parce qu'ils penseront que j'ai voyagé. Un fin sourire planait sur mes babines alors que cette pensée traversait mon esprit... Mais je me ressaisi rapidement. Après s'être finalement relevé, c'est comme moi quelques minutes auparavant qu'il détailla comme il pouvait les terres auxquelles je tournais le dos. J'en venais... Et je savais comme elles étaient belles...

Pardon !? Ce... Cet animal est... Prince !? J'ai... J'ai menti à un prince... Peut-être que pour ça, la peine dans son royaume, est la peine de mort... Monsieur est prince... Avec pareille attitude ? Cela m'était consternant. Il n'avait pas l'attitude d'un Kumpa en devenir, et il était prince ! Alors que moi, je me comportais avec tout le respect possible, et je n'étais pas même soldat ! Mais qu'est-ce que le Cercle de la Vie était en train de trafiquer dans le monde ? Pourquoi est-ce qu'il n'y avait pas une sorte de sélection naturelle en fonction du langage et de la gestuelle des animaux pour placer les meilleurs au sommet ? Tout s'activait dans ma tête... J'ai menti à un prince bordel de boulette de foin ! Et il l'a senti... Son « tu dois te moquer de moi » était très clair... Je déglutis discrètement de sorte à ce qu'il ne me voit pas, et activai enfin mes mouvements pour tirer la révérence la plus soignée que je puisse faire :


- Ohhh... Veuillez m'excuser, je ne savais pas que vous étiez membre de la couronne !


Je me redressai et avouai ensuite, sur un ton beaucoup plus radouci et le regard fuyant :


- Je... J'ai menti, je ne suis pas soldat... Mais vous devez me croire, j'aimerais le devenir ! Je ne faisais qu'arpenter la frontière, et comme on ne sait jamais sur qui l'on tombe... Mais Kumpa est un roi très juste et très généreux, il n'y a pas de lionceau qui soit soldat chez nous...


Il était bien plus perspicace que ce que je pensais celui-là ! Il m'avait retourné en deux temps et trois mouvement pour ainsi dire... Et moi qui le croyais benêt... Une étincelle de curiosité piqua mon regard, et mon sourire apparu. Je déclarai, tout emballé d'enfin rencontrer quelqu'un d'important, et de différent :


- Je suis le fils de Damu, le Bras Droit du Roi, et je suis enchanté de faire votre connaissance ! Votre royaume possède-t-il un Rocher de la Fierté ? Oh il y a tant de questions que j'aimerais vous poser ! Pardonnez mon enthousiasme mais je suis tout émoustillé !


Ma queue frotta le sol derrière moi, et j'eus l'air surpris lorsqu'il pris une position que je cru être de celles que l'on adopte avant d'attaquer. Me reprochait-il donc mon mensonge ?


- Tu joues ?
- Pardon ?


C'était tout ce que j'étais capable de répondre sur l'instant. Attendez une seconde... Je ne comprenais presque plus rien sur le moment, et il me faudrait sans doute des explications qui jamais ne me parviendraient... Il était prince et il jouait ? Moi, je n'étais pas même soldat, et jamais je n'avais joué de ma vie. Tout se renversait dans ma tête, c'était comme si on mixait l'intérieur de mon crâne, mes convictions et la compagnie qui s'en suivait. Qui était ce drôle d'enchanteur qui répondait au nom de Naba à la fin ? Est-ce qu'il était là pour chambouler les croyances de tout un chacun ? Il avait un grand pouvoir de séduction en tout cas, il fallait bien l'avouer... Il intriguait, charmait, et se moquait bien de vous. Il m'avait énervé, agacé fasciné, intrigué et émoustillé en l'espace d'à peine quelques minutes... Je devais bien reconnaître que si mes émotions n'étaient qu'une pelote de laine, il avait trouvé la bonne méthode pour la faire rouler dans tous les sens et dans toutes les directions possibles... Mais comment faisait-il ça ? En tout cas tôt ou tard, il faudrait bien que je lui avoue que de toute ma courte existence, je n'avais pas encore une seule fois eu l'occasion de jouer. Mais comment le prendrait-il ? Rien qu'à sa tête lorsque j'avais prétendu être soldat, je m'attendais au pire... Ses yeux allaient exploser, ou rouler au sol... Mais à quoi ressemblerait Naba avec des orbites vides, la gueule détraquée à force d'être bouche-bée face à mes aveux ? J'essayais de visualiser mais c'était compliqué et, au final, ça me déconcentrait plus qu'autre chose... Il était temps d'arrêter, je devais me rendre à l'évidence : je tentais de gagner du temps, et un Pridelander n'essaie jamais de gagner du temps. Il était donc temps de me lancer. Je me redressai, inspirai profondément et, après m'être assuré qu'il était attentif – et il l'était puisqu'il attendait de voir ma réaction -, j'avouai enfin :


- Heum... Je... Je ne joue jamais.


J'avais un ton honteux. Se pourrait-il que je me sois trompé tout ce temps ? Les personnes importantes... Jouent ? Qu'est-ce que c'était que ce remue ménage ? Nom d'un zèbre en pyjama, d'un Kumpa sans sa banane... Il y avait vraiment un problème. Je me remémorai un passage de l'une de ses répliques... « ton roi c'est l'ancien compagnon de ma maman »... !? Peut-être qu'ils avaient eu des petits ensemble !? Des croisés... Kumpa perdait de son éclat à mes yeux en cet instant, et cela voulait aussi dire, que Naba n'avait pas le sang pur si sa mère était Pridelander et son père Freelandéen... Freeléen... Free... Si son père était de Freeland. Mon visage redevint presque acerbe. S'il jouait, c'était à cause du mélange sanguin. Les croisés n'avaient que ça à faire de jouer... Et moi qui avait eu une lueur d'espoir pour une fois...



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MessageSujet: Re: La flegmatique empreinte que tu m'as laissé (HOTARU)   Mar 30 Aoû - 12:27

CHANGEMENT DE PLAN !

- Ohhh… Veuillez m'excuser, je ne savais pas que vous étiez un membre de la couronne !

- Haha ! Je me demande si je ne fais pas prince.. ? Bon, tant pis. Tant qu'il le sait au final.

Je chuchota afin qu'Hotaru ne puisse entendre ces confidences qu'il aurait pu malgré son intelligence mal interpréter. La patte antérieur gauche sous le menton, les yeux dérivés sur le sol, le corps redressé et le postérieur s'abandonnant à cette supplication qu'était de rester debout, j'offrais une image de moi étonnement rare, l'air réflecteur. J'essaie de concentrer ma pensée sur ce qui ne fait physiquement pas de moi un prince. Ainsi, je parviens, ne serait-ce qu'une seconde, à en venir à me comparer à Kama. Ce que les lions Freelanders ont pour habitude de faire. Il est vrai que la prestance de mon congénère lui concède une allure princière que celui ci a adopté et travailler pendant quelques semaines, durant les cours de monarchie. J'y ai assisté une fois, cependant, les oreilles bourdonnantes, je n'avais fait que brailler mon ennui et mis en place quelques stratagèmes puéril afin de m'en aller. Quand ce cours ci se termina, je compris que père ne voudrais jamais plus m'en donner, si tel était mon comportement. Je ne parvenais à donner le meilleur de moi même que lorsqu'il s'agissait de choses intrigantes, avide d'aventure. C'est comme cela que l'on me décrit. Me qualifiant de « prince qui ne pense qu'a s'amuser ». Néanmoins, je suis fier qu'un tel surnom me soit parfois donner. Je ne veux donner qu'une image de moi qui me correspond. Enfin, je pense ? Je relève les yeux après cette seconde d'inattention, me révélant à un paysage qui en cet instant m’absorbe plus que mon acolyte. Les teintes s'emmêlent dans une voluptueuse danse, encrant et dissimulant d'autres couleurs. Le bleu nacre se fait dévorer par une chatoyante tonalité grise, s'imprégnant peu à peu des nuances qu'elle bâfre. Mes ambres mirettes ne peuvent que constater que ce nuage sans aucun dédain se rarifie de par la beauté dont il s'abreuve, ne laissant plus que sa propre énergie voguait au dessus du territoire Pridelander. Fasciné, je songe à me laisser porter par ce courant de douceur…

- … Merai le devenir ! Je ne faisais qu'arpenter la frontière, et comme l'on ne sait jamais sur qui l'on tombe… Mais Kumpa est un roi très juste et très généreux, il n'y a pas de lionceau qui soit soldat chez nous…

Mon interlocuteur interagie avec mon inconscient, quand enfin je daigne entendre ses mots. Comprenant ainsi que leur roi n'est autre qu'un bon roi, aussi digne que l'est mon père. Je suis assez surpris d'avoir compris qu'Hotaru n'était point soldat, cette déduction d'une intelligence habilement trouvé de Kama, l'a été pour la première fois par moi. Et un contentement s'insinue en moi, ne dissimulant point sa présence. J'acquiesce silencieusement à Hotaru, attendant qu'il continue. Je vois sur ses babines une fine ligne de réflexion, prête débattre, rétorquer, enjoliver, enrichir ses précédents propos. Mais il n'en fait rien, pendant une seconde. Je décide ainsi de lâcher un 'super' alors qu'il reprend. Une brève étincelle se lit dans ses yeux, une joie sur son visage s'encre et s'accorde à ses formes faciales. J'observe son sourire, qui me semble aussi lointain que surprenant. Moi qui ne pensais point que celui ci pouvait sourire. Le voila qui fait. Je ne sais point si cela lui dédie un visage aguicheur, ou si cela fait de lui un idiot. J'opte pour ne pas penser, afin d'écouter entièrement ce que celui ci a à me confier. Les oreilles tendu comme deux radars, je suis toutes les explications de mon compagnon. Et, pour ainsi dire, je n'émet aucune surprise lorsque j'apprends que celui ci est le fils du bras droit du roi, ayant un soupçon de compréhension pour sa droiture et sa fermeté. Machinalement, j'amplifie et échafaude une pensée inutilement jouissante. Omettant qu'Hotaru se déracine de sa carcasse froidement construite.

Mon antagoniste intensifie son discours à l'allure proprement princière, me laissant avalé chacune de ses paroles. Me permettant de comprendre qu'il aimerait savoir si nos terres possèdent un rocher de la fierté. Je ne sais pas ce qu'est vraiment un « rocher de la fierté », et, à cette seule illusion, j'éveille en moi une piquante curiosité infantile. Non, nous n'avons point de rocher de la fierté. Nous possédons le repère des lions, la jungle des gorilles, le pays verdoyant… A chaque mot traversant furtivement ma pensée, j'éponge de nombreux souvenirs qui, sans aucune interpellation, s'enchaînent et se dissipent, laissant place à de flagrantes images. J'entends encore Hotaru parler, presque aussi bavard que je le suis, et devinant que cet assaut de question n'est qu'un début. Mon esprit divague, supposant qu'il pourrait me demander tout ce qu'un lion pose comme question à un prince. S'il me parle de cours de monarchie, de choses qui me sont inconnues, de sujets délicats… Que devrai-je répondre ? Mais je ne m'abandonne pas à cela, repoussant tout ce qui pourrait arriver de mal. J'écoute ainsi ses derniers mots, soufflant dans un délicat soupir d'enthousiasme. Je lui souris. Et observe qu'après cette coutume de répondre parfaitement qu'il eu la bonté de faire, sa queue frappe le sol d'une vulgarité qui n’atteint point les adultes. Hotaru est bien un enfant. Mais je ne fais pas attention à ce détail, ne prêtant attention qu'a mes propres gestes et mots. Les réactions de mon « ami » sont d'une distraction rares, et j'apprécie découvrir différente facettes de cet individu hors normes. Les Pridelanders sont vraiment, vraiment étranges. Éteignant la flamme d'innocence en moi, je me rends compte que ce lion là me change moi même. Je me métamorphose en pas Naba. Je ne suis plus moi. C'est amusant, mais quand vient à régner une pointe de culpabilité inexpliquée, j'étouffe dans ce rôle qui m'a été donné. Ainsi, je reprend :

- Haha, ne t'en fais pas, je suis aussi enjoué que toi ! J'aimerai aussi en savoir plus sur TON royaume. Et.. Nous n'avons pas de rocher de la fierté ! Nous avons un « repère », et une jungle des gorilles… Des choses de ce genre. Ainsi que ce que tu peux voir derrière moi. Et encore, ce n'est que le moins beau !

Je n'hésite pas à imiter Hotaru en fouettant l'air de la queue. Cependant je ne veux pas qu'un Pridelander face de moi ce que je ne suis pas. Influençable. Ainsi, j'aborde mes airs de lionceau anodin. Et, nous en voilà où nous en sommes! Alors que je propose à Hotaru de se joindre à moi pour jouer, j'assiste à la décomposition de son sourire. Et un unique « pardon ? » s'échappe de sa gueule. Une voix sourde. Un éclat de verre brisé. Je sens une frustration dans ses yeux. Ou dans les miens ? Peut être reflète-t-il ce que je ressens ? Sur l'instant, je ne sais pas moi même quoi penser. Sa réponse me laisse perplexe, et, me relevant de cette position habituellement émise par enjouement et enthousiasme, j'observe les expressions qu'aborde Hotaru. Les Pridelanders ne jouent pas ? Me suis-je mal comporté ? Peut être n'a-t-il pas compris mes mots ? Je peins une image de ces lions étrangement à la Picasso. Mélangeant thème et couleurs, entremêlant logique et illogique. Que dois-je penser de cet Hotaru ? Me retournant la question, je m'aperçois qu'elle trotte désormais dans ma tête comme un pendule inlassablement en mouvement. Je fronce un sourcil, laissant l'autre à sa place, et démontrant une habilité que ne possèdent par exemple pas tout les lions. Les babines tombantes, l'air impuissant, je reste bouche bée quelques instants tandis que sa question résonne dans une infini résonance. J'attendais impatiemment une réponse à son précédent comportement. Et dévisage l'individu comme s'il m'apparaissait tel un inconnu venant d'autres terres. Celui ci inspire alors, et j'observe chaque mimiques, laissant mon indélébile sourire loin derrière moi.

- Heum… Je… Je ne joue jamais.

Et l'air honteux d'Hotaru redevint sans explication abordable ; éteint. Acerbe. Froid. Distant. Je dévisage mon acolyte comme si je n'avais réponse, prétexte ou autre à renvoyer. Que pense-il ? Je ne m'en fichais en cet instant pas. A la fois intrigué et déçu d'un tel comportement. Hotaru ne me laisse vraiment pas indifférent. Cet aîné là, ce Pridelander… M'offre une rigide sensation de ce qu'est le monde extérieur. Je ne puis que ravaler mon sourire, et lui en offrir un. Avant que la goutte ne face déborder l'étang, j’étouffe un rire. Puis, emporter par cet impossibilité qu'est de ne pas jouer, je rie. Je n'explose pas vulgairement de rire. Mon rire se fait presque silencieux, abject, poli. Laissant s'échapper de mes babines que de cours souffles sans voix. Je ne comprend pas. Tout simplement pas. Il ne joue pas ? Et à cet air qu'aborde mon camarade, je ne pourrai le faire changer d'avis, supposant qu'il ne laissera sa fierté de côté. Il faut y remédier, et, professionnel de stratagème, je décide d'opter pour en trouver un afin qu'il comprenne mieux mes intentions. Émettant aussi qu'il pourrait simplement ne pas comprendre, se l'interdire, ou autre… Ainsi, j'adopte une position des plus normales. Je ne fais pars d'aucun raffinement, d'aucune droiture, ne voulant pas être à nouveau sous l'effet impressionnant qu'exerce Hotaru sur moi. Je le regarde, assoiffé d'interrogations. Je décide de stopper ce côté trop sérieux et me détache peu à peu de ce trop de concentration. Mes épaule se déboîtent, se posant au dessous de ma tête, m'offrant un air décontracté. Mes rires se sont envolés depuis longtemps, perdu dans ce gouffre silencieux. Je m'avance d'un pas, ne voulant point offenser Hotaru. Et, d'une vivacité intenable, lui jette un regard défiant l'autorité dont il fait preuve. Non, je ne suis pas en colère, je suis… Assurément satisfait de ma prestation.

- Je dis « jeu » mais ce n'en ai pas un, j'utilisais ce vocabulaire dans l'intention que tu me comprennes, mais... Les soldats ne s'entraînent donc-ils pas ? C'est de la technique, de la stratégie ! Pour renverser un adversaire et enseigner l'un à l'autre son propre savoir ! Père me l'a dit. Tu ne veux donc pas essayer ?

Je m'avance, faisant un bon horizontalement, puis verticalement, dans une parfaite stabilité. Je suis doué pour ce genre de jeu, et particulièrement pour la course. Je n'ai pas conscience de provoquer un aîné, cependant je pourrai découvrir de nouvelles tactiques afin de mieux prendre au dépourvu un adversaire. Et lui de même. Non ? Ne pouvons nous pas en apprendre ainsi l'un de l'autre ? Mes pattes décollent à nouveau du sol, elles glissent sur quelques mini-mètres contre le sol puis me font m'envoler quelques secondes. Et, dans un élan suffisant, j'accoste à nouveau la terre et ses quelques herbes sèches, reposant tout mon poids qui vibre dans mes piliers princiers. Je sens toute mon énergie dans ceux ci, qui supporte la retombée de ma charge. Après ces quelques exemples, je balance mes pattes antérieur vers l'avant, et me rapproche d'Hotaru. Mon regard ne se fait plus joueur, mais prêt à jouer, à m’entraîner. A apprendre de lui. Même si ce n'était point dans mes première intentions. Enfin, pour maintenir cette approche, il faut distraire son opposant. Et c'est dans un certain amusement que je poursuit :

- Tu peux me poser d'autres questions sur mes terres, si tu veux ! Parler en s'entraînant c'est égal à ne pas perdre de temps, sans en gagner, on apprend visuellement, mentalement et physiquement, hmm non ?

Je fais volte-face, retrouvant mon camarade désormais face à moi.

- Au fait, pourquoi vouloir devenir soldat ? Il y a gardien, futur bras droit, garde frontière, donc… Pourquoi cet objectif ?

Je le dévisage, abandonnant ma curiosité illicite. Je redresse mon corps vivement. Ondulant la queue, je ne peux qu'attendre sa réponse, l'entraînement presque de force dans ce tourbillon qu'est ma vie. Je veux qu'il change, qu'il oublie un peu toute son audacieuse droiture. C'est un adolescent, il me semble. C'est un lion, comme j'en suis un. C'est un peu de moi que je lis en lui. Un moi que jamais je ne montrerai. C'est pourquoi il parvenait à déstabiliser cette joie que j'essayais en vain de lui transmettre. Hotaru, qui es-tu ? Je m'en fiche. Pour moi, tu es toi, tu es l'individu auquel j'essaie d'adapter mes propos. Tu es un lion parmi d'autres. Tu es à la fois sensationnel, à la fois absent, à la fois froid… Mais j'ai l'intention de faire de toi ce que tu es, te laissant penser que ce n'est pas toi, abordant tout tes aspects, je saurai, même inconsciemment qui tu es.

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La flegmatique empreinte que tu m'as laissé (HOTARU)
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