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 Guess who I am, I'll tell you who you are

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MessageSujet: Guess who I am, I'll tell you who you are   Lun 4 Avr - 16:38

L'impuissance de faire mieux se venge par la médisance.

Zirak & Djaili

Une fois n’est pas coutume, Zirak se la coulait douce au pied du grand kopje qui servait d’habitat aux lions de Prideland. Les réfugiés Freelanders avaient bien sûr le droit d’y rejoindre leurs alliés, mais le noiraud préférait éviter l’intérieur du Rocher. Il n’avait pas envie de se faire passer pour un opportuniste ou un profiteur, et remerciait l’hospitalité des Pridelanders de loin. Cependant, la pierre familière de l’édifice naturel le réconfortait dans ses moments de nostalgie où, pensif, il regrettait ses chères montagnes.

Aujourd’hui encore, c’était là qu’il avait trouvé refuge. Couché parmi les pierres, il prenait un petit temps de repos bien mérité. Là-haut, Haki était à l’abri sous la voûte du Rocher – et sûrement était-il en compagnie de Kali. Ces deux-là formaient un beau couple. Un couple un peu fade et sans saveur du point de vue de Zirak, mais un beau couple royal tout de même. Trop réservé pour exprimer ses opinions négatives, le guerrier avait bien sûr loué le choix de son prince, appréciant la bonté de Kali et le fait qu’elle, au moins, ne lui causerait pas d’ennuis. Toutefois, elle allait avoir la lourde responsabilité de porter et d’éduquer les enfants d’Haki et d’assurer la lignée de Kundi – Zirak ne serait jamais loin pour veiller au grain.

C’était aussi en partie pourquoi il continuait à rôder aux alentours du Rocher. Pourtant, il savait que le couple était en sécurité sur Prideland, et que leurs projets d’avenir ne se concrétiseraient qu’après avoir récupéré leurs terres. Le mâle poussa un soupir las, n’en pouvant déjà plus du plat pays. Il n’y avait passé que quelques semaines mais, en toute honnêteté, Prideland ne lui semblait pas beaucoup mieux que la Lande des Sans-Terre…

Disons qu’il n’était pas fait pour ce genre de vie. On s’ennuyait beaucoup trop dans la savane. Fatigué de ne rien faire, il laissa ses paupières s’alourdir et était prêt à s’octroyer une minute ou deux de repos – après tout, le soleil était à son zénith et il était l’heure pour les grands prédateurs de faire la sieste – quand des murmures à l’intonation mauvaise s’insinuèrent dans son esprit.

- Et qu’est-ce qu’elle a de plus que nous, franchement ?

Il lança un regard mauvais en direction des commérages, et découvrit sans surprise – mais avec grand désagrément – deux jeunes lionnes occupées à discuter. Elles aussi avaient apparemment décidé de faire leur sieste là, au grand dam du Freelander. Et, évidemment, elles avaient l’intention de parler pendant des heures avant de s’endormir… Le lion était maudit.

- C’est clair ! Kina n’est qu’une empotée – c’est nous qui aurions dû être choisies à sa place !

… Quoi ? Le Rebelle se sentit bien réveillé, pour le coup. Soudainement très intéressé par le venin des deux autres, il se redressa mais, restant couché, fit mine de les écouter discrètement.

- Oui, enfin… ‘Nous’, c’est ‘moi’, on est bien d’accord ?
- Bien sûr, bien sûr ! En tout cas, pas Kina !

C’était donc la position de chef des groupes de chasse que convoitaient ces deux-là. Mais Kina méritait sa place, elle la méritait plus que n’importe quelle lionne de Prideland. Révolté, Zirak n’y réfléchit pas à deux fois et, ne suivant que son impulsion comme à son habitude, s’apprêta à se lever d’un coup pour aller dire quelques mots aux deux commères. Cependant, il fut coupé dans son élan par un lionceau au pelage étonnamment clair qui avait déboulé de nulle part. Surpris, Zirak l’observa se diriger avec hargne vers les lionnes, et tourna les oreilles vers l’avant pour mieux entendre ce qu’il avait à dire…
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MessageSujet: Re: Guess who I am, I'll tell you who you are   Ven 6 Mai - 21:57

Maman étant partie chasser, je me retrouvais à flâner autour du Rocher, sans vraiment de but précis. J'avais passé une partie de la matinée à jouer avec Tahora, puis discuter avec Sora, puis passé du temps avec maman avant qu'elle ne parte entraîner les chasseuses. Maintenant, je voulais juste me balader tranquillement. J'aimais ce temps qui n'appartenait qu'à moi, où je pouvais laisser libre cours à mes pensées, à mes réflexions et où je laissais traîner mes oreilles pour rapporter quelques informations du Clan -parfois sans importance- à maman le soir.

C'est donc tout naturellement que je me dirigeais vers le bas du Rocher, où s'étendait son ombre immense en ce milieu d'après-midi, abritant un grand nombre de lions et de lionnes, siestant calmement. Les petits jouaient ou dormaient, et les surveillant, les adultes discutaient calmement où profitaient juste de l'ombre et du soleil. C'était un moment de la journée que j'affectionnais particulièrement. Ce calme ambiant et cette osmose du Clan me plaisait beaucoup et m'apaisait. J'avais l'impression de faire partie d'un tout, d'être à ma place. Ce qui ne m'arrivait que très rarement.
Bien décidé à apprécier ce moment, je m'éloignais un petit peu pour me trouver mon propre coin quand mes oreilles captèrent un prénom qui m'était aussi familier que cher.

- C’est clair ! Kina n’est qu’une empotée – c’est nous qui aurions dû être choisies à sa place !

Mes oreilles se rabattirent aussitôt sur mon crâne, et ma queue fouetta l'air. Ces lionnes étaient-elles en train de médire sur ma mère, qui avait amplement mérité sa place de Chef de Chasse ? J'approchais en trottinant, assez discrètement pour entendre le reste de leur conversation.

Vous n'êtes que des jalouses.

Ma voix claire avait retentit, assez fortement pour qu'elles m'entendent, mais pas assez pour déranger le reste du Clan autour. Ma voix avait toujours été plus mature que mon âge, et les lionnes rabattirent leurs oreilles en cherchant à hauteur de lion avant de baisser le regard en me voyant arriver. Il fallait dire qu'avec mon pelage crème et blanc, je passais rarement inaperçu au sein des Pridelanders, aussi discret et timide pouvais-je être.
Dès qu'elles virent qu'elles n'avaient pas été découvertes pas un lion adulte ou même une lionne plus gradée, leurs oreilles se redressèrent et leur air arrogant revint sur leur visage.
Qu'espérais-je ? Je n'étais qu'un lionceau. Pourtant je ne bougeai pas et restai là à les fixer froidement.

- T'es qui toi d'abord ? lança la première dédaigneuse.
- C'est le fils de Kina, marmonna la seconde, en bonne suiveuse qu'elle était.

Je n'ajoutai rien. Elles ne valaient pas la peine que je gaspille mon souffle pour l'instant. Si leurs cerveaux étaient vides, je n'y pouvais rien. Peut être passaient-elles trop de temps à frire au soleil plutôt qu'à se rendre utile pour le clan. Les neurones n'aimaient pas la chaleur prolongée, pour autant que l'on admette que ces deux là, étaient nées avec des neurones.

- Son fils, t'es sûre ? Mais il est blanc, ou presque. En même temps ce serait pas étonnant ! Déjà qu'elle a les yeux vairons -une vraie tare qui ne devrait même pas être acceptée à un rang tel que le sien-, ça m'étonnerait pas qu'elle ait mis au monde un enfant raté.

Le ton provocant et hautain, le sourire cruel et le regard furieux, la première débita ses inepties avec une satisfaction d'elle même qui me donna instantanément envie de vomir. L'autre gloussa dans un son qui fit baisser sa maturité proche de zéro et enchaîna, avec sa voix mielleuse et ses caresses dans le sens du poils.

- Mais si, regarde ! Il a la même carrure chétive qu'elle, pas comme la tienne qui est parfaite ! Puis franchement, pas douée comme elle est, il ne fallait pas espérer qu'elle réussisse son fils. Je suis même étonnée qu'elle ait trouvé quelqu'un pour en faire un. Elle est toujours seule et sans ami cette pauvre lionne, pas comme toi qui est populaire !

Mes oreilles se plaquèrent plus étroitement sur mon crâne si c'était possible et ma réplique fusa, glaciale et acérée.

C'est sûr qu'avec la graisse qui vous remplit, vous devez trouver les autres bien chétifs. Mais je vous rassure, un lion ne ferait pas la différence entre vous et un hippopotame, vous ne craignez donc aucune grossesse. Même si, entre nous, personne ne ferait la différence entre votre ventre actuel et celui d'une lionne pleine.

Mon commentaire fit mouche. C'était assez puéril, même pour moi, mais ces lionnes étaient si superficielles que je ne doutais pas qu'attaquer leur physique leur causerait plus de réaction qu'autre chose. Après tout, si je décidais de me mettre à parler normalement, je doutais qu'elles comprennent.

- Comment oses-tu sale chiot ?!

Livide -si tant est qu'une lionne d'un beige fade pouvait devenir encore plus claire-, la première s'approcha en grondant. Insolent jusqu'au bout de mes griffes je répondis d'un grand sourire innocent.

Excusez-moi, j'ai peut être utilisé trop de mots en une seule phrase ? Est-ce trop compliqué pour vos esprits grillés par le soleil et les siestes ?

Un autre sourire, dégoulinant de condescendance de ma part avant que je n'ajoute :

Je peux reformuler si vous voulez. Vous êtes tellement inutiles au Clan, que cette inutilité se loge dans votre corps.

Pause.

Vous êtes grosses, idiotes, incapables et jalouses. Pour vous parler dans des termes que vous comprenez. Vous faites honte au Clan de Prideland.

Les grondements des deux lionnes qui montraient les crocs à un enfant attirèrent un peu l'attention. Aussi me rabaissais-je en prenant l'air pitoyable. Aussitôt plusieurs lionnes se redressèrent -merci à l'instinct maternel-, forçant les deux autres à se calmer.
Elle n'abandonnèrent pas pour autant et sifflèrent, juste assez bas pour ne pas être entendu du reste du Clan :

- Honte ? Tu t'es regardé l'erreur de la nature ? Petit, chétif, blanc et avec une morphologie de femelle visible à ton âge déjà ! Je suis sûre que tu ne sais même pas te battre ! Si quelqu'un fait honte aux Pridelander c'est bien toi ! Tu dois même faire honte à cette incapable de Kina !
- Déjà qu'elle a pas grand chose pour elle, mais t'avoir pour fils doit vraiment être sa pire tare.

Cette fois-ci, je ne pus répondre. Les yeux légèrement écarquillés, les oreilles tombantes plus que plaquées contre le crâne, je restai sans voix face à cette attaque. Oh, les insultes sur mon physique ou mon incapacité à me battre ne me touchaient pas. Elles me glissaient même dessus comme de l'eau sur les plumes d'un flamant rose.
Mais cette pensée que je puisse faire honte à ma maman, que je puisse la faire baisser dans l'estime des membres du Clan... Ca...

Je clignai des yeux, trop vite, mais aucune larmes ne coula ou n'envahit mes prunelles. Mon cerveau tournait à plein régime, essayant de me remémorer tout ce que j'avais pu entendre, de savoir si effectivement, être le fils de Kina enlevait tout crédit à ma mère auprès du Clan. Et si j'étais effectivement sa pire erreur ? Et si, en existant, je ruinais la vie de la lionne la plus importante pour moi ?
Je ne vivais que pour ma maman, et j'aurais été prêt à mourir dans la seconde si la réponse à ces questions avaient été incontestablement positive.

Sûrement que les lionnes ajoutèrent des piques dans le même sens que les premières, voyant que cela fonctionnait, mais je ne les entendis pas. Ce que j'entendis, par contre, c'est le rugissement furieux et vengeur d'un lion pas loin qui me fit sursauter et m'aplatir au sol. Je levai mes yeux de menthe -un peu perdus- vers le lion noir et gris qui venait d'intervenir, attirant toute l'attention des membres du Clan couchés par là, pour la deuxième fois en peu de temps. Cette fois-ci, plusieurs lionnes qui me connaissaient, et des lions qui devaient connaitre le noiraud s'étaient levés et fixaient la scène.
Avec un certain soulagement lointain -étais-je sous le choc ?- je notais tout de même que l'animosité des membres du Clan était dirigée vers les deux méchantes lionnes, et non pas vers moi. Et pendant que j'observais tout cela, je redevins un enfant, ne souhaitant qu'une seule chose à cet instant précis : ma maman.

HRP:
 


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Merci à Kina pour le kit ♥

Djaili découvre la vie en #99FF99
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MessageSujet: Re: Guess who I am, I'll tell you who you are   Ven 12 Aoû - 23:39

L'impuissance de faire mieux se venge par la médisance.

Zirak & Djaili

Zirak était curieux. Le lionceau s'était arrêté pile en face des lionnes, pour leur affirmer d'une voix claire et assurée qu'elles n'étaient que jalouses. L'adulte, d'habitude si désintéressé des affaires des autres, se trouvait aujourd'hui bien intrigué - et c'était avec la plus grande des attentions qu'il comptait assister à l'échange. Par chance, ni les deux lionnes ni le lionceau ne semblaient l'avoir aperçu - rien de bien surprenant, si on considérait la noirceur de son pelage qui le faisait disparaître sous l'ombre du Rocher. Ainsi donc, il avait le loisir de les espionner en secret - et il comptait bien en profiter.

- T'es qui toi d'abord ?
- C'est le fils de Kina.

Le fils de Kina... ? Oui, bien sûr ! Zirak s'en voulut de ne pas l'avoir reconnu plus tôt : pourtant, ce n'était pas la première fois qu'il le voyait. Kina, en étant particulièrement fière, ne cessait de parler de lui et le Guerrier les avait déjà vus ensemble, de loin. S'il n'avait jamais pu parler au lionceau, c'était bien par peur de briser un moment de complicité avec sa mère - une indiscrétion que pas même notre rustre de Zirak ne se permettrait. S'il était rare qu'il se montre attentionné, il savait faire attention à sa traqueuse préférée et ses alentours - la bulle d'amour maternel qu'elle créait quand elle était en compagnie de son fils chéri restait bien trop précieuse pour être brisée sans raison valable.

- Son fils, t'es sûre ? Mais il est blanc, ou presque. En même temps ce serait pas étonnant ! Déjà qu'elle a les yeux vairons -une vraie tare qui ne devrait même pas être acceptée à un rang tel que le sien-, ça m'étonnerait pas qu'elle ait mis au monde un enfant raté.

Le lion dut étouffer un grondement et s'empêcher d'intervenir sur-le-champ. Il lui était difficile d'écouter de telles insultes sans broncher. Depuis quand la couleur des yeux ou du pelage d'un lion déterminait-il sa valeur ? Depuis quand les Pridelanders, d'habitude si nobles et bons, véhiculaient-ils de telles pensées... ? Zirak tenta de détendre ses traits, qui se faisaient de plus en plus durs, en se disant qu'il ne devait s'agir là que de cas isolés et qu'en aucun cas le clan n'y prêtait attention dans sa globalité. Il avait beau ne pas connaître Kumpa plus que cela, il savait que le roi ne pouvait être mauvais - Haki lui avait accordé sa confiance, après tout. Tout de même, savoir qu'il avait risqué sa peau au combat pour de telles garces le mettait hors de lui.

- Mais si, regarde ! Il a la même carrure chétive qu'elle, pas comme la tienne qui est parfaite ! Puis franchement, pas douée comme elle est, il ne fallait pas espérer qu'elle réussisse son fils. Je suis même étonnée qu'elle ait trouvé quelqu'un pour en faire un. Elle est toujours seule et sans ami cette pauvre lionne, pas comme toi qui est populaire !

Chétive ? Kina était fine, certes, mais elle était avant tout svelte et souple. Ses mouvements étaient gracieux, et elle se faufilait entre les hautes herbes comme le plus doux des reptiles. Il l'avait vue chasser, et si Kina était remarquable de part son élégante silhouette, elle n'en restait pas moins forte et tout à fait apte à abattre une proie.
Mais... ces deux pimbêches soulevaient une question à laquelle Zirak n'avait jamais pensé. Avec qui Kina avait-elle eu cet enfant... ? Elle n'en parlait jamais. Avait-elle eu des problèmes ? Se considérant, peut-être égoïstement, comme un ami proche de la chasseresse, il se sentit soudain bien coupable d'en savoir si peu sur sa vie - et, surtout, sur un sujet aussi important que celui de son fils.

- C'est sûr qu'avec la graisse qui vous remplit, vous devez trouver les autres bien chétifs. Mais je vous rassure, un lion ne ferait pas la différence entre vous et un hippopotame, vous ne craignez donc aucune grossesse. Même si, entre nous, personne ne ferait la différence entre votre ventre actuel et celui d'une lionne pleine.

La bouche du mâle s'entrouvrit en un sourire amusé. C'est qu'il en avait dans le ventre, ce petit ! A vrai dire, Zirak s'attendait à des pleurnicheries, pas à ce genre de réparties bien placées. Lui-même n'y aurait pas pensé - bien trop brutal pour vaincre avec les mots, c'était à coups de griffes qu'il aurait fait taire les médiseuses. Ce qui aurait pu, à bien y réfléchir, causer un incident diplomatique.

- Comment oses-tu sale chiot ?!

Les lionnes tombaient bien bas... Elles n'avaient pas l'air de savoir quoi répondre, si ce n'était une insulte gratuite et sans fondement. Moins de ressources qu'un enfant, hein ? Pitoyable. L'une d'elle s'abaissa même à se rapprocher du petit avec une aggressivité non dissimulée. Elle grondait et commençait à montrer les dents - tendu, le Guerrier raffermit sa position. Il était prêt à bondir si la situation l'exigeait. Néanmoins, le jeune beige n'avait pas l'air si impressionné - comme s'il était habitué à ce genre de comportement...

- Excusez-moi, j'ai peut-être utilisé trop de mots en une seule phrase ? Est-ce trop compliqué pour vos esprits grillés par le soleil et les siestes ? Je peux reformuler si vous voulez. Vous êtes tellement inutiles au Clan, que cette inutilité se loge dans votre corps. Vous êtes grosses, idiotes, incapables et jalouses. Pour vous parler dans des termes que vous comprenez. Vous faites honte au Clan de Prideland.

Il était vrai que ces femelles ne représentaient en rien les valeurs de Prideland. Malheureusement, ce n'était pas assez pour les exclure du clan... Même si Zirak, en bon tyran qu'il aurait pu être s'il avait été à la tête d'un clan, n'aurait pas hésité un instant à les bannir pour si peu.
Les grondements menaçants s'intensifièrent et les félins les plus proches tournèrent leur attention vers les lionnes. Zirak lui-même n'était pas tranquille et restait prêt à intervenir si les choses tournaient mal : en moins de deux foulées, il pouvait être sur les femelles - en un bond s'il sautait bien. Mais elles se calmèrent en se rendant compte que leurs propres compatriotes les surveillaient - ce qui ne détendit pas Zirak, qui ne connaissait que trop bien les faux-semblants de ce genre d'hypocrites.

- Honte ? Tu t'es regardé l'erreur de la nature ? Petit, chétif, blanc et avec une morphologie de femelle visible à ton âge déjà ! Je suis sûre que tu ne sais même pas te battre ! Si quelqu'un fait honte aux Pridelanders c'est bien toi ! Tu dois même faire honte à cette incapable de Kina !
- Déjà qu'elle a pas grand-chose pour elle, mais t'avoir pour fils doit vraiment être sa pire tare.

Si elles avaient intentionnellement baissé le ton pour ne pas se faire entendre de leurs camarades de clan, leur poison parvint sans mal aux oreilles du mâle tout proche. Il commençait sérieusement à avoir du mal à tolérer leurs insultes et à garder son sang-froid. Il ne comprenait pas comment on pouvait s'en prendre à un enfant si jeune avec tant de gratuité et de méchanceté pure. La jalousie seule ne pouvait expliquer une telle vilénie. Du moins, pas aux yeux du montagnard.

Il attendit, les yeux rivés sur le lionceau, qu'il leur réponde une nouvelle fois comme il savait si bien le faire. Il avait impressionné l'adulte : son air faussement innocent, son ton mesquin, ses remarques acerbes mais intelligentes - Zirak, qui voyait la joute verbale comme un combat, considérait tout cela comme autant de coups bien placés. Mais l'enfant n'avait plus l'air si fier. Le lion se redressa, intrigué, commençant à comprendre que ces derniers mots avaient été de trop - un lionceau restait un lionceau, aussi bravache pouvait-il se montrer. Et, soudain, le petit parut bien faible et dépourvu de défenses.

Pour autant, Zirak ne s'était jamais vraiment battu pour la veuve et l'orphelin. L'enfant s'était pris une torgnolle ? Bien. C'était ça la vie, et il apprendrait pour la prochaine fois. Cependant, cet enfant-là n'était pas comme les autres - c'était le fils de Kina. De plus, il avait le mérite d'avoir réussi à l'impressionner sans le savoir : s'il s'était mis dans cette situation, c'était pour défendre sa mère, et Zirak ne pouvait rester insensible à une telle bravoure. Et s'il avait besoin d'une dernière raison pour intervenir, le mâle n'eut qu'à poser les yeux sur les visages des deux lionnes... Les sourires mauvais qu'il y vit lui suffirent amplement.

D'un mouvement brusque et sec, le Guerrier se leva en poussant un rugissement de rage. Il était énervé. Pourtant, son cri aurait pu être bien pire - mais il s'était retenu, car ces adversaires-là ne méritaient pas plus. Il n'avait pas rugi comme il avait rugi durant la bataille passée, et comme il rugirait dans la future, mais il s'était assez fait entendre pour imposer le respect et instaurer la peur dans les regards des plus faibles. A son appel, il vit du coin de l'œil les félins présents se lever d'un bond - ses frères d'armes, rebelles de Freeland, qui le connaissaient assez bien pour savoir qu'il ne rugirait pas pour des broutilles, et ses fières alliées de Prideland qui, vigilantes depuis les grondements des deux lionnes, avaient compris que la situation avait empiré. En tout cas, tous se liguaient du même côté : ces deux imbéciles devaient avoir une bien basse réputation au sein de leur clan pour que personne ne fasse mine de vouloir prendre leur défense.

D'un fouettement de queue, Zirak signifia à ses compagnons qu'ils pouvaient le laisser seul. Les Rebelles, bien que vigilants, le laissèrent donc gérer ce qu'ils supposèrent être une affaire personnelle (et, à vrai dire, elle l'était assez) tandis que les Pridelanders restaient prêtes à intervenir.

- Il semblerait que l'unité de Prideland ne soit plus ce qu'elle était. Quel déshonneur pour des adultes de s'en prendre ainsi à un enfant, sous le seul prétexte que contrairement à vous, sa mère a réussi sa vie ! tonna le lion, d'une voix qui refusait toute réponse, d'une voix que tous ceux présents pouvaient entendre. La mère de ce petit a une place au sein du clan. Une place méritée... à moins que vous ne remettriez en doute le jugement de votre Roi ?

Il fit une pause, les toisant d'un regard sombre. Zirak n'était pas du genre à ménager les plus faibles que lui, et n'était clairement pas assez gentleman pour décider de ne pas frapper de lionnes. Non, il ne faisait aucune discrimination - qu'on soit grand ou petit, mâle ou femelle, chacun était susceptible de recevoir une raclée de sa part. Et son regard ne le cachait nullement.

- De plus, Kina a un fils. Et pas du genre vaurien comme ceux que vous éduquez, du genre dont elle peut être fière. Et elle l'est, assura-t-il en posant des yeux plus doux et rassurants sur la frêle silhouette du lionceau.

Si l'enfant doutait de sa valeur, Zirak voulait lui rappeler combien il était brave de tenir ainsi tête à plus fort que soi pour protéger ceux qu'on aime, et combien sa mère l'aimait sans condition. Les lionnes ne s'attendaient pas à une telle intervention et, intimidées, baissèrent la tête sans dire un mot. Elles refusèrent cependant de bouger, restant des têtes de mule jusqu'à la fin - ou plutôt, comme préférait le croire Zirak, elles ne voulaient pas se lever de peur de se pisser dessus au moindre mouvement.

- Allez, viens, fit-il au lionceau. Tu n'as pas à rester avec elles.

Sur quoi il tourna les talons, non sans avoir jeté un regard empli de dédain et de mépris aux femelles. Il prit alors la direction d'un autre coin calme, supposant naturellement que l'enfant lui obéirait. Curieux, et commençant doucement à se calmer après son excès de colère, il voulait en savoir plus sur le fils de Kina. Maintenant qu'il avait l'opportunité de lui parler, ç'aurait été bête de passer à côté...
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